Parisian fields

Voilà quelqu'un qui a bien compris ce que peut cacher une sardine en France…
A consulter sur https://parisianfields.wordpress.com/2015/05/10/a-sardine-is-not-just-a-sardine

About Parisian Fields
Parisian Fields is the blog of two Toronto writers who love Paris. When we can't be there, we can write about it. We're interested in everything from its history and architecture to its graffiti and street furniture. We welcome comments, suggestions, corrections, and musings from all readers.

Sard'in Marseille


Le bar à sardines Sard'In, à Marseille. - C. Delabroy / 20 Minutes
Caroline Delabroy

Penché sur un banc de sardines en boîte, il est intarissable. Tandis que notre regard s'arrête sur les couleurs vives des conserves, la voix égraine de prometteuses qualités : « peau croustillante et chair moelleuse » pour celles-ci qui jouent sur les textures, « belle maturité » pour celles-là qui fondent en bouche, goût presque noisette et filet « charnu » pour cette « pêche d'automne », et encore ces autres sardines, « iodées » à souhait...
« Quand on affiche un mono-produit, mieux vaut bien le connaître », sourit Antony Germani. Il a ouvert à Marseille cette antre baptisée Sard'in, qui se targue d'être « le premier bar à sardines au monde ». Un peu en retrait du Vieux-Port, le lieu est à la fois boutique et restaurant.
Inutile de lui conter l'histoire de la sardine qui a bouché le port de Marseille. Le cliché n'intéresse guère le jeune chef entrepreneur, qui ne cache pas avoir cherché « un concept simple et convivial », sur la vague des bars à thème. Le coup de la sardine, il lui est plutôt venu en ouvrant une boîte vieille de 15 ans. « Je suis tombé à la renverse », s'émeut-il, regrettant que ce produit soit encore, pour beaucoup de fines bouches, compliqué à mettre sur une table.
Du bon pain grillé, du beurre, de la fleur de sel

Pour lui redonner ses lettres de noblesse, il s'est entouré des meilleurs conserveries, surtout du Portugal (La Gondola, Conserveira de Lisboa) et d'Espagne (Vengarco). Et pourrait-on dire des meilleurs crus. Car en matière de sardines comme de vins, il y a des millésimés.
La tradition est ainsi de commencer par une boîte de son choix. Pour un travail sur les parfums, on optera davantage pour des conserveries portugaises. Pour des huiles et cuissons différentes, on ira plus vers les espagnoles. La conserve revient à table accompagnée de bon pain grillé, de beurre de qualité, de fleur de sel et d'un condiment qui va bien.

Pour prolonger le repas, Antony Germani a imaginé une carte de tapas plus élaborée, avec par exemple un tartare, une soupe et des beignets, cuisinés cette fois avec des sardines fraîches. Le poisson n'est ici pas exclusif, et sait laisser la place à d'autres congénères de la mer et même à des amis terriens (planches de charcuterie et de fromages).
Bientôt, dans la nouvelle salle aménagée à l'étage pour l'hiver, une cave à sardines va réunir les plus anciennes conserves et les meilleurs millésimés. Quelques curiosités aussi, à l'image de ces sardines japonaises à l'huile de coton, qui seront proposées avec du saké. Antony Germani travaille en effet à étoffer ses accords mets-vins.
« Contrairement aux idées reçues, il y a bien plus de rouges que de blancs qui vont avec les sardines », dit-il. Au total, c'est une trentaine de références de conserves que l'on peut trouver au Sard'in, qui à court terme devrait devenir une franchise. Antony Germany imagine déjà une seconde adresse à Marseille, et pourquoi pas aussi poser ses filets à Bordeaux, Lyon et Paris...
Sard'in - 04 91 91 70 77.
32 rue Coutellerie, Marseille 2e.
Boutique ouverte de 9 heures à 23 heures. Rstauration à partir de 11h, du mardi au samedi.

La course des sardines en Afrique du sud

A retrouver pendant quelques jours ICI ou à télécharger sur demande. Superbes images d'un "sardine run" de 2009.

Sardines périmées au Katanga : on n'est jamais trop méfiant…

Lubumbashi : une grande quantité de sardines avariées refoulée à la frontière de Dilolo

Les services de contrôle affectés à la frontière de Dilolo (Haut-Katanga) ont refoulé mercredi 11 novembre, quatre gros camions transportant 4 000 cartons des «sardines» impropres à la consommation.
La Direction générale des douanes et accises (DGDA), antenne de Dilolo, a indiqué que ces marchandises qui portaient la mention «Expiration novembre 2015», avaient pour destination la ville de Lubumbashi.
L’information a été confirmée par l’administrateur du territoire de Dilolo chargé des questions politiques et administratives.
Le service de la  quarantaine animale ne pouvait pas faire entrer en territoire congolais, une si grande quantité des poissons à la limite de la date d’expiration, a expliqué à Radio Okapi le docteur Ambroise Munga, le chef local de ce service.
Apres le constat et le procès-verbal établit par l’Office congolais de contrôle (OCC), la cargaison a été refoulée vers l’Angola d’où elle provenait.
C’est pour la première fois qu’une grande quantité des marchandises passe par la frontière de Dilolo, soulignent les services affectés à cet endroit.
Publié le jeu, 12/11/2015 - 18:47 in Radio Okapi
(Dilolo est un poste frontière entre le Congo et l'Angola, c'est un point d'entrée pour les marchandises venant de l'Atlantique… mais de quelles sardines s'agit-il ici ? séchées ? en boîtes ? l'utilisation de guillemets laisse perplexe…)

Cornouaille. Le retour de la sardine

Les bolincheurs pêchent actuellement au sud de Sein, dans l'ouest de Penmarc'h. ©DR
Après un inquiétant début de saison, la sardine a repris sa place dans les sennes des bolincheurs cornouaillais. 180 tonnes ont été débarquées hier matin à Saint-Guénolé pour alimenter les conserveries qui manquaient de matière première.
Jusque-là au ralenti en la matière, les conserveurs reprennent la production de la sardine depuis quelques jours, avec le retour du poisson bleu dans les sennes des bolincheurs cornouaillais. « Nous avions débarqué de la petite sardine du printemps jusqu'à début août », explique Gaétan Lappart, le
président de l'Association des bolincheurs de Cornouaille. Jusqu'à ce que l'anchois ne fasse son apparition au cours des derniers jours de juillet. « De Belle-Ile à Ouessant, l'anchois semble avoir fait barrage à la sardine », poursuit le patron de l'Esperantza 2, l'un des 27 bolincheurs cornouaillais. De
l'anchois en quantité qui a conduit les bateaux à atteindre leurs quotas il y a quinze jours. Revers de la médaille, la quantité importante d'anchois s'est traduite par des cours moyens pas très élevés. Et elle a surtout privé les transformateurs, mareyeurs et conserveurs, de sardine pendant une bonne
partie de l'été.
180 tonnes hier matin
Dans ces conditions, avant même la fin de la saison qui pourrait se poursuivre jusqu'en décembre en fonction de la demande des conserveurs, le bilan de cette nouvelle saison est globalement positif pour les quelque 180 marins cornouaillais embarquant à la bolinche. « On s'en sort bien, même si
c'est une meilleure année pour le chalut compte tenu du prix du gasoil et de l'abondance de langoustines », estime Gaétan Lappart. Depuis quinze jours, la flottille toujours basée à Saint-Guénolé, débarque à nouveau de la sardine. 180 tonnes, hier matin. Du poisson totalement acheté par les conserveurs. Du poisson plus gros, qui faisait défaut depuis le printemps. De taille moyenne, il est plus adapté à la transformation en filets. Avec un petit bémol, pour Jacques Gonidec. Le conserveur concarnois, qui en a acheté hier matin, souligne le surplus de travail obligatoire, en raison « de
poisson de taille non homogène ». Comme pour la petite sardine du début de saison, la situation s'ajoute à la flambée du prix de l'huile d'olive consécutive de la maladie de l'olivier, pour impacter le coût d'exploitation de l'entreprise.
Prolifération de méduses
Dans ces conditions, la production de conserves de sardines qui avait été stoppée début octobre, l'an passé, se poursuit. Non sans difficultés pour les bolincheurs. Dans l'ouest de Penmarc'h, ils doivent faire face à une prolifération de méduses. « On ne s'en rend pas compte à la côte avec les vents
d'est. Mais tout le monde s'en plaint, y compris les chalutiers et les fileyeurs ». Une situation qui, dans la nuit de dimanche à lundi, a conduit bon nombre de bateaux à relâcher leurs prises. « On n'a jamais vu ça par le passé », poursuit le président de l'Association des bolincheurs. La profession avait été alertée dès le printemps par les scientifiques, après de premières observations réalisées dans le golfe de Gascogne. Une prolifération qui, toutefois, ne devrait pas contrarier davantage l'activité des bolincheurs. Grâce à l'anchois, notamment, la profession a « rattrapé son mauvais début de saison ».
3 novembre 2015 à 07h35 / Jean Le Borgne / !

La sardine, les éclairs et les boules du cousin Paul…

La sardine, les éclairs et les boules du cousin Paul sans oublier le slip français…  quand le phénomène mono-produit fait la une !

