Méfiez-vous des contrefaçons !




Attention !
Un musée de la sardine peut en cacher un autre…

Il ne manque pas d'air, le futur musée rétais de la sardine en se faisant de la pub (mensongère),  avec des images prises au Musée imaginaire de la sardine, une expo vue par des millions de personnes depuis 1992 !
Qui  veut-il tromper en créant la confusion ?
Jusqu'où faudra-t-il aller pour dénoncer l'imposture ?
A suivre…

Robert Sardin : un nouveau venu dans la galaxie

Parmi les sardines et les sardins Robert s'affiche aujourd'hui devant la célèbre veuve Ponsardin plus connue sous le nom pétillant de Cliquot, mais dans le cyclisme à Dijon…


Maison de la sardine


Guillaume LONG : une sardine à la mer



Avant de devenir le blogueur-gourmet (cf. À boire et à manger) que tout le monde connaît et apprécie, Guillaume Long a dû apprendre les bases de son savoir-faire. Comme beaucoup, il a été étudiant, aux Beaux-Arts plus exactement. De ces études studieuses, il avait tiré deux albums autobiographiques, Comme un poisson dans l’huile et Les sardines sont cuites (Vertiges Graphic, 2002 et 2003). Ici Même lui donne aujourd’hui la possibilité de revenir sur ces années douces avec Une sardine à la mer, une édition intégrale augmentée de plusieurs récits inédits et révélateurs.

Dans ces premières œuvres maladroites et très influencées par Lewis Trondheim (période début de l’Association), Long raconte avec moult auto-dérision les deux années qui ont été cruciales pour son avenir et dresse précisément l’état de doute et d’excitation dans lequel il se trouvait à cette époque. D’apprenti artiste désirant se diriger vers le cinéma, il devient au fil des pages bédéiste. À ce propos, la progression de son dessin et de sa mise en scène sont très perceptibles entre le début et la fin de l’ouvrage.

Et puis, il y a l’humour, il est excellent et il y en a beaucoup. L’angoisse maladive du héros, la galerie de portraits hauts en couleurs (coreligionnaires et corps enseignant, tous semblent sortir d’un quelconque enfer), les moments de questionnement et, finalement, toutes les anecdotes que la vie estudiantine génèrent invariablement. Résultat, le lecteur oublie rapidement les petits défauts de cette fable initiatique et, à la place, s’amuse énormément devant ces pérégrinations pédagogiques et l’histoire d’amitié sans lendemain entre Guillaume et Rémi, le complice amateur de land-art et grand destructeur de forêt.

Il est toujours intéressant de connaître les origines d’une vocation et les fondations sur lesquelles un auteur s’est construit. Une sardine à la mer joue littéralement ce rôle pour Guillaume Long. Plus important encore, il s’agit également d’une lecture hilarante mêlant habilement et sans en avoir l'air l'intime et le trivial. Par A. Perroud

Recette sophistiquée

A La Rochelle, Christopher Coutanceau, cuisinier-pêcheur responsable

Doublement étoilé Michelin, le chef du restaurant gastronomique « Christopher Coutanceau » et du bistrot marin la Yole de Chris à La Rochelle a été distingué « Prix de la gastronomie durable 2019 » par le guide rouge. Il nous donne ici l'une de ses recettes signature, les Sardines de la tête à la queue, ormeaux confits et sa glace aux bouffis (Pour 8 personnes)


Recettes de chefs

Des sardines (et des assiettes) pour le jury du festival de Cannes…

Signé Christian Sinicropi : ici


Quand les rillettes de sardines d'Yves Camdeborde n'inventent rien ! c'est ici !


Et chez Laurent Mariotte, (ici) c'est pire, mais tellement facile de faire mieux !






Ramadan : la sardine flambe au Maroc

 
Il est près de dix heures ce lundi 6 mai, à la veille du ramadan, au marché Zitoune, sur le prolongement de la rue Soumia à Casablanca.
 
