Les sardines de Ploumanac'h c'est nouveau


Agroalimentaire. Les sardines de la Perrosienne, ça conserve !


Par Marie LENGLET.
Stéphane Morio a ouvert sa conserverie en août dernier, à Ploumanac’h (Côtes d'Armor). Il met en avant l’atout santé de ses produits pour conquérir un marché qu’il estime très porteur.

Le nom du bateau de pêche inscrit sur la boîte

Sur les étagères de la conserverie de Stéphane Morio, à Ploumanac’h, des boîtes décorées de poissons bariolés s’empilent en élégants châteaux de cartes. Dans chaque écrin, une conserve ou un bocal. Entre autres informations, le nom du bateau de pêche y est indiqué, question de traçabilité. Sous l’opercule métallique ou le couvercle doré, des sardines, des maquereaux, du thon, voire de l’espadon ou du saumon, baignent dans leur jus.
La Perrosienne est une boutique ludique qui mêle le principe des poupées gigognes à celui d’un jeu de cubes. « Le stock d’hiver vient tout juste de remplacer celui d’été : pour l’instant, nous proposons trente-six références, mais l’objectif est d’en arriver à cinquante-six au printemps, détaille Stéphane Morio, le gérant de La Perrosienne. Je garde une partie de la marchandise estivale, car plus les conserves de poisson prennent de l’âge, meilleures elles sont. »

Caviar perrosien

Originaire de Brest, Stéphane Morio a beaucoup voyagé avant de revenir poser ses valises à Ploumanac'h, où il a ouvert sa conserverie, en août. Une décision mûrement réfléchie. « Pendant vingt-cinq ans, j’ai développé des filiales de transport en Afrique. Il était temps d’effectuer un virage à 180 degrés, estime le quadragénaire. Je me suis renseigné auprès de grandes épiceries parisiennes, et j’ai décidé que le type de produits le plus adapté à Ploumannac’h serait le moyen-haut de gamme. Mes clients viennent chercher ici de la qualité, mais je ne vends pas du caviar non plus ! »
Touristes et locaux commencent à prendre régulièrement le chemin de La Perrosienne, avec la satisfaction d’en repartir les bras chargés de produits estampillés « Perros-Guirec ». Une valeur et une image sûres que le commerçant et son épouse entendent bien exporter. « Des épiceries de Lille, Grenoble, Bordeaux et Nantes s’intéressent déjà à mes produits, se félicite-t-il. Si ce premier point de vente perrosien est concluant, j’envisage d’en ouvrir d’autres dans le nord de la Bretagne, et dans la banlieue ouest de Paris. »
Lire aussi : La belle série limitée 2016 de sardines de la conserverie Furic
Et les ambitions du couple ne s’arrêtent pas là. « Je fournis surtout des particuliers, mais j’aimerais travailler avec des collectivités, des comités d’entreprise et des restaurants, planifie Stéphane Morio. Les ventes de conserves de produits de la mer sont en nette progression en France. » Un engouement que l’entrepreneur s’explique : « On redécouvre les bienfaits de ces produits pour la santé. J’en joue : mes conserves sont bio, et, pour la plupart, sans sel ajouté. »

Ah, les sardines à l’huile !

Pour l’instant, les poissons frais, que ce professionnel cuisine à toutes les sauces, sont cuits dans l’huile et mis en boîte à Douarnenez. « Par la suite, j’espère mettre les coquillages et les algues en conserves directement à Perros-Guirec, se projette Stéphane Morio. La conserverie restera familiale. Je ne propose vraiment pas les mêmes produits que les grandes chaînes de distribution ! »
Et comme certains classiques restent indémodables, il conclut : « Les conserves qui se vendent le mieux, ce sont les sardines à l’huile ! »

La disparition des sardines canadiennes…

 


Vite : Faire des réserves de sardines en boîte !