Quand la sardine devient tendance… reportage de francetvinfo du 18 octobre 2015


Les sirènes de La Quiberonnaise






Sardines FURIC 2015

jacques-godin-(a-g)-et-sten-furic-ont-travaille-main dans la main ©Telegramme
Conserveries Furic. Les sardines 2015 sont en boîtes


© Le Télégramme -15-10-2015
Pour la troisième année consécutive, les boîtes de sardines de la Conserverie Jean-François Furic vont prendre place dès aujourd'hui dans les rayons de l'entreprise de Saint-Guénolé, de différents salons de France et dans des épiceries fines et autres caves spécialisées.
De couleur bleue Pour cette nouvelle série de boîtes de couleur bleue comme la mer, Sten Furic, le directeur de la structure, a fait appel au peintre Jacques Godin de Lesconil où il a son atelier, près du Ster : « Je connaissais déjà Jacques pour l'avoir rencontré dans des expositions à Pont-l'Abbé. Son style m'a tout de suite plu. C'est donc tout naturellement que je me suis tourné vers lui pour réaliser le dessin des boîtes 2015 ».
38.000 boîtes
La réalisation de cette boîte aura nécessité près d'un an de travail. La Franpac de Douarnenez a été chargée de la fabrication de la série limitée à 38.000 boîtes. La totalité des sardines a été pêchée par le War Raog IV de Patrice Pétillon, de Concarneau ; rien que de la pêche fraîche.
« Après Jean-Yves Le Marc en 2013 et Mikaël Weston en 2014, deux artistes penmarchais, je souhaitais que ce soit à nouveau un peintre bigouden qui réalise le dessin ». De son côté, Jacques Godin, « peintre tout court », comme il se définit lui-même, a travaillé à partir d'une série de lithographies selon une technique figurative et narrative. « Nous ne voulions pas du côté folklorique. C'est pourquoi nous nous sommes tournés vers un travail déstructuré à partir de dessins de corps d'enfants blancs sur un fond bleu marine. C'est de la linogravure. Le résultat final nous a satisfaits à tous les deux ».

Sardines from Besançon

Éducation 10/10/2015 - L’EST REPUBLICAIN
une-sardinerie-forte-de-136-petites-sardines-confinees-dans-cinq-classes -photo-nicolas-barreau-
L'école Rivote dénonce avec humour les mauvaises manières de l'inspection académique
Serrés comme des sardine à Rivotte ? Pour protester mais garder le sourire, 136 poissons crochetés étaient pendus dans la cour vendredi


MONSIEUR SAR, ministre de la Mer et des Bancs a inauguré en personne la toute nouvelle Conserverie Rivotte. Plaque de marbre, fresques chatoyantes de sardines au fronton de la cour d’école. Le nouveau directeur a salué l’action gouvernementale et surtout celle du Dasen, – directeur académique des sardineries en nombre – capable en moins de six mois de faire sortir de terre et de mer une entreprise ultramoderne. « Elle sort 136 boîtes à la seconde avec seulement 5 unités de production : un rêve, une productivité maximale pour une masse salariale minimale.
L’entreprise fera des émules dès cet hiver au moment de la prochaine carte scolaire » a-t-il promis. Les enfants, en marinière, ont entonné une Marseillaise enthousiaste au son de l’harmonica. Les parents étaient évidemment conviés à un verre de l’amitié… salé.
Mais les bancs de sardine crochetée, 136 poissons colorés suspendus dans la cour, cachent mal l’amertume.
Méthodes en eaux troubles
L’école Rivotte a, durant six mois, tenté de démontrer qu’avec 136 enfants elle méritait une ouverture de classe. Qu’elle n’a pas obtenu. « Et nous aurions compris si les explications avaient été loyales. Mais d’une part l’inspection d’académie n’a cessé de considérer, sans preuve qu’il y avait ici 134 élèves inscrits. Un chiffre qui ne correspond à rien sinon qu’une ouverture de classe de fait à 135 élèves.
Puis au cours de l’été, le 21 juillet, elle a décidé pour la seule école Rivotte que les élèves inscrits sur dérogation n’entrent pas en ligne de compte. Or, ici, les dérogations s’annulent avec 4 élèves entrant et quatre élèves sortants » explique une maman. Parents et enseignants ont ressenti du mépris. Certes le ressenti est subjectif. Ils ont hésité à porter l’affaire devant le tribunal administratif. « Mais c’était garder la façon de faire de l’administration dans une certaine confidentialité. Et ne pas obtenir de résultats pour l’année en cours. Nous préférons être visibles et prévenir les autres écoles que les règles sont instables, qu’elles s’inventent au fur et à mesure des besoins de l’administration ». Eux attendent désormais de la mairie le bilan des dérogations obtenues dans les écoles de Besançon, et les afficheront au milieu des sardines en regard des mesures de cartes scolaires pour compter le nombre d’élèves hors sol.
Avis de tempête annoncé.
Catherine CHAILLET

Wall street et les sardines



Concarneau. Les Mouettes d'Arvor à sec de sardines

OUEST-FRANCE - Mardi 22 septembre 2015
Concarneau. Les Mouettes d'Arvor à sec de sardines
Pour Jacques Gonidec, le Pdg de la conserverie concarnoise, l'année est compliquée. La conserverie va bien mais côté sardine ou côté thon, l'approvisionnement n'est pas suffisant.

Jacques Gonidec, le Pdg des Mouettes d'Arvor, la conserverie concarnoise haut de gamme, se fait des soucis. L'entreprise n'arrive plus à satisfaire dans la totalité sa clientèle, sur certains produits spécifiques. La faute à l'approvisionnement. La campagne de sardines, petites et maigres cette année, n'est pas à la hauteur, le thon blanc difficilement trouvable. Et l'huile d'olive, impactée par la maladie des oliviers, de plus en plus chère. « Nous n'avons pas de problème de vente, affirme le patron de l'usine. Mais nous ne pouvons fournir toutes les boîtes qui correspondent au cahier des charges notamment celles qui demandent un moule de sardine plus important. »
La sardine, le thon blanc et l'huile d'olive
La raison ? Depuis le début de la campagne de sardine en mai, les pêcheurs ne ramènent que du petit calibre. Quand ils en trouvent. De Douarnenez au sud du Portugal, elle joue la grande absente sur la côte Atlantique. « Nous travaillons beaucoup la petite sardine, mais aussi la moyenne et la grosse pour une production spécifique. Mais cette année nous avons beaucoup de mal à nous fournir en filets de sardines, un produit en rupture, ici, depuis le printemps. Tout comme la grosse sardine que l'on utilise pour faire des rillettes, poursuit Jacques Gonidec. Sur certaines fabrications comme les filets sans arêtes il faut un poisson plus dodu, et cette sardine-là, cette année, elle n'est pas là. Nous n'avions pas vu cela depuis 10 ans. »
Si l'approvisionnement en sardines pose problème, celui du thon blanc l'est tout autant. Une difficulté supplémentaire pour le patron de l'usine qui se refuse à se fournir auprès de l'Afrique du Sud ou du Brésil. « Nous n'irons pas non plus chercher la sardine au Maroc, dit-il. Nous travaillons sur du poisson frais d'ici, c'est notre marque de fabrique. Mais comme toutes les entreprises qui travaillent sur la qualité, à un moment donné, faute de matières premières, il y aura des ruptures de stocks. À cela se rajoute la problématique de l'huile d'olive, dont les prix flambent avec la maladie des oliviers, et qui devrait coûter quelque 200 000 € en plus pour l'entreprise. »
Pour le patron des Mouettes d'Arvor, c'est bien la première de son histoire que la conserverie rencontre une telle convergence de difficultés : « Les trois en même temps, cela ne nous était jamais arrivé, dit-il. Pour l'instant on produit et on livre, mais on ne constitue pas de stock. Les problèmes pourraient intervenir l'hiver prochain. »
La campagne de thon et de sardines s'achevant en octobre-novembre, l'usine va travailler sur le maquereau. En espérant qu'au printemps la sardine revienne en grande quantité. « Notre problématique, c'est le manque de visibilité, explique Jacques Gonidec. On ne produit pas tout ce que l'on devrait produire. C'est très ennuyeux parce l'entreprise est en phase de progression de vente. Ce qui implique que la production doit elle aussi augmenter. »
Catherine GENTRIC in Ouest-France 22 septembre 2015

Sardines à vélo



Rendez vous ce mardi à partir de 18h30 pour l'inauguration de Sardines à Vélo 
au 13 rue de la Tour d'Auvergne à Nantes !