 
Les prix de certaines denrées les plus consommées pendant le mois sacré sont passées du simple au double. Voire au triple.
 
 
Tenez-vous bien: les… (la suite ici)

Pêche à la traine

La pêche à l’«eissauga»

  • Écrit par  Raymond Bizot
  • dimanche 5 mai 2019 10:08
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 Pêche à la senne sur la plage de Menton. PHOTO dr Pêche à la senne sur la plage de Menton. PHOTO dr

L'« eissauga » (prononcer « éissaougue »), ou pêche à la traîne, a été longtemps pratiquée sur toute la côte méditerranéenne.

La pêche à la traîne, à la senne ou seine, a longtemps été pratiquée sur toute la côte méditerranéenne. Dans notre région, c'est la pêche à l'eissauga. L'eissauga est un long filet formé d'une grande poche munie de deux ailes et de cordages. C'est également le nom donné au bateau qui est utilisé pour traîner le filet.
La partie centrale de l'eissauga, en forme de sac, est appelée le chaudron ou la marga (prononcer margue). C'est là que vont se concentrer les poissons lorsque le filet sera retiré. C'est un véritable filet traînant qui drague les fonds sableux ou herbeux. On va le placer en mer pour le tirer ensuite vers la terre au moyen de cordages.
Cette technique de pêche qui consiste à capturer les poissons en les encerclant avec un filet est l'une des plus anciennes, largement pratiquée sur les côtes méditerranéennes. Les Égyptiens l'utilisaient déjà 2 500 ans avant Jésus Christ.
« Les pêcheurs de Cassis pratiquaient plus spécialement la pêche à l'eissaugue, sorte d'immense senne comprenant une vaste poche avec deux bras, filet traînant tiré de terre au moyen de cordages. Le sac avait souvent plus de 36 mètres de long et une gueule de plus de 20 mètres d'ouverture ; les ailes mesuraient chacune 130 à 140 mètres. Avec parfois plus de 1 500 mètres de corde, quinze hommes suffisaient à peine à manier cet engin jeté à une grande distance du rivage. Chargé souvent de 1 500 kilogrammes de poissons, il ramenait à la fois les pièces sédentaires et les migratrices, telles que les sardines. On pouvait voir l'eissaugue ramener exceptionnellement en une seule fois plus de 30 quintaux de ces clupées vagabondes. Cet art de pêche était l'un des plus grands pourvoyeurs du marché marseillais ; il avait l'avantage de fournir le poisson le plus frais, puisqu'il arrivait vivant sur la plage. D'autre part, lesté avec mesure, cet engin effleurait le fond sans le draguer et il passait pour le plus inoffensif des filets traînants. » *
Le filet est déposé sur un bateau à fond plat qui peut s'avancer jusqu'au ras de la plage,

(La suite ici…)

Sardines marseillaises en 1865

La pêche à la sardine, ce «pain de la mer» des pauvres

  • Écrit par  Raymond Bizot
  • dimanche 28 avril 2019 10:39
En 1865 Martigues comptait 1700 pêcheurs qui travaillaient sur 621 bateaux. PHOTO DR En 1865 Martigues comptait 1700 pêcheurs qui travaillaient sur 621 bateaux. PHOTO DR

3510 pêcheurs travaillaient à Martigues, Marseille et La Ciotat en 1865. Dans leurs filets, beaucoup de sardines et d'anchois même s'ils attrapaient aussi des thons, des maquereaux et des poissons de roche