Les prix des conserves de poissons vont augmenter

Flambée des prix du poisson, de l'huile d'olive ou encore du gasoil pour les bateaux: les conserves de poisson vont coûter quelques centimes de plus au consommateur.
BSIP/UIG via Getty Images
Après le saumon, voici que les conserves de poisson voient leurs prix augmenter. En cause: les cours du thon, du maquereau et de la sardine, qui ont flambé cette année. Mais pas seulement...
Après le saumon fumé, c'est au tour des conserveries de thon, de maquereaux et de sardines, rattrapées par une hausse des coûts galopante, de se demander si elles passeront l'hiver. Cette flambée des cours des matières premières sur fond de demande toujours plus soutenue, "met la filière en grand danger", selon la profession, qui redoute "une réorganisation du travail dans les conserveries ainsi que des ruptures d'approvisionnements". Le consommateur est impacté, puisque les prix devraient augmenter de quelques centimes à la caisse.
Le prix des sardines a augmenté de 50%
Cette hausse "record" est causée par de multiples facteurs: la profession, qui emploie quelque 2.500 personnes en France, craint pour la pérennité de ses entreprises. "Ce qui est un petit peu alarmant cette année, c'est que d'habitude, pour les fabricants, quand il y a une matière qui flambe, il y en a toujours une autre qui est raisonnable", déclare Pierre Commere, délégué général pour l'industrie du poisson à l'Adepale (Association des entreprises de produits alimentaires élaborés). Or, cette année, les trois principales denrées poissonnières vendues en conserves sont "pour la première fois (...) toutes touchées", selon la profession.

Le cours du thon albacore, par exemple, a "grimpé de 30%" depuis le début de l'année. Même phénomène d'inflation pour les maquereaux, de l'ordre de "+35% par rapport à la saison 2015-2016". Les sardines, elles, ont pris près de 50% en moyenne sur la période juin-août 2016 par rapport à la même période en 2015.
Des causes multiples
Cette alerte des conserveries fait suite à un premier cri d'alarme: il y a dix jours à peine, les professionnels du saumon fumé ont fait état d'un bond de 50 à 60% du prix moyen de leur matière première entre 2015 et 2016, évoquant une possible "pénurie" pour les fêtes de fin d'année, une période cruciale pour leur activité.

De nombreux facteurs sont avancés pour expliquer ces hausses: outre le changement climatique et ses conséquences sur la réserve halieutique (température des eaux, croissances planctoniques, migrations, etc), la hausse du gasoil, le surcoût lié à l'instauration d'une pêche responsable et l'augmentation du cours de l'huile d'olive -ingrédient de base pour les conserves- sont également évoqués. Entre juin 2014 et juin 2016, le prix de l'huile d'olive "a progressé de 30%", rappelle ainsi la profession.
Quelques centimes de plus
Lorsque les producteurs ont négocié avec les distributeurs pour l'année 2016, la profession sortait "de quelques mois de baisse assez nette" des cours du poisson, explique Amaury Dutreil, directeur général de Petit Navire. "On a eu une gueule de bois assez monumentale au mois de mars, quand ça s'est retourné. Depuis, ça n'arrête pas", souffle-t-il, fataliste.
Lors des prochaines négociations annuelles, qui doivent démarrer fin décembre, il espère répercuter une hausse de prix de quelques centimes, qui permettrait d'absorber cette hausse des coûts et ne changerait selon lui "pas grand-chose" au volume de consommation de ces produits.
D'autant que les conserves de poissons "restent aujourd'hui parmi les protéines animales les plus qualitatives et les moins chères pour le consommateur", abonde Jean-François Hug, directeur général de la maison Chancerelle, qui produit notamment les sardines Connétable.

Des suppressions de postes "possibles"
Mais Amaury Dutreil est assez pessimiste: "le contexte actuel de très forte déflation", laisse selon lui "présager des négociations qui vont être dures". Il n'y a pour l'instant pas eu de mesure sociale dans son entreprise et aucun licenciement n'est envisagé, mais il reconnaît que "si rien n'avance", des suppressions de postes sont de l'ordre du "possible".
"Nous n'envisageons pas pour le moment de réorganisation de travail", déclare pour sa part Jean-François Hug, qui emploie 500 personnes à Douarnenez. Il estime toutefois que son entreprise ne peut "pas assumer seule la forte hausse des coûts de production".
Dans ce secteur, où les marges sont "déjà très écrasées", selon Amaury Dutreil, le coût de la boîte de conserve est "à 70% lié au poisson", rappelle-t-il.
in L’express styles : http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/les-prix-des-conserves-de-poissons-vont-augmenter_1850906.html


Parmentier s'y met !