Quand l'administration s'acharne sur la sardine…

Faire consciencieusement son travail, respecter les règles et la tradition dans l'amour d'un travail bien fait, honnête et novateur à la fois, agir dans le respect du produit et de la ressource, dans le respect de son environnement et dans celui aussi des hommes et des femmes dont elle est le métier, avoir du succès et développer son activité partout où l'excellence française est reconnue, autrement dit produire des sardines à l'ancienne comme le fait Jacques Gonidec avec ses Mouettes d'Arvor, voila qui peut sembler étrange aux yeux sourcilleux de l'administration. N'est-il pas de mise aujourd'hui que la triche soit partout ? La sardine n'y échappe pas.
Mais il n'y a pas eu de sardinegate à Concarneau. Les Mouettes d'Arvor ont tenu leur promesse. 
Les amateurs le savent, quand on ouvre une boîte de sardine de Jacques Gonidec troisième du nom, c'est de la vraie bonne sardine bretonne  qu'on y trouve. Il sait d'où elle vient et même par quel temps  elle a été pêchée. Il a parlé avec les hommes du bateau, discuté avec le capitaine et veillé à ce que les sardines du jour soient traitées avec soin, avec tout le savoir faire confondu de générations de marins, de conserveurs et d'ouvrières spécialisées dans la sardine comme d'autres dans la dentelle. 
On peut faire tous les tests, tous les contrôles inopinés, chercher la petite bête, la sardine des Mouettes d'Arvor est irréprochable ! Elle se livre sans logiciel truqué ni subventions détournées. Ce n'est pas son genre. Pour ça, il faut voir ailleurs. La planète ne manque pas de sardines (quoique… voir articles Inquiétudes sur les sardines).



Quand l’administration s’acharne sur la sardine
OUEST-FRANCE - Actualité du jour - Vendredi 22 mai 2015
La conserverie Gonidec va bien. Et même très bien. Ses conserves haut de gamme s'exportent de plus en plus. Souci, la pesanteur des contrôles administratifs va jusqu'à entraver le dynamisme de la société.

Huit contrôles l'an passé ! Jacques Gonidec, patron de la conserverie éponyme n'en peut plus. Et le dit. Entre les contrôles du fisc, des douanes, de l'agence de l'eau, de la police de l'eau, de la Draf (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt), les contrôles vétérinaires et de la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), le directeur général des Mouettes d'Arvor - la seule conserverie à l'ancienne de la Ville bleue - en arrive à parler aujourd'hui « d'acharnement » de la part de l'administration.
« Le bouquet, c'est que l'entreprise a même été contrôlée par le CICC, la commission interministérielle de coordination des contrôles, chargée de contrôler... les contrôles, ajoute-t-il agacé. Cela fait beaucoup pour une petite entreprise. Qu'on nous laisse travailler. On ne triche pas. Je ne comprends pas pourquoi l'État demande sans arrêt aux entreprises qui fonctionnent pourquoi... elles fonctionnent. Je suis excédé par ces contrôles excessifs. Et très inquiet pour l'avenir. Bien plus qu'avant. Ces huit contrôles, je les ai vécus et je me dis que je n'avais pas apprécié le risque. Je prends des risques professionnels tous les jours, des risques commerciaux, financiers, mais aujourd'hui, je me dis que l'on est à la merci d'une décision administrative. Les entreprises sont devenues si fragiles par rapport à cette toute puissance de l'administration. Elle a le droit de vie ou de mort sur elles. »
Et de citer l'exemple de la pollution d'une rivière concarnoise, en 2012, dont la procédure s'est terminée cette année. « Elle n'était pas de notre fait, mais elle aurait pu nous valoir une amende de 370 000 € si le véritable pollueur n'avait pas été découvert », s'alarme Jacques Gonidec.
L'export à la hausse
Pourtant l'entreprise va bien. Et même très bien. Créée en 1959 par Jacques Gonidec 1er du nom, côté Passage Lanriec ; installée à l'entrée de Concarneau côté Kéramporiel depuis 1995, agrandie en 2010, la conserverie a érigé son savoir-faire à l'ancienne en stratégie payante depuis sa création : du haut de gamme fabriqué à la main, avec du poisson frais, et, en produit phare, la fameuse conserve de sardines à l'ancienne.
Un savoir-faire qui s'exporte et qui séduit les consommateurs des épiceries fines d'Asie, d'Amérique du nord et d'Europe. Et qui s'affiche en chiffres : plus 8 % du chiffre d'affaires à l'export en 2014, soit une augmentation de plus 50 % par rapport à 2013. Une niche que le patron entend bien développer au Japon, en Chine, dont il revient justement, ou aux États-Unis ou au Canada.
« Alors que le marché de conserverie stagne, les Mouettes d'Arvor affichent une progression de 10 % cette année. Elle était de 15 % l'an passé, précise Jacques Gonidec, 3e du nom. Cela conforte le succès de la nouvelle charte graphique que nous avons mise en place l'an passé pour rendre la gamme de nos produits plus cohérente et plus visible. » Pour le patron passionné des Mouettes d'Avor, « cela prouve que notre stratégie de qualité marche. Je ne suis pas inquiet à ce niveau-là. En revanche, c'est l'administration qui m'inquiète. Cette charte, nous avons beaucoup travaillé pour la mettre en place, alors même que se déroulaient les contrôles. Ce qui nous fait avancer, c'est l'envie. Aujourd'hui, l'administration pourrait nous casser cette envie. »
Catherine GENTRIC in Ouest-France 22 mai 2015

La chute des stocks de sardines favorise la prolifération des méduses

La chute des stocks de sardines et d'anchois favorise la prolifération des méduses

Propos recueillis par Hervé Chambonnière Si les populations d'animaux marins ont chuté de moitié en 40 ans, comme l'a annoncé, hier, une synthèse publiée par le WWF, « c'est d'abord à cause de la surpêche », analyse Philippe Cury, directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement et spécialiste de la ressource en poissons. Selon lui, les répercussions du réchauffement climatique seront également « colossales ».

Cette annonce du WWF vous surprend-elle ? 
Pas du tout. De très nombreuses études convergeaient vers ce chiffre de -50 %. La plupart se limitaient cependant à une espèce étudiée. Le WWF a fait une bonne synthèse de toutes ces études. Mais ce chiffre n'est qu'une moyenne. Pour certaines espèces de requins ou de raies, par exemple, on est à -90 %, voire davantage.
 En quoi cela menace-t-il l'équilibre de la planète ?
On peut dire qu'une baisse supérieure à 50 % menace directement l'espèce concernée. Il y a un réel danger d'extinction. Mais la menace est globale car toutes les espèces sont connectées. En retirer une peut tout faire s'écrouler, comme un château de cartes.
Vous avez un exemple ?
La chute des stocks de sardines et d'anchois favorise la prolifération des méduses. Elles étaient la proie de ces poissons avant. Désormais, le rapport de forces a changé et ce sont elles qui deviennent des prédateurs. En Méditerranée, on en voit davantage. Et quand elles s'installent sur une zone, le phénomène est faiblement réversible.
Cette baisse générale constatée par le WWF serait due à la surpêche, à la pollution et au changement climatique ?
C'est uniquement ou presque le fait de la surpêche ! En Méditerranée, tous les stocks sont surexploités. C'est un quasi record mondial. En Atlantique, on constate une baisse moyenne de 70 % des stocks !
Est-il trop tard pour inverser les tendances ?
Non. Les solutions sont connues : d'abord gérer les pêcheries. Les États-Unis l'ont fait et ont retrouvé leur seuil d'abondance. Cela permet d'ailleurs aux pêcheurs de bien vivre. Deuxième solution : créer des réserves marines où la biodiversité et les stocks pourront se reconstituer. Ces espaces protégés permettent aussi de capter davantage de CO2 et donc de lutter contre le réchauffement climatique.
Ces solutions ne sont pas mises en oeuvre partout ? En France par exemple ?
La gestion des pêches en France n'est pas très rigoureuse. Elle est même inexistante en Méditerranée. C'est un peu mieux pour l'Atlantique mais la régulation intervient un peu tard. L'Union européenne a fixé des objectifs. La France doit les appliquer, mais elle ne le fait pas...
Le changement climatique a aussi des répercussions ?
Oui, elles sont différentes mais elles sont colossales. On observe que les stocks migrent de 77 km tous les dix ans vers le nord. Cela provoque déjà de grosses tensions entre pays, comme c'est le cas par exemple avec le maquereau. Cette migration vers le nord, à part quelques exceptions, ne sera pas bénéfique. Au contraire, elle va entraîner une baisse mondiale de productivité.

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/monde/oceans-nouveau-signal-d-alarme-17-09-2015-10776457.php

La chute des stocks de sardines et d'anchois favorise la prolifération des méduses », note Philippe Cury.

Sardines tunisiennes victimes de la pollution ?


Des tonnes de sardines mortes sur la plage de Radès, pourquoi?
Après la découverte de quantités importantes de poissons bleus morts sur la plage de Radès, des questions se posent sur les origines de cette catastrophe écologique.
Selon Youssef Chahed, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture, chargé de la Pêche maritime, a affirmé dans une intervention sur la radio ExpressFM, « que les experts de l’Institut national océanographique privilégient, pour le moment, l’hypothèse de la hausse des températures et la baisse du niveau des eaux, tout en assurant qu’il faut traiter ce genre phénomènes avec la plus grande vigilance et le plus grand sérieux afin de préserver la santé des citoyens ».
Le port de Radès est situé sur la berge sud du canal d’accès au port de Tunis ; le port de Radès constitue le prolongement géographique du port de la Goulette qui est situé sur la côte nord-est de la Tunisie .
La plage de Radès est une des plages les plus polluées en Tunisie. En plus de la pollution engendrée par les eaux usées provenant de la station d'éputaion Radès Méliane (Mégrine, Radès, Ezzahra, Hammam Lif), elle se trouve à proximité de:
-La centrale électrique Radès 1
-La centrale électrique Radès 2, la plus grande de son genre en Tunisie
-Le port de la goulette
-Le port de Radès, le plus grand de son genre en Tunisie
Et pourtant l'été, plusieurs milliers de personnes s'y baignent chaque jour comme si rien n'était.