Les industries liées à la mer ont longtemps été florissantes sur toute la côte : pêche, construction des embarcations, salines, fabriques de voiles, confection des filets...
On dénombre en 1865, 621 bateaux de pêche à Martigues pour 1700 pêcheurs, à Marseille 555 embarcations et 1256 pêcheurs et à La Ciotat 227 bateaux pour 554 hommes.
Dans les ports méditerranéens, la pêche est restée artisanale et concerne la petite pêche avec, essentiellement, des bateaux de taille modeste pour des sorties à proximité des côtes qui n'excèdent pas la journée ou la nuit et dont le produit est destiné à la vente directe.
À l'opposé, la grande pêche emmène les pêcheurs plusieurs mois en pleine mer, comme au large de l'Islande ou de Terre-Neuve pour capturer la morue et, entre les deux, la pêche hauturière : des chalutiers qui s'éloignent des côtes pour dix à quinze jours.
Antoine Fortuné Marion, créateur du Laboratoire de zoologie marine d'Endoume, note dans ses Recherches sur la sardine en Méditerranée, à la fin du XIXe siècle : « Un bateau sardinaou est…
(la suite ici)

La SNCF et les sardines…

Quand il s'agit d'aller à Marseille pour Pâques…

Sardines de Noirmoutier sous l'Occupation

La soupe à la sardine de luxe préparée par des barbares…


Sardines de Marseille autrefois

Marseille, sur les quais, au retour de la pêche

  • Écrit par  Raymond Bizot - dimanche 21 avril 2019 08:02 in lamarseillaise .fr


Pour se nourrir, l'homme a toujours chassé, cueilli, gratté, déterré... et pêché, si son lieu de vie se trouvait sur le littoral, à proximité d'un lac ou d'une rivière. D'abord activité de subsistance, la pêche « commerciale » se développe au cours du Moyen Âge. Les villes côtières se spécialisent, donnant naissance aux corporations de pêcheurs.

L'histoire de la pêche se confond avec celle de l'homme. Sans doute capture-t-il d'abord les poissons à la main dans des trous d'eau. Il utilise ensuite la lance ou le javelot avec, lié à l'extrémité, un silex taillé, puis le harpon en bois de cerf ou en os.
Au Néolithique, il fabrique des hameçons en corne, en os ou en nacre, creuse des troncs d'arbre pour en faire des embarcations et utilise des filets auxquels il accroche des galets pour les lester.
« La pêche est nécessairement le premier moyen que les hommes habitant les bords de la……………
(la suite ici )

Quand les Girondins se lâchent…


Guillaume Long remet le couvert… avec votre aide


A découvrir sur kisskissbankbank… et ICI

En 2002, Guillaume Long publiait Comme un poisson dans l'huile, une bande dessinée autobiographique racontant ses années passées aux Beaux-Arts de Saint-Étienne. Par la suite, l'auteur continuait l'histoire avec Les sardines sont cuites, puis était publié chez Gallimard pour sa série À boire et à manger. Aujourd'hui, l'auteur revient aux sources en publiant la suite de ses aventures aux éditions Ici même.
Sauf qu'être un petit éditeur dans ce marché de la BD dominé par des mastodontes, ce n'est pas toujours facile. C'est pourquoi Ici même a décidé de faire appel au financement participatif pour publier ce nouveau projet. Il s'agira d'un recueil intitulé Une sardine à la mer, comprenant les deux premiers albums, plus un troisième racontant sa vie après être sorti de l'école.
L'album est disponible dès 25 euros de dons. En donnant plus, les contributeurs auront la possibilité de recevoir d'autres publications du catalogue Ici même telles que Bionique de Koren Shadmi, Icône de Simon Schwartz ou encore La Partition de Flintham de Barbara Baldi. Rendez-vous sur KissKissBankBank pour soutenir le projet !

Les sardines de la fin du monde en Californie…


A découvrir ici dans Les jours, journal de collapsologie

Printemps de la sardine à St-Gilles-Croix-de-Vie

À Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le 2e Printemps de la Sardine annoncé du 10 avril au 4 mai

La 2e édition du Printemps de la Sardine, à la Criée de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, va bientôt vivre sa seconde édition. Elle s'étalera sur trois semaines, du 10 avril au 4 mai.