Les sardines à l'huile en boîtes transparentes, c'est parti ! Mais attention, pour le moment elles viennent de Lettonie ou de Pologne… Et bien sûr elles n'ont de sardines que le nom. Ce sont en fait des sprats, avec un délicieux goût fumé. Rien à voir donc avec les bretonnes à l'ancienne …


Recette riche en protéines

Une entrée rapide qui fera aimer les sardines à nos 
enfants !

INGRÉDIENTS (pour 4 gourmands)
    •    8 œufs
    •    8 à 10 sardines (sorties de la boîte)
    •    4 carrés frais ou fromage crémeux
    •    ½ citron vert bio
    •    1 c à soupe d’huile d’olive
    •    1 c à café de piment d’Espelette

PRÉPARATION
    1.    
On fait cuire les œufs 10 mn jusqu’à ce qu’ils deviennent durs puis on les écale. On les coupe en deux verticalement. On réserve les jaunes de trois d’entre eux pour « le mimosa » et on met les cinq autres dans un bol. On ajoute les sardines, le fromage crémeux, le jus du citron, le piment d’Espelette, l’huile d’olive. On sale et on poivre.

    2.    
On écrase à la fourchette jusqu’à l’obtention d’une pâte crémeuse. On remplit les demi-blancs d’œufs avec cette préparation et on les referme afin de leur redonner leur forme initiale. On les dispose dans un grand plat.
    3.    
On met les jaunes réservés dans une petite passoire et on les écrase avec la fourchette au dessus des œufs farcis pour les recouvrir de « mimosa ».



No comment


Comment les espadons chassent les sardines

Les espadons arrivent plus facilement à attraper des poissons lorsqu’ils sont en groupe : ils blessent à plusieurs reprises les poissons, facilitant ainsi leur capture.


COOPÉRATION. L’union fait la force, surtout quand il s’agit de chasser. Et les espadons semblent l’avoir bien compris ! Des chercheurs suédois et suisses ont analysé la méthode de chasse de ce poisson à partir de vidéos et d’observations comportementales dans une étude publiée dans The Royal Society en novembre 2016. Grâce à des modèles mathématiques, ils ont pu montrer que les espadons attrapaient davantage de sardines (par individu) lorsqu’ils chassaient en groupe que lorsqu’ils étaient seuls. Résultat étonnant quand on sait qu’un groupe peut être composé de 6 à 70 membres !

A suivre ici 
video

Sur le fil : expo Nadine Morel

Sur le fil
Nadine Morel expose son travail du 3 au 26 novembre à Dijon, médiathèque de Saint-Apollinaire. Depuis 25 ans, la sardine reste "sur le fil" dans une oeuvre bouleversante qui nous parle du temps, du silence et de leurs traces…


Maroc : Mouhcine Fikri et les sardines

Al Hoceima: pourquoi le prix de la sardine est passé de 25 à 7 DH ?

Par Younès Tantaoui le 04/11/2016 à 13h27 (mise à jour le 04/11/2016 à 14h31)

Avec la disparition des intermédiaires au niveau du port d'Al Hoceima, les prix de la sardine ont été divisés par trois pour atteindre 7 DH le kilogramme jeudi après-midi.
On note une forte chute des prix des sardines à Al Hoceima. Jeudi, sur les principaux souks de la ville, la sardine était vendue entre 7 DH et 8 DH le kilo, au lieu de 25 DH avant l’affaire Mouhcine Fikri.

Ce vendredi, alors que le marché n’a pas été approvisionné puisque que les sardiniers ne travaillent pas le jeudi, les prix sont remontés à 12 DH, mais restent très loin de leur niveau habituel.

Interrogés par le360, des vendeurs de poissons expliquent cette baisse des prix par deux facteurs. Le plus important est «la disparition des intermédiaires depuis le décès tragique de Mouhcine Fikri». Cette information nous a été confimée par une source sécuritaire au port d'Al Hoceima.

En effet, l’enquête sur l’affaire du poissonnier décédé tragiquement il y a une semaine a démontré l’implication d’intermédiaires dans le commerce de poissons interdits à la pêche, comme l’a relaté précédemment le360.