Rappel de sardines Auchan


Radins.com
Rappel produit : Sardines à l'huile de tournesol chez Auchan
Alimentation par Amandine Vanstaevel le 19 août 2015 - 1 839 Vues

Les rappels de produits n'ont jamais été si nombreux dans les magasins Auchan. Après les terrines au poivre vert, c'est au tour des sardines à l'huile de tournesol de la marque "Pouce" d'Auchan de retourner à l'envoyeur...


Références du produit
Produit rappelé par : Auchan
Marque : "Pouce" Auchan
Produit : Sardines à l'huile de tournesol
Conditionnement : boîte de 120 g
Code-barres (EAN) : 3 596 710 741 267
Lot n° : ALM4235Y0369 
DLC : décembre 2019

Pourquoi rappelle-t-on ce produit ?
Auchan demande à toutes les personnes disposant de ce produit de ne surtout pas les consommer en raison d'une possible présence d'histamine. Chez les personnes allergiques et intolérantes, les symptômes peuvent être plus ou moins graves : éruptions cutanées, toux, nausées, crampes, diarrhées, eczéma, choc anaphylactique.



Ainsi, ne prenez aucun risque et, si vous êtes en possession de ce produit, ramenez-le en magasin pour vous faire rembourser et surtout ne le consommez pas. Si vous avez consommé ces sardines, nous vous conseillons de consulter votre médecin traitant.

La sardine et les schizos

Du poisson pour le cerveau
Les oméga-3 préviendraient la schizophrénie

Publié le : Mercredi 12 Août 2015 - 12:37
La solution au développement de la schizophrénie pourrait résider dans les oméga-3, selon une étude menée par des chercheurs australiens et autrichiens. Ces acides gras naturellement présents dans certains aliments permettraient de prévenir ce trouble psychiatrique chez les personnes à risque.


Les oméga-3, réputés pour leurs nombreux bienfaits, permettraient même de lutter contre la schizophrénie.

©Allan Ajifo/Flickr
Manger du saumon et des sardines pour éviter de devenir schizophrène. Une solution toute simple que préconise une équipe de chercheurs australiens et autrichiens à l'issue de leur étude, publiée ce mardi 11 dans la revue Natures Communications.
En effet, selon cette expérience, les oméga-3 permettraient de prévenir chez les personnes à risque l'apparition de ce trouble mental. Ces acides gras essentiels, nécessaires à notre santé mais que le corps ne produit pas, sont particulièrement présents dans les poissons gras (saumon, sardines, maquereaux, harengs…), mais aussi dans les noix, le soja ou encore l'avocat.
La schizophrénie, souvent qualifiée à tord de "dédoublement de la personnalité", se manifeste en général à l'adolescence. Ses symptômes sont très variables et peuvent aller du déficit cognitif aux hallucinations en passant par le sentiment de persécution et le retrait social. En l'état actuel des connaissances, les médecins considèrent qu'elle est en partie causée par des facteurs environnementaux (problèmes durant la grossesse, consommation de cannabis, vie en milieu urbain…) mais des facteurs génétiques entrent aussi en compte. Certaine personnes sont donc dès la naissance plus disposées à en souffrir.
C'est sur un échantillon de 81 de ces personnes que l'étude a porté. Durant sept ans, 41 patients ont reçu régulièrement des oméga-3 via des compléments alimentaires, les 40 autres un placebo. Les résultats sont assez équivoques. Seuls 10% des jeunes gens traités ont développé une schizophrénie durant cette période, contre 40% pour les patients sous placebo.
Un traitement simple et non-agressif qui, selon l'équipe scientifique, offre "un espoir qu'il y ait une alternative aux traitements psychopharmacologiques chez les jeunes risquant de développer cette psychose".
Toutefois, il reste du chemin à parcourir. Les chercheurs eux-mêmes concèdent que leur échantillon de patients était restreint et que des études à plus grande échelle devront être menées afin de valider cette théorie. Il leur reste également à découvrir par quel mécanisme les oméga-3 influeraient sur le développement des psychoses.
Les oméga-3 sont nécessaires au développement du cerveau et à la bonne santé cardio-vasculaire. Certains leur prêtent même des qualités pour lutter contre la dépression et même certains cancers. Si ces pistes restent à confirmer, il est avéré que notre alimentation ne permet pas de satisfaire aux besoins de nos corps en la matière. Un régime "méditerranéen" (maquereaux, sardines et huile d'olive) peut permettre de pallier ce manque. On en trouve également dans le commerce sous forme de compléments alimentaires.

La plus grosse sardine en boites de Concarneau

Filets Bleus. Une sardine faite de 7.503 boîtes... de sardines 13 août 2015 Filets Bleus. Une sardine faite de 7.503 boîtes... de sardines Pour ses 110 ans, le festival des Filets Bleus, à Concarneau, a réalisé un défi : construire une sardine, symbole de la fête, de 4 m sur 12 m, à partir de boîtes de sardines. Produites par la conserverie Jean Burel, 7.503 boîtes très exactement, quantité constatée hier par un huissier, ont été utilisées pour réaliser cette fresque dont l'idée revient à Ludovic Helleu, l'un des bénévoles. Condition pour que cette oeuvre soit considérée comme un record : que les boîtes soient uniquement posées les unes sur les autres, sans attache, ni colle. Une demande d'homologation a été déposée auprès du Guinness Book. L'oeuvre est installée à l'entrée du quai Carnot, à Concarneau où les concerts et les animations gratuites vont s'enchaîner jusqu'à dimanche soir. (Photo Stéphane Cariou)

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/filets-bleus-une-sardine-faite-de-7-503-boites-de-sardines-13-08-2015-10737596.php

Les chiffres de la conserve de poisson n France

Filière pêche : en Bretagne, on sait bien mettre en boîte (et depuis longtemps) !
Bretagne-Innovation - Paul-François Julien Publié le : 14 août 2015

 
Il y a deux siècles environ, la conserve de poissons naissait en Bretagne, région qui compte encore pas moins de 8 conserveries de poissons sur les 16 unités françaises. Riches en Oméga 3, en calcium et en protéines, les consommateurs sont toujours friands de thon au naturel ou à la tomate, de sardines à l'huile, de maquereaux au vin blanc ou à la moutarde et autres rillettes de poissons !

Le tiers du poisson consommé en France l’est en boîte. S’il présente l’immense qualité de se conserver très longtemps (jusqu’à cinq ans !), le poisson en conserve est aussi très majoritairement sauvage et sans aucun conservateur du fait de l'appertisation (stérilisation des conserves).
Ainsi, depuis longtemps amateurs de poisson en boîte, 90% des Français en ont encore acheté durant l’année 2014 pour une consommation globale de près de 120.000 tonnes. C’est le thon que les consommateurs préfèrent devant le maquereau et la sardine. Mais les tartinables rencontrent également un succès non négligeable.
316 millions de boîtes ont été fabriquées en France en 2014 par les 16 conserveries du territoire national. Celles-ci génèrent pas moins de 2.500 emplois directs et environ 7.500 emplois indirects (pêche, fabricants de conserves métalliques, etc.) pour un chiffre d’affaires de 846 millions d'euros.
Première région de pêche de France et berceau d’origine de la conserve de poisson, la Bretagne, et plus particulièrement le Sud-Finistère, accueille logiquement la moitié de ces 16 unités de production. Paul Paulet (Petit Navire), Chancerelle (Connétable et Arok), Saupiquet, Gonidec (Les Mouettes d’Arvor), Capitaine Cook, La Belle Iloise y produisent ainsi les fameuses boites que chacun conserve dans son garde-manger (cf. la cartographie bretonne des « Produits de la mer frais, transformés et en conserve » sur le site de BDI).
Si les produits traditionnels classiques ont toujours la cote et se taillent la part du lion, cela n’empêche pas les conserveurs d’innover. Chancerelle devrait par exemple lancer en 2015 une nouvelle boite de sardines aux 5 blés. De son côté, La Belle Iloise a récemment commercialisé des boites de sardines cuisinées « à manger chaud » pendant que Petit Navire s'essaie au thon mariné ou aux filets de maquereaux relevés aux épices et que Saupiquet imagine des conserves de maquereaux grillés !
Sources : FIAC Poissons, BDI, Le Télégramme, Les Echos etc.
--
Voir aussi la vidéo "De la mer a l'assiette : les coulisses des Conserves de Poissons" réalisée par la FIAC Poissons :


Plaisir des yeux




Sardines, anchois même combat




Pyrénées Orientales - Sardines et anchois trop petits, la faute à qui ?
Tous les petits métiers en conviennent dans les Pyrénées-Orientales notamment. Depuis quelques années, les sardines et anchois du coin ne sont plus ce qu’ils étaient. « Ça fait trois ans que les sardines sont beaucoup plus petites qu’avant, explique Franck Romagosa, de Saint-Cyprien. Aujourd’hui, on a soixante pièces au kilo, contre trente auparavant. Ça pose problème pour la commercialisation. Les clients préfèrent les sardines un peu plus grosses. Les petites sont moins grasses et plus difficiles à cuire. »
Les causes du phénomène ? « On n’est sûr de rien, confesse Georges Jaume d’Argelès. Certains disent que c’est parce que l’eau n’est pas assez riche en plancton. » Manu Martinez de Port-Vendres a un point de vue plus tranché : « Il y a de moins en moins de sardines à cause de la surpêche. On a trop tapé dedans. Surtout depuis que les chalutiers utilisent les filets pélagiques, qui sont d’ailleurs interdits en Espagne. »
L’anchois connaît le même sort que la sardine. Depuis quelque temps, les spécimens pêchés sur la côte catalane sont plus petits que de coutume. « On en trouve encore, assure le poissonnier port-vendrais Denis Clavera. Mais ils ne font que 10 cm au lieu de 12 auparavant. Ça pose des problèmes de préparation. Plus l’anchois est petit et plus il est difficile de lever les filets. » Là encore, les spécialistes invoquent des « problèmes nutritionnels dus à l’acidification des eaux. » Mais rien n’est sûr. L’indépendant - Lundi 10 Août 2015

Jean-Pierre Coffe, comme les sardines…

Jean-Pierre Coffe, comme les sardines… c'est meilleur avec le temps, bien mariné depuis 1993, sans oublier de le retourner tous les six mois !