Cette manifestation lancera la saison. En effet, le petit poisson bleu arrive au port au printemps de chaque année. La sardine, au « label rouge », a été officiellement inscrite à l’inventaire immatériel et culturel de la France à l’Unesco.
Saint-Gilles-Croix-de-Vie est le seul port français labellisé « Site Remarquable du Goût ». Annuellement, ce sont 3 000 tonnes pêchées entre avril et septembre…
L’Office du Tourisme de Saint-Gilles va coordonner les actions des différentes activités : pour le second Printemps de la Sardine, rendez-vous est pris du 10 avril au 4 mai. Cette année sont associées les communes de Brétignolles-sur-Mer, de Brem-sur-Mer, Saint-Hilaire-de-Riez.

 

Les sardines de la colère au collège

Au Plessis-Trévise, les parents et personnels du collège Camus ont organisé une opération sardines au sens premier du terme et collecté plus de 300 boîtes qu'ils ont portées aux Restos du coeur de Champigny-sur-Marne!
Les initiatives des parents et enseignants se poursuivent dans un certain nombre de collèges pour réviser leur dotation horaire globale (DHG), qui correspond à l’enveloppe d’attribution des heures de cours dans l’établissement à la rentrée 2019. Alors que le collège Camus compte 760 élèves, les parents s’inquiètent de classes à 29 et 30 élèves l’an prochain. Ce mercredi 20 mars, une délégation était reçue par la direction académique, à Créteil, pour exposer la situation. L’occasion de lui remettre une pétition de près de 600 signatures et une lettre de la conseillère départementale. Une nouvelle évaluation de la situation devrait avoir lieu en fonction de l’évolution des effectifs.

Décidés à allier mobilisation et humour, enseignants et parents ont organisé une performance sur le parvis de l’inspection, pendant la réception de la délégation. Un professeur a été recouvert de boîtes de sardines et des messages ont été tracés au sol à l’aide des boîtes de conserve. Quelque 100 kg de sardines en boite ont ensuite été apportées aux Restos du coeur de Champigny.



Cryptomonnaie : MySardines se jette à l’eau

Charlotte Ripetti, comment est née l’idée de MySardines? 
Charlotte Ripetti. – «L’effervescence des cryptomonnaies a poussé de nombreux investisseurs à s’y intéresser.
Une nébuleuse entoure pourtant ce marché, au point que beaucoup peinent à y comprendre quelque chose. Nous avons donc décidé de créer un ‘utility token’ qui serait adossé à un produit physique valorisé avec les années.
Investir dans le vin n’étant pas à la portée de tout le monde, l’investissement initial étant souvent très élevé, nous avons donc choisi la sardine en boîte comme valeur étalon.
Quel est le principe de MySardines? 
…/… la suite ici

Des sardines pour les sans-toît

Depuis plus d'un an, un collectif du sud-Luxembourg "Des sardines pour les sans toit ", vient en aide dans l'urgence aux sans-abris d'ici ou d'ailleurs. Le principe est simple, déposer dans une boîte - style boîte aux lettres, des sardines et des mouchoirs en papier. Chaque mois les dons sont de plus en plus conséquents et sont redistribués là où les besoins sont les plus urgents. Tout a commencé avec une boîte de collecte et aujourd'hui, on en compte une trentaine dans la région. Un millier de boîtes de sardines sont récoltées chaque mois. Elles sont ensuite distribuées auprès des réfugiés, à Bruxelles, Paris ou Calais (via le collectif wallon d'aide aux réfugiés) mais aussi auprès des SDF à Arlon, à l'abri de nuit d'Arlon et au resto du coeur. Dominique Graisse est l'initiateur de ce projet solidaire et nous explique comment il a eu l'idée de récolter des sardines :
"Les sardines au départ c'était pour qu'elles rentrent dans ma boîte. Puis finalement, on s'est rendu compte que la sardine c'est très protéiné, c'est transportable, les migrants peuvent les mettre dans leurs poches, et les manger avec un bout de pain, sans couverts..."


Sardines de Lorraine


Thionville - Insolite A Thionville, mySardines.com prépare des sardines à la sauce cryptomonnaies

Mélanger cryptomonnaies et sardines à l’huile, la recette n’apparaît pas très évidente. Pourtant, David Del Bourgo y croit, lui. Il a même décidé de monter mySardines.com pour donner vie à cette idée.