Selon les poissonniers, plusieurs de ces intermédiaires auraient préféré s’éclipser en attendant que l’affaire soit close. Les marges qu’ils avaient l’habitude d’appliquer ont donc été supprimées et n'apparaissent plus dans les prix de vente finaux aux consommateurs.

De même, il s’avère que beaucoup de ces intermédiaires travaillaient avec des grossistes qui commercialisaient le poisson en dehors de la ville d’Al Hoceima.

Du coup, avec leur absence, toutes les captures des sardiniers se sont retrouvées jeudi dernier sur le marché local, créant une offre surabondante comparée à la demande.

«Si lors de la matinée de jeudi les prix oscillaient toujours entre 13DH et 15DH, dès l’après-midi, ils se sont effondrés, les vendeurs voulant à tout prix se débarrasser de leur marchandise», indique une source sur place.

Par ailleurs, des pêcheurs interrogés au niveau du port d’Al Hoceima nous ont rapporté qu’avec le deuil observé par plusieurs pêcheurs, suite au décès de Mouhcine Fikri, d’autres pêcheurs opportunistes qui avaient l’habitude de pêcher en dehors d’Al Hoceima sont revenus, contribuant à leur tour au renforcement de l’offre sur le marché une fois l'activité revenue à la normale.

Par Younès Tantaoui

Des sardines contre les profanateurs au Congo

in Agence de presse du bassin du Congo

Couleurs de chez nous : Boîte de sardines dans le cercueil ! 

Cocasses et tristes, telles sont les couleurs de ce jour. Cocasses comme pratiques que nous rapportons ici. Tristes parce qu’elles n’honorent pas nos morts. De quoi s’agit-il pour ne pas vous tenir la dragée haute ?

Allusion aux procédés auxquels recourent de plus en plus les Congolais pour protéger les dépouilles mortelles des leurs. Ceci, contre certains individus aux appétits maléfiques mal dissimulés et sur fond de mercantilisme débordant.
En effet, les bruits de la cité évoquent des individus aux ambitions lugubres qui écument les cimetières, de nuit, à la recherche des corps ensevelis. Objectif : les déterrer pour en extraire ou prélever les os ou certaines parties. En clair : on est face à un supposé commerce des organes humains. Vrai ou faux ?
Cette pratique, qui dure depuis quelques années déjà, contraint les familles congolaises à user des méthodes diverses pour éviter la profanation des cadavres des leurs. L’une des parades consiste à déverser le contenu d’une boîte de sardines sur le corps du défunt au moment de l’inhumation.
Proie facile de la rumeur, et même de l’intoxication, certains Brazzavillois, pour assurer un « repos éternel et tranquille » aux leurs, optent pour des inhumations au village. Ici, l’esprit communautaire aidant, les bonnes mœurs résistent encore et, avec elles, les traditions.
Mais pourquoi verser la sardine sur le cadavre ? Les réponses, sans convaincre, laissent supposer que la sardine avec l’huile qui y est répandue, annihile et annule la valeur mystique de l’organe recherché. De la sorte, le corps perd ses pouvoirs et ne peut plus attirer les fameux marchands d’organes.
En réalité, la sardine est un procédé parmi tant d’autres pratiques expérimentées.  
Ce qui est vrai c’est que quelles que soient les convictions et croyances, cette façon de « déshonorer » nos morts devrait interpeller la conscience collective. Les pouvoirs publics, en premier, car ils ont la mission de sécuriser la cité et les populations. Ensuite la population qui, faute d’éducation, verse dans des croyances aveugles.
Pour mémoire, et à la charge de cette même population, on peut évoquer le scandale né du phénomène d’oxydation observé sur le monument situé au rond point de Moungali. La coulée du liquide a été interprétée de pratique de magie.  Les commentaires entendus avaient mis à nu la naïveté de certains habitants que des médias, en mal de productions digestes, manipulent à souhait.
Que n’a-t-on pas dit de la sortie d’abeilles le 1er novembre dernier dans un cimetière de Brazzaville ! Une autre couleur bien de chez nous. SOS ! ./-

Van Francis Ntaloubi