Les sardines à la criée de St-Gilles-Croix-de-Vie

Samedi 16 août 2014 - ouestfrance-entreprise.fr
Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Sardines : après la pêche, direction la criée
Une fois la sardine pêchée, pas de temps à perdre ! Les marins se précipitent au port, pour vendre le petit poisson bleu à la criée.

Alain, Mickaël, Éric et leurs camarades ont été un peu plus chanceux aujourd'hui (lire le volet de mercredi). Ce matin, les marins du P'tit Lou et du Bozo rentrent au port de pêche vers 10 h 30, avec 800 kg de sardines à bord. À leur arrivée, Alain débarque les caisses de petits poissons bleus par palettes de 300 kg. Les deux bateaux ont aussi ramené un gros bar, neuf kilos de maquereau, huit kilos d'orphie et du chinchard.
Les caisses sont pesées et étiquetées : heure d'arrivée, tonnage et grosseur du poisson. C'est aux marins d'établir la taille des lots qui seront mis aux enchères à la criée. Les sardines sont généralement vendues par 300 kg, mais la règle peut varier selon la quantité ramenée. « Là, on a fait un lot de 290 kg, mais aussi d'autres de plus petits tailles car on n'a pas pêché beaucoup de sardines », explique Éric, patron du bateau de pêche le P'tit Lou. Le calcul est stratégique, les gros lots partant souvent à un prix plus bas.
Une vente en trois minutes
Une fois les caisses réparties sur le sol mouillé, la criée peut commencer. Soudain, le silence règne dans le hangar. Les mareyeurs se regroupent autour de l'écran géant sur lequel vont s'afficher les lots dans quelques instants.
Top ! Alain Mérieau, crieur de la chambre de commerce et d'industrie depuis 25 ans, lance la vente aux enchères. Les prix de départ sont donnés par une charte de qualité des produits locaux, établie selon la grosseur des poissons. Aujourd'hui, les sardines sont plutôt petites : 34 poissons au kilo. Le prix de base est fixé à 1,75 €.
Chaque mareyeur a une télécommande : tant qu'il appuie sur le bouton, le prix augmente. Le dernier à lâcher emporte le lot. Certains, comme Sylvain, sont au téléphone avec les commerciaux de leur société. « Tu les veux les 80 ? », interroge le mareyeur de Raffin, avant d'ajouter, dans la seconde : « Trop tard... »
En trois minutes seulement, la totalité des lots est répartie entre les six mareyeurs présents aujourd'hui. La matinée ne fait que commencer pour eux : il faut maintenant emballer les lots.
Une partie envoyée à l'usine
Dans une pièce, au fond du hangar, les salariés du grossiste Raffin s'activent pour répartir les sardines dans des caisses de polystyrène de deux à trois kilos. Pour conserver la fraîcheur du poisson, l'entreprise doit livrer dans un délai de deux heures maximum. Les petits poissons bleus reposeront dans de la glace, du sel et du papier jusqu'à leur point de livraison. « Les caisses sont ensuite revendues dans des poissonneries, des grandes surfaces et des restaurants », développe Sylvain, mareyeur au sein de la société depuis douze ans.
Raffin a acheté le plus gros lot, celui de 290 kg, prix de retrait : 1,75 €. « Ça change d'un jour sur l'autre, le prix pour ce même lot peut monter jusqu'à 5 € selon la demande », précise un commercial de la société. L'entreprise achète habituellement entre 600 et 800 kg de sardines : « La quantité achetée dépend des clients et de la pêche : il faut en laisser un peu aux autres », explique Sylvain.
Mais rares sont les jours où tout part à la criée. La plupart du temps, les sardines qui n'ont pas trouvé preneur sont revendues à un prix moins élevé à la conserverie Gendreau. « On vend environ 80 % de notre pêche quotidienne à la criée, le reste va à l'usine », indique Éric. Là-bas, la sardine suit un traitement long et minutieux, avant de finir en boîte.
Sophie PAMS.

Israel : Les sardines peuvent sortir de leur boîte

Bennett : « Les sardines peuvent sortir de leur boîte »
août 06, 2015 - 12 h 31Israpresse
Le ministre de l’Education nationale, Naftali Bennett a réuni une conférence de presse jeudi, annonçant l’allègement du nombre d’élèves par classe, en d’autres termes, la fin de « la révolte des sardines », selon le site du quotidien centriste Maariv.
Dès le lendemain du vote du budget, le ministre de l’Education nationale, Naftali Bennett qui menaçait de s’y opposer si son ministère souffrait de restrictions budgétaires, a organisé une conférence de presse qu’il a ouverte en annonçant victorieusement : « Les sardines vont maintenant sortir de leur boîte, la reforme des petites classes va enfin pouvoir commencer. Je vous avais promis de m’en occuper, et j’ai tenu ma promesse ».
M. Bennett a ajouté que la réforme entrerait en vigueur dès la rentrée scolaire de septembre 2015, afin que l’effectif des classes n’excède pas 34 élèves pour les villes en général et pour les classes des zones en difficulté, pas plus de 32.
En plus de cette réforme tant attendue par parents et enfants, un professeur supplémentaire sera présent trois jours par semaine dans chaque classe, afin de pouvoir permettre la formation de groupes d’études. Ce projet sera lui aussi appliqué dès la rentrée 2015 dans 1000 classes et s’étendra peu à peu sur tout le pays. Le professeur recevra donc les renforts d’un étudiant en éducation, ce qui permettra aussi aux étudiants de réaliser une année entière de stage avant de devenir eux-mêmes professeurs d’école.
Y.B

A l'heure des news en été en Belgique


La Belle Iloise ou La Perle des Dieux ?
Bretonne, vendéenne, charentaise, basque, provençale, languedocienne ou bien espagnole, portugaise, marocaine, mauritanienne, ou encore égyptienne, turque, thaïlandaise, chinoise, philippine, vénézuelienne, brésilienne ? L'amateur de sardines a le choix !

Conserverie Gendreau

Lundi 03 août 2015 in Ouest-France
Conserverie. La dernière conserverie de sardines a la pêche en Vendée


Dix à onze tonnes de poisson sont mises en boîte, chaque jour de la saison, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Dans l'usine Gendreau, plus de trois cents salariés s'activent.