 

L’histoire commence un peu comme une charade : « Quel est le rapport entre les cryptomonnaies et les sardines ? ». Eh bien David Del Bourgo, fromager et vendeur de vins à Thionville, a la réponse : mySardines.com. « L’idée est de démocratiser les cryptomonnaies. De les rendre accessibles à tout un chacun. »
Là où certaines cryptomonnaies, comme le Bitcoin, créent de la valeur à partir de calculs informatiques appelés “minages”, mySardines.com repose sur un produit beaucoup plus terre à mer : la sardine millésimée. « L’idée n’est pas venue toute seule. Avec un ami travaillant dans les nouvelles technologies, Jérôme Grandidier, nous parlions de cryptomonnaies. Nous avons fini par nous demander “pourquoi ne pas faire ça avec un produit alimentaire ?” »
Après quelques tâtonnements et recherches, la sardine semble être une option viable. « Certains investissent dans le vin, et la sardine millésimée se conserve tout aussi bien, si ce n’est mieux. La conserve est hermétique. De plus, on estime que sa valeur augmente de 15 à 30 % par an. C’est comme ça qu’avec Jérôme et Charlotte Ripetti, nous avons monté mySardines.com. »
Dans les faits, les investisseurs dépenseront des euros réels pour acheter des Sard, du nom de cette monnaie, chaque Sard valant une boîte de sardines. Les boîtes prenant de la valeur avec le temps, celle du Sard variera en conséquence. « Chaque Sard est crédité sur ce qu’on appelle un wallet , un porte-monnaie électronique et sécurisé centralisé sur une petite carte. L’avantage d’utiliser un produit physique, c’est qu’on pourra toujours récupérer ses sardines si on souhaite se retirer ». Les Sard, eux, pourront être revendus sur les plateformes d’échange idoines. Le suivi des transactions étant assuré par une blockchain comme pour beaucoup d’autres cryptomonnaies.
Afin de présenter leur projet, David et ses deux comparses se sont rendus au Consumer and electronics show de Las Vegas, sélectionnés parmi plusieurs start-up par l’hébergeur Luxfactory. « Les retours ont été très positifs. Des gens de la Silicon Valley s’étonnaient que personne n’y ait pensé avant ! »
Avec un lancement officiel prévu dans les mois à venir. « Le temps de faire une levée de fonds et de permettre aux premiers investisseurs de rejoindre l’aventure. On pensait à lancer ça le 1er avril. Rapport à la sardine. »
David HOURT

La sardine à l'honneur dans Libération du 17 janvier 2019

Tu mitonnes

Et vogue la sardine à l'huile

Par Jacky Durand

Chaque semaine, passage en cuisine et réveil des papilles. Aujourd’hui, ode à la conserve du petit poisson bleu bon à manger et bon à penser, comme aurait pu dire Claude Lévi-Strauss.


Dieu a inventé les sardines à l’huile pour tous les jours et tous les continents du monde. On ne se contente pas de manger le petit poisson bleu. On embarque dans sa boîte pour un voyage au long cours ou un bref canotage. Car ce frêle esquif de métal blanc et son contenu autorisent tous les songes, toutes les fugues.

Le soleil d’Afrique

On est un soir de pavés mouillés au sortir du métro. Humeur de janvier et faim indécise. Amar l’épicier insomniaque baille d’ennui dans sa cambuse qui embaume la soupe de légumes secs au cumin. La nuit sera longue au pays des crapauds venus acheter une canette au compte-gouttes et une cigarette à l’unité. On lui soutire des sardines à la harissa du phare du Cap Bon. Rien que la boîte est déjà un mirage d’hiver. Il y a le jaune du soleil d’Afrique, la mer bleue comme sous les tropiques et le rouge des piments qui encadrent le phare en médaillon. Ce n’est pas un contenant, c’est un continent où l’on imagine des peuplades captivantes. Lévi-Strauss, sors de cette boîte, toi qui disais «Il ne suffit pas qu’un aliment soit bon à manger, encore faut-il qu’il soit bon à penser.»