« Voilà les petites mains magiques », lance Gwenaëlle Le Trionnaire, devant celles qui s'affairent à équeuter et sublimer les sardines avant de les mettre en boite. La responsable de production de la conserverie Gendreau, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée), s'improvise guide touristique. Au programme : découverte de la dernière conserverie de la région et description des étapes de fabrication.
« Dix à onze tonnes de sardines sont pêchées chaque jour. Ici, elles sont nettoyées, on leur coupe la tête et on les sèche. Elles sont ensuite plongées dans un bain d'huile puis égouttées pendant plus de trois heures. » Quasiment toutes les opérations sont effectuées à la main. « Les machines ajoutent l'huile ou la sauce avant de refermer les conserves. »
« Gestes fins et délicats »
Rares sont les hommes de part et d'autre du tapis roulant. « Le travail nécessite des gestes fins et délicats, justifie Savine Detrieux, directrice générale de La Perle des dieux, un des principaux clients de la conserverie. Historiquement, les hommes partaient à la pêche et les femmes attendaient le poisson à l'usine. La tradition est restée. »
Parmi les ouvrières à leur poste, on trouve Isabelle Alix. « J'enlève la tête du poisson et je l'éviscère : je retire les boyaux. » La salariée travaille ici depuis un an, certaines de ses collègues sont là depuis des années. Mais l'usine emploie aussi beaucoup de saisonniers. « On recrute cent ouvriers supplémentaires pendant la saison, de mai à septembre », détaille la responsable. Ce qui pousse l'effectif à 320 personnes.
À cette période, chaque jour, douze à quatorze bateaux lèvent les amarres pour partir à la recherche des bancs argentés. « Plus l'eau est chaude, plus le poisson est riche en matière grasse », précise Savine Detrieux. Les sardines millésimées, qui contiennent davantage d'oméga 3, sont donc pêchées à la fin de l'été. « On peut les consommer pendant dix ans, poursuit-elle. Les conserves se bonifient avec le temps. »
Quatre générations
Créée en 1856, l'entreprise familiale perdure depuis quatre générations. Philippe Gendreau est l'actuel dirigeant. Et la conserverie devrait encore avoir de beaux jours devant elle.
« Les sardines sont dans l'air du temps, assure Gwenaëlle Le Trionnaire. Les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux origines des produits. » Un vrai plus, donc, d'arborer le drapeau tricolore et de proposer du poisson français. Autre avantage côté transport : « L'usine n'est qu'à trois kilomètres du port. »
Une dizaine d'enseignes se fournissent à Saint-Gilles : hard discount, distributeurs, épiceries fines... « Selon la marque, l'exigence n'est pas la même, précise la responsable. Les délais entre le séchage et la cuisson ou entre l'égouttage et l'emboîtage sont par exemple plus strictes pour le label rouge. »
« Redonner à la sardine ses lettres de noblesse » 
Telle est la volonté de La Perle des dieux. La marque appartient à Philippe Gendreau et dépend donc de la conserverie. En Vendée, quatre boutiques commercialisent les produits de la mer et les sardines millésimées, « qui peuvent être conservées pendant dix ans ». Deux sont à Saint-Gilles, les autres aux Sables-d'Olonne et à Jard-sur-Mer. En Loire-Atlantique, on trouve La Perle des Dieux à Pornic et à Saint-Brévin. Le dernier magasin est dans le Calvados, à Cabourg. Pour faire découvrir ou redécouvrir les particularités de la sardine aux estivants, une exposition et un film sur les techniques de pêche et les étapes de production accueillent les visiteurs à Saint-Gilles.
La Perle des dieux, 49, rue des Couvreurs, zone de la Begaudière à Saint-Gilles ; tél. 02 51 55 55 44.
Jéromine DOUX.

Une adresse sympa à Paris



Ah, elle ne se donne pas à tout le monde, cette jolie place Sainte-Marthe. Il faut s’aventurer dans ce coin du nord-est de la capitale, dépasser l’impression banale laissée par les alentours pour finalement atterrir rue Sainte-Marthe (plutôt bon signe). Une ruelle pleine de boutiques colorées, d’artistes en tout genre et de restaurants des quatre coins du monde, qui fleure bon le dépaysement et joue le rôle de parfait sas de décompression. Car notre Graal se trouve quelques dizaines de mètres plus haut. Quelques arbres, des lampadaires à l’ancienne, quelques pavés et des éclats de rire. La porte d’entrée vers un monde de détente et de bien-être, où les voitures sont (quasiment) absentes, le stationnement étant ici l’affaire de chaises de jardin multicolores…
©Jean-Michel Brouard in xmagazine
La sardine
32 rue Sainte-Marthe
75010 Paris
Tel : 01 42 49 19 46

www.barlasardine.com (attention, pas toujours très à jour !)

La fin des sardines portugaises

Le SARDINEXIT "fait des vagues" dans la presse française qui relaie ce qui fait figure de catastrophe nationale au Portugal. L'Obs, Le Parisien, Libération, Le Marin reprennent l'info du bureau de l'AFP à Lisbonne. Impensable : Le Portugal devrait, selon une recommandation du CIEM, diminuer son quota de sardines de 90% ! Et donc importer dorénavant ses sardines du Maroc, du Sahara Occidental ou de Mauritanie… pour continuer de consommer 56 Kg de poisson par an !  5000 personnes travaillant dans le secteur tremblent si cette recommandation (qui semble raisonnable) devait être suivie d'effet.
(Photo : Lionel Flageul)

Sardine : une baisse de 90 % du quota portugais préconisée pour 2016
(AFP) le 24/07/2015 in Le Marin
Avis de tempête pour les pêcheries ibères ? C’est en effet un véritable coup de bambou que redoutent certains acteurs de la filière en Espagne et, surtout, au Portugal. Le Conseil international pour l'exploration de la mer (Ciem) a en effet de jeté à la mi-juillet un véritable pavé dans la mare, en préconisant de baisser les quotas de pêche à la sardine à 1 587 tonnes en 2016 dans les eaux des deux pays.
Si cette recommandation était appliquée par les gouvernements portugais et espagnol, elle déboucherait sur une baisse de plus de 90 % par rapport au plafond de 19 095 tonnes pour les deux pays en vigueur cette année. Le plafond proposé par le Ciem pour 2016 reviendrait ainsi à 1 110 tonnes pour le Portugal et 477 tonnes pour l'Espagne. À titre de comparaison, le quota ibérique était de 55 000 tonnes en 2012.
70 % des quotas vont au Portugal
Depuis 2012, la pêche à la sardine dans les eaux ibériques est réglementée par un plan de gestion mis en place par l'Espagne et le Portugal. Chaque année, un quota est attribué à 70 % aux pêcheurs portugais et à 30 % aux pêcheurs espagnols.
Depuis son annonce, l’avis du Ciem, qui n’a pas de caractère obligatoire, suscite l’indignation dans la péninsule ibérique, notamment au Portugal. S’il était suivi, « ce serait un arrêt de mort », pour la pêcherie lusitanienne, a lancé le président de l'Association portugaise des organisations de la pêche au filet, Humberto Jorge, inquiet pour les 5 000 personnes qui vivent de la pêche à la sardine.
Depuis Lisbonne, le député socialiste Jorge Fao juge que l'instauration d'un tel quota aboutirait à « la destruction de la pêche au filet au Portugal ». Le secrétaire d'État à la Mer portugais, Manuel Pinto de Abreu, parle de « scénario est anormal. Nous connaissons mieux que personne, l'état du stock ».
Gros consommateurs de sardines
Alexandra Silva, chercheuse à l'Institut portugais de la mer et de l'atmosphère (IPMA), reconnaît que le quota recommandé pour 2016 est « très bas », mais assure que « limiter la pêche est la seule solution » afin de prévenir la disparition du stock. Victimes d'une pêche excessive et de conditions environnementales défavorable, « les sardines ont fortement diminué dans les eaux ibériques depuis dix ans et leurs ressources sont actuellement à leur niveau le plus bas depuis 37 ans ».
Les Portugais sont les plus gros consommateurs de poisson en Europe, avec une moyenne annuelle de 56 kg par personne. Et sont notoirement friands de sardine : selon les calculs de l'IPMA, ils en ont mangé 13 par seconde en juin, le mois des fêtes populaires.
 

Défi de la plus grosse…

Festival des Filets bleus 2015. Défi : la plus grosse sardine du monde
Les Filets bleus ont dévoilé leur défi : la plus grande sardine du monde entièrement composée de boîtes de conserve. Elle sera visible à partir du 12 août à Concarneau.

Pour cette 110e édition du festival concarnois des Filets bleus, les organisateurs ont eu l'idée un peu folle de lancer un défi.
Ils viennent de dévoiler leur projet : une sardine colossale constituée de boîtes de conserves. 8 500 boîtes de sardines (pleines !) vont être nécessaires. Empilées tranche sur tranche, elles formeront les écailles du poisson bleu. Cela représente une tonne de petits coffrets métalliques. Et quelque 50 000 sardines, pêchées par un bolincheur concarnois.
Les boîtes, estampillées Filets bleus 2015, seront en vente à trois euros pièce. Il est à parier que la sardine géante perdra vite ses écailles…
Les festivaliers pourront découvrir l’œuvre le jour d’ouverture du festival, le jeudi 12 août vers 16 h, avant le défilé inaugural.
Un dossier est en cours pour que le défi soit homologué et paraisse dans le livre Guinness des records…

Pour la dixième année consécutive, le festival sort sa boîte de sardines à l’image de l’affiche signée en 2015 par Emmanuel Ronga. Une boîte Filets bleus que l'on doit à la conserverie Jean Burel et qu'il ne faut pas confondre avec la boîte Ville bleue réalisée par Jacques Gonidec estampillée Mouettes d'Arvor.

Les puxisardinophiles*, ou clupéidophiles** pour faire simple, pourront donc ajouter à leur collection ce nouveau millésime très particulier puisqu’il pourrait appartenir un jour au livre Guinness des records… Parmi ces 22 000 exemplaires, 8 500 boîtes avec l’un de leur côté couleur écaille, formeront en effet l’immense sardine de 17 m2 qui sera dévoilée le jour de l’ouverture du festival, le 12 août, entre 16 h et 17 h.
Les boîtes de sardines millésime Filets Bleus 2015 sont en vente dès maintenant dans les magasins JB Océane, en Ville-Close ou derrière les Halles. On pourra également les trouver au chalet des Filets bleus qui ouvre ses portes dès lundi après-midi près de l’office de tourisme, à la permanence des Filets bleus, ou sur le site des Filets bleus, du 12 au 16 août. Prix : 3 €.
*du grec puxis, boîte 
**du latin clupea, espèce à laquelle appartient la sardine mais aussi le tarpon qui mesure plusieurs mètres… clupéidophiles est donc à mon sens un mot impropre, celui de puxisardinophile que j'ai formé me semble plus approprié…

La pêche à la sardine interdite pour un an sur la côte ouest des USA


La pêche à la sardine est interdite pour un an sur la côte ouest des USA. L'arrêté fédéral est tombé. Les 100 bateaux qui pratiquent cette pêche vont devoir se recycler. 90% du stock de sardines (sardinops sagax, une espèce légèrement différente de notre sardina pilchardus walbaum) a disparu. Une variation cyclique, aux dires des autorités, en serait responsable, ignorant réchauffement climatique, surpêche ou radiations post Fukushima. El Niño en porterait le chapeau… Heureusement, il reste celles de l'aquarium de Monterey.