Le port d’Alger

Avec la sardine à l’huile, on est servi. Flairer la boîte, c’est déjà un conte. Une histoire de sardines grillées avec du piment, une fin de nuit dans le port d’Alger. Parfums outranciers de mazout brûlé, de marée fatiguée et de tabac chaud. Une autre fois, c’est un soir frisquet dans le vieux port de Marseille. Bistrot clairsemé et terrasse déserte. On commande une assiette de sardines sans trop y croire. Elles débarquent comme une pluie d’étoiles au mois d’août. Parsemées de gros sel qui est le condiment de la faim. Rien à saucer. Mais tout à bouffer : la tête, les tripes, la queue et même les arêtes. Jusqu’à la dernière miette jusqu’à l’ultime baiser déposé par le sel sur les lèvres. Une autre fable qui surgit comme un poisson volant : il y a longtemps, longtemps, des sardines achetées au bord du Rhin. L’exotisme au pays du rollmops. Et une lubie de recette arrachée dans un vieux magazine débusqué dans la salle d’attente d’un médecin. Videz les sardines, les farcir d’un hachis d’herbes (menthe, persil, thym…), les rouler dans la farine puis l’œuf battu avec une pointe de sel et de poivre. Les faire chanter dans la poêle jusqu’à ce qu’elles soient dorées comme une naïade levantine. A déguster avec les doigts, du gros pain et un blanc un peu frais et pas prétentieux.

Une pièce de théâtre

Ouvrir une boîte de sardines, c’est comme attendre les trois coups avant le début d’une pièce de théâtre. On brûle de savoir ce qu’il y aura derrière (la suite)

La Turballe : des sardines emballées en mer

Ludovic Le Roux, pêcheur à La Turballe, vient d'investir 150 000 € dans une ligne conditionnement mobile. Il peut désormais emballer ses sardines directement sur son bateau.

« Aujourd’hui, nous sommes trop nombreux à pêcher la sardine à La Turballe, trouver de nouveaux marchés est devenu une nécessité. » Pour cela, Ludovic Le Roux, marin pêcheur à la tête de l’entreprise turballaise Celejeanne, spécialisée dans le poisson bleu depuis 2007, compte sur sa nouvelle ligne de conditionnement mobile. Une première sur le port de La Turballe.
« Grâce à cet équipement, les sardines sont emballées à bord dans des petites caisses et expédiée dès la débarque », précise le pêcheur qui emploie 14 salariés sur sa paire de chalutiers pélagiques le Cintharth et le Marilude.
Il vient de recevoir une aide des Fonds européens pour les affaires maritimes et la pêche (Feamp) de 58 556 € et de 19 518 € de la Région pour financer ce procédé innovant qui lui a coûté 156 149 €.

Un prix doublé

Sorti du chalut, le poisson passe en cuve d’eau réfrigérée située à l’arrière du bateau pour une première descente en température. Puis il est conditionné en caisses polystyrènes glacées de 4 kg.
Avec la glace paillette, le poisson continue à descendre en température pour atteindre 1 °C en 20 minutes.
Pas de manipulation, ni de risque de rupture de froid, et la livraison en fin d’après-midi d’une sardine pêchée au petit matin sont autant d’arguments qui ont déjà convaincu les poissonniers et acheteurs des grandes enseignes. Trois sont déjà intéressées. Un commercial a été spécialement recruté pour trouver d’autres marchés. Une bonne nouvelle pour le pêcheur, qui avec ce procédé, double le prix de vente du petit poisson bleu.
En conserverie, on les vend 0,83 € le kilo contre 1,60 € pour la grande distribution. …/…

 

Des sardines japonaises envahissent une île russe des Kouriles…



Des milliers de sardines se sont échouées sur les rives de l'île russe d'Itouroup, la plus grande île de l'archipel des Kouriles.