Sardinha de Festas de Lisboa

25 000 sardines reçues dans toutes les dimensions et de toutes les matières au siège des Festas de Lisboa… venues de plus de 60 pays ! Universelle la sardine ? En savoir plus (en portugais) ICI

Portugal é mar

PORTUGAL É MAR !
La nouvelle carte officielle du Portugal fait la part belle à ses eaux territoriales.C’est l’occasion d’initier les jeunes à l’importance stratégique – et économique – de l’espace maritime national.
Le 9 avril, plus de 44 000 nouvelles cartes du Portugal ont été affichées dans les écoles de tout le pays, des classes primaires aux derniers niveaux du secondaire, dans le public comme dans le privé. Ces cartes présentent une vraie nouveauté, car elles montrent que ce pays est surtout maritime : alors que le territoire terrestre s’étend sur un peu plus de 92 000 kilomètres carrés, la mer territoriale, elle, atteint presque 4 millions de kilomètres carrés, soit 97 % du total. D’où le titre de la carte : Portugal é Mar [“le Portugal est océan”].

Sardines portugaises : elles font rêver !

A découvrir dans un bel ouvrage …


Sardinexit !

Adieu sardines portugaises !
Cette fois rien ne va plus ! Les sardines désertent aussi les côtes portugaises et la réduction des quotas n'y change rien…





 
Au Portugal, on consomme 13 sardines par seconde. Soit une bonne dose de protéines, de lipides et d’oligoéléments. Et une raréfaction de ces poissons au large des lusitaniennes.

Le quotidien lisboète Público lancé en mars 1990 s’est imposé dans la grisaille de la presse portugaise par son originalité et sa modernité. Il fait la part belle aux infographies. Celle-ci, publiée le 31 mai 2015, a été conçue et réalisée par Cátia Mendonça et Ricardo Garcia. Elle s’inscrivait dans un grand dossier consacré à la raréfaction des sardines : “13 sardines par seconde, cela semble astronomique, mais en réalité ce chiffre n’a jamais été aussi faible. Ces poissons disparaissent des côtes lusitaniennes”, alertait alors le journal. Publié le 20/07/2015 - 09:05 

Aujourd'hui, sous le titre Sardinexit, c'est un cri d'alerte qui est lancé par Gonçalo Calado : a sardinha de S. João já não pinga no pãola sardine de S. João plus maintenant s'égoutte dans le pain !  dixit le dicton populaire joliment traduit par Google ! En résumé, il s'agit de savoir de combien chaque portugais va devoir réduire sa consommation de sardines dans les années à venir…

Gonçalo Calado
Um fecho temporário da pesca dá sardinhas, dá dinheiro à economia a médio-longo prazo, mas infelizmente não dá votos.
Ao arrepio do ditado popular, a sardinha de S. João já não pinga no pão. Queixam-se os foliões das festas populares que a sardinha está magra por essa altura. Ao que parece está a engordar mais tarde, mas é justamente em Junho que o recurso vale mais dinheiro. Agora, o ICES – Conselho Internacional para a Exploração dos Mares emitiu uma recomendação de captura para 2016 de pouco menos de 1600 toneladas de sardinha para a região das águas ibéricas atlânticas e mar cantábrico. Se Portugal ficar com dois terços deste valor, serão 100 gramas de sardinha por cada português naquele ano. Uma tragédia, sem dúvida.
Mas mais trágica ainda é a resposta que se está a preparar. Se entendo as reacções emotivas das organizações do sector, profundamente preocupadas com o seu futuro, repugna-me a resposta imediata dos decisores, que rapidamente vieram dizer que a recomendação é “apenas uma hipótese de trabalho”, “excessiva” e que está “tudo em aberto”. Tenho mesmo vergonha. Ninguém tem a coragem de assumir que este stock de sardinha está há anos a ser sobreexplorado. Põe-se continuamente água na fervura para que a bomba não nos rebente nas mãos. Não vale a pena empurrar mais com a barriga, e apelar à responsabilidade social dos senhores do ICES. É justamente por responsabilidade social que estas recomendações são feitas, pois não há responsabilidade social sem uma gestão sustentável dos recursos naturais.
A New Economics Foundation, um think-tank sediado no Reino Unido, publicou em 2012 um estudo sobre quanto estamos a perder em cada ano por estarmos a permitir a sobrepesca, ou ao contrário, quanto ganharíamos todos se tivéssemos a coragem de parar temporariamente a pesca desses recursos até que recuperassem para uma pesca sustentável. A nossa sardinha consta deste estudo. A um governo responsável competir-lhe-á encontrar soluções de apoio dignas para o sector enquanto está parado, operacionalizando diferentes linhas de financiamento para o efeito, e aproveitando o período de pausa para redimensionar o sector à exploração sustentável do stock depois de recuperado.
Um fecho temporário da pesca, o “sardinexit” do título, dá sardinhas, dá dinheiro à economia a médio-longo prazo, mas infelizmente não dá votos. De facto, não conheço nenhum político que tenha a coragem de o propor, embora sabendo que é esse o caminho e que quanto mais tarde, pior. Resta-nos que o stock entre em colapso e que depois demore muito mais tempo a recuperar, com perdas económicas e sociais muito maiores, que outros políticos terão que gerir como puderem. Triste sina a nossa.
Biólogo (bagoncas@gmail.com)


Sardines portugaises : le point sur la situation

Situation portugaise en 2012 (article paru dans Publico)
Le pays ne compte plus qu’une vingtaine de conserveries. Confronté à la raréfaction du poisson, le secteur mise sur la qualité et sur les exportations. Car la sardine est à la mode.
Le monde de la conserve de poisson ressemble aux mains rugueuses d’António José do Carmo. Cet homme de 97 ans a les yeux qui brillent quand il regarde la table de travail où, autrefois, les femmes en sabots et tablier blanc étêtaient la sardine avec maestria. Cette industrie n’est pas faite pour les faibles. Elle semble constamment lutter. Comme si elle devait sans cesse ramer contre la marée.
En 1938, il y avait 152 conserveries dans tout le pays. Il en reste 20. D’où l’existence de friches susceptibles un jour de se transformer en projets immobiliers. Mais ­certaines entreprises gagnent de ­l’argent, notamment grâce aux exportations. Aujourd’hui la conserve est à la mode. Les Portugais la considèrent comme un véritable mets et l’inscrivent au menu des restaurants. Ils dégustent avec curiosité les innovations culinaires et apprécient le design rétro des boîtes. L’industrie de la conserve de poisson, comme la peau rugueuse d’António José do Carmo, résiste à tout.
Jour et nuit


António est assis sur une chaise au musée de Portimão [en Algarve, dans le sud du pays], dans une grande salle où durant plusieurs décennies la sardine a été préparée pour être mise en boîte. Ce bâtiment abritait par le passé la conserverie La Rose, de la société espagnole Feu Hermanos, où António a travaillé toute sa vie. Une sirène retentit. Autrefois, cette sonnerie signalait l’arrivée au port du poisson frais. Un scénario qui se répétait dans d’autres villes de l’Algarve, mais aussi à Setúbal, Sesimbra [au sud de Lisbonne] ou Matosinhos [au nord de Porto]. Les travailleurs, des femmes en grande majorité, devaient toujours être prêts, jour et nuit, soumis aux arrivages de la matière première. “On travaillait selon les besoins et jusqu’à ce que le chef nous dise d’arrêter”, se souvient António. Le monde bouillonnait. L’usine, qui a compté jusqu’à 300 employés, disposait d’une crèche, de logements pour les ouvriers et d’une flotte de pêche. “C’était un vrai bonheur.”

Tout a commencé à Vila Real de Santo António lorsqu’en 1865 l’appertisation a été utilisée pour la première fois dans une usine de transformation de thon de la société Ramirez. Cette méthode de conservation par stérilisation avait été découverte par le Français Nicolas Appert et perfectionnée par l’Anglais Peter Durand, qui avait breveté l’utilisation de la boîte métallique en 1810. Au Portugal, les deux guerres mondiales ont favorisé la croissance du secteur. Mais par la suite la ­sardine s’est raréfiée. Il a fallu attendre la fin des années 1950 pour qu’elle réapparaisse massivement, ce qui a entraîné une augmentation de la capacité productive et a permis à la conserve portugaise de marquer des points sur la scène internationale. Le niveau maximal de la production a été atteint en 1964
(85 633 tonnes) ; celui des exportations, l’année suivante (82 465 tonnes). Ensuite ce fut à nouveau le déclin.
 En 1974, la plupart des conserveries étaient “financièrement fragiles”, rappelle Melo e Castro, secrétaire général de l’Association nationale des industriels de conserves de poisson (Anicp). “La ‘révolution des œillets’ [qui mit fin en 1974 à quarante-huit ans de dictature] a entraîné des changements dans le droit du travail qui ont ébranlé les entreprises. Les plus fragiles ont disparu. Aujourd’hui, on a le même niveau de production mais celle-ci est plus concentrée. L’industrie s’est organisée et a élargi son marché.”
Installée près du port d’Olhão, Conserveira do Sul est l’une des deux dernières usines de l’Algarve. Depuis son rachat en 1954 par António Jacinto Ferreira, elle est restée dans la famille. A l’entrée, un panneau d’azulejos représente une mouette tenant dans son bec un poisson. “Cette conserverie est le fruit d’une vie entière vouée au travail”, peut-on y lire. Jorge Ferreira, ­37 ans, petit-fils d’António Jacinto, est associé-gérant et directeur commercial. Sur les neuf Ferreira de cette génération, cinq travaillent à la conserverie, qui a réalisé 5,2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011 et compte 80 salariés. “En 1978, on employait 130 personnes et on avait déjà beaucoup de difficultés. Le secteur avait perdu pratiquement tous ses marchés d’exportation à cause de la concurrence du Maroc, dont les prix étaient plus compétitifs.” Pour survivre, l’entreprise a changé de plan. Elle a diversifié son offre et a misé sur le marché portugais. Un changement symbolisé par le pâté de sardine Manná, aujourd’hui ­proposé en amuse-gueule dans quasi tous les restaurants. Conserveira do Sul a également profité de l’expansion de la grande distribution, qui représente 65 % de son chiffre d’affaires.
En temps normal, 50 000 boîtes de conserve sortent chaque jour de l’entreprise. Mais, actuellement, elle manque de sardines. Le poisson tarde à faire son apparition en grande quantité dans les criées. “Cela fait des semaines qu’on ne fait plus de sardine ; on fait du thon, du maquereau, un peu d’anchois”, précise Jorge Ferreira. L’explosion de la demande a fait flamber les prix. “L’an passé, on payait 60 à 70 centimes le kilo de sardines. Cette année, c’est 1,20 euro.”
Ce n’est pas la crise économique qui inquiète Jorge Ferreira mais le manque de poisson. La sardine est la ressource la plus utilisée par l’industrie, et, d’après l’Anicp, presque toutes les usines du Portugal continental en sont dépendantes. Aux Açores et à Madère, c’est le thon qui est le plus prisé. La production annuelle de conserves a représenté 58 500 tonnes en 2010, dont 28 000 de sardines, et le secteur absorbe 40 % à 50 % des captures.
A Matosinhos, à plus de 500 kilomètres au nord d’Olhão, Paulo Dias ne cache pas son inquiétude. La conserverie La Gondola devrait être en train de produire des conserves de sardines, mais aujourd’hui il n’y a que du maquereau sur les tables où l’on nettoie le poisson. “La matière première que nous utilisons est portugaise et c’est l’un de nos problèmes. Nous sommes dépendants à 100 % de la pêche nationale”, souligne le patron de cette entreprise fondée en 1940. Le choix du poisson à la criée est déterminant pour La Gondola, dont la méthode de fabrication artisanale suppose la précuisson du poisson. Cinq millions de boîtes sont produites chaque année, destinées surtout aux marchés belge, italien, suédois et danois. “Depuis juin 2011, le prix de la sardine a augmenté de 120 % ; quand la matière première représente plus de 30 % du prix du produit final, c’est compliqué de répercuter de telles hausses sur les clients”, explique Paulo Dias.

Préserver la ressource
Selon la Direction générale des ressources naturelles, de la sécurité et des services maritimes, le volume de sardines débarquées dans les criées de la métropole au premier trimestre a chuté de 54,2 % par rapport à la même période de 2011. “C’est la conséquence directe des mesures restrictives que le secteur a accepté de mettre en œuvre au cours des cinq premiers mois de l’année pour contribuer à la reconstitution rapide des stocks” de sardine, explique Humberto Lopes, président de l’Association nationale des organisations de producteurs dans le secteur de la pêche à la senne.
“Notre bonne étoile ne nous a jamais abandonnés”, se félicite Manuel Ramirez, 74 ans, PDG de la société Ramirez, créée il y a cent cinquante-huit ans par son arrière-grand-père. L’entreprise mise sur la production simultanée d’une grande variété de produits. Ramirez est une grande entreprise, la deuxième du secteur au Portugal après la thaïlandaise Thai Union Group, qui emploie près de 800 personnes à Peniche [ville côtière au nord de Lisbonne]. Ramirez compte 190 salariés, deux usines [à Peniche et à Matosinhos] et 15 marques, elle vend 48 millions de boîtes par an et réalise un chiffre d’affaires de 27 millions d’euros. Désormais, les exportations représentent 60 % des ventes. “Nous exportons vers les cinq continents, dans 42 pays. Nous ne sommes pas, et nous ne voulons pas être, les plus grands, mais nous voulons être les meilleurs”, affirme l’entrepreneur. La société s’apprête à investir 18 millions d’euros dans une nouvelle usine à Matosinhos.

Manuel Ramirez ignore ce que proposera demain la criée. Même s’il utilise du poisson congelé, il dépend de ce que la mer lui donne “en quantité, en taille et en prix.” C’est la pénurie de poisson qui a poussé l’industrie à développer ses capacités frigorifiques dans les années 1960 et 1970, à une époque où les organismes de contrôle du secteur résistaient à cette innovation. “On ne pouvait pas faire autrement, défend Manuel Ramirez. Nous devons toujours avoir un stock de sardines congelées. Cela garantit notre production et assure du travail au personnel.”
Les exportations portugaises ont augmenté de 37 % entre 2009 et 2011 et représentent 161 millions d’euros. Selon José Poças Esteves, président d’une société de conseil qui a publié en 2009 un rapport sur l’économie de la mer, ce secteur a un potentiel immense. L’économie de la mer – qui inclut les transports, la pêche, la construction navale et le tourisme nautique – représente 1,52 % du PIB du pays. Dans cet ensemble, ce sont la pêche, l’aquaculture et l’industrie du poisson qui pèsent le plus lourd en termes d’emploi, avec 32 000 emploi directs sur un total de 58 700. L’industrie liée à la pêche “doit se transformer radicalement pour produire de la valeur, affirme José Poças Esteves. Nous avons des zones d’appellation contrôlée pour le vin, on pourrait faire la même chose pour le poisson.” Si le Portugal est connu dans le monde entier pour la qualité de ses conserves, “il ne profite pas de cette reconnaissance”, regrette-t-il.

Des entreprises étrangères, en revanche, se débrouillent bien : elles sous-traitent leur production à des usines portugaises et la vendent exclusivement dans leur propre pays. Une société italienne [Igino Mazzola] fait ainsi fabriquer les conserves de sa marque Nataline par La Gondola. Chaque boîte porte les inscriptions “prodotto in Portogallo” [produit au Portugal] et “sardine portoghesi” [sardine portugaise] – un signe de qualité. La boîte coûte 5,80 euros sur les sites de vente en ligne.
Ana Rute Silva Publico 05/10/2012 in Courrier International


Nos amis les harengs n'ont pas les mêmes manières…


Le hareng a le pet social Vous êtes au bord de la mer avec vos enfants. Le moment est venu de leur faire découvrir les mystères de la vie marine. Commencez par le hareng. Votre progéniture sait-elle que le hareng est le seul poisson qui pète ? Non, et pour cause : cette découverte est récente.
La chose a été dévoilée en début d'année dans les Biology Letters de la Royal Society britannique sous le titre : «Les harengs de l'Atlantique et du Pacifique produisent des sons explosifs pulsés.» C'est là une traduction approximative, mais elle dit bien la prudence de l'expression scientifique. Car, en aucun cas, les Biology Letters n'auraient publié une communication titrée «Les harengs pètent» («Herrings fart» en VO), même si c'est exactement ce qui se produit.
Le hareng, apprend-on dans cet article cosigné par trois chercheurs canadiens, émet des trains de bulles par son anus et ça fait du bruit. Ces émissions, qui se produisent surtout la nuit, durent entre une demi-seconde et sept secondes et demi, ce qui fait très long pour un pet. Le phénomène est indépendant du régime alimentaire du poisson, ont constaté les chercheurs. Il ne s'agit pas pour le hareng de se soulager de gaz intestinaux. «La fonction de ces sons est inconnue, mais comme leur fréquence s'accroît avec la densité de poissons réunis, un rôle de médiation sociale apparaît probable», énonce l'article. Traduisons : les harengs pètent pour communiquer. «Comment ça va ?» dit l'un. «Couci-couça prout», répond l'autre.
Déjà les chercheurs s'inquiètent. La pollution sonore sous-marine (sonars, bruits d'hélice...) ne risque-t-elle pas d'empêcher les harengs de s'entendre ? Et si ces poissons ne s'entendaient plus péter, qu'adviendrait-il de l'espèce ? Remarquablement attentifs jusque-là, vos enfants vous supplient désormais : on veut un poisson péteur ! C'est là une autre menace qui pèse sur l'espèce.
Edouard LAUNET