Concarneau. Voyage au cœur des conserveries Gonidec

(où l'on apprend l'origine du nom des meilleures sardines de Bretagne…)

En 1959, les Mouettes d’Arvor prennent leur envol à Concarneau, depuis elles ravissent les papilles des Concarnois et des voyageurs de passage. Rendez-vous au cœur de la fabrication.
La conserverie Gonidec, plus connue sous le nom des Mouettes d’Arvor est une entreprise familiale, comme nous l’explique Jacques Gonidec. « Elle a été créée par mon père et mon grand-père en 1959, à l’époque où beaucoup de conserveries du coin fermaient, à cause de la raréfication du poisson, de la volonté des usines de se spécialiser, de la création de la grande distribution… À côté de cela, l’entreprise Saupiquet rachetait beaucoup d’usines pour obtenir plus de quotas de pêche. L’usine ou mon grand-père travaillait a donc été rachetée, et lui et ma grand-mère, qui était une femme de caractère, ont décidé de monter leur propre usine à Concarneau, dans la cave de leur maison. ». C’est ainsi que sont nées les Mouettes d’Arvor.
Mais d’où vient ce nom d’ailleurs ? « Quand l’entreprise a été créée, le nom de Gonidec était déjà déposé. Mon grand-père jouait à l’époque dans l’équipe de football qui s’appelait « les Mouettes d’Arvor », il aimait le nom, et après avoir demandé l’accord du curé du coin qui supervisait l’équipe de foot, il a pu le donner à son entreprise. ».
Une entreprise locale
L’entreprise, totalement locale, a donc fait de la sardine son produit de prédilection. Et la route de ces sardines est tout ce qu’il y a de plus concarnoise, depuis la pêche jusqu’à la mise en boîte. Pendant la saison de la sardine, c’est-à-dire de mai à novembre, l’entreprise a besoin de mains supplémentaires, l’effectif est donc renforcé jusqu’à 80 personnes. Elles s’occupent des différentes étapes de la transformation des sardines, du filet de pêche à la boîte de conserve.
« La sardine est débarquée à la criée après la pêche, et l’usine est réapprovisionnée à 7h du matin, un jour sur deux, explique Jacques Gonidec. Elle est ensuite plongée dans un bain de saumure composé d’eau et de sel. Après quoi, les ouvrières enlèvent une à une la tête et les boyaux de chaque sardine. Puis le poisson est installé sur une grille ou il est nettoyé, séché et cuit à l’huile selon la technique de Nicolas Appert. Une nuit d’égouttage est souvent nécessaire avant que les sardines ne soient mises en boîte, avec la queue taillée. On trouve entre 4 et 12 sardines par boîte de 115g selon la taille. Les boîtes sont finalement stérilisées pour permettre une conservation de 5 à 10 ans. ».
Ne pas perdre son âme
Chez Gonidec, l’accent est mis sur la fabrication des produits à la main. « Il existe des machines qui pourraient faire le travail des employés, mais à l’arrivée, l’entreprise perd son âme. Nous avons réussi à survivre, car nous privilégions la qualité, précise le petit-fils du créateur. Toutes les étapes ont été préservées. On a changé l’environnement et le matériel qui s’est amélioré mais les sardines à l’huile d’olive que nous vendons aujourd’hui sont les mêmes qu’en 1959. »
Les Mouettes d’Arvor comptabilisent aujourd’hui 120 produits, en comptant les sardines, le thon, le maquereau et les tartinables. Ils se renouvellent tous les ans en proposant de nouvelles recettes. En 2015, il s’agissait des sardines au thym et au basilic, et des sardines à la Luzienne. Et quand on demande à Jacques Gonidec s’il continue de manger ses produits régulièrement, il nous répond qu’il « faut absolument saucer les fonds des boîtes de conserve quand on en mange à l’apéritif, comme lui ».
Marylou MAGAL. in Ouest-France 26/08/2016

"Confessions d’une sardines sans tête", de Guy Alexandre Sounda

« Confessions d’une sardines sans tête », de Guy Alexandre Sounda
publié par Joss Doszen mardi 16 août 2016 in AgoraVox

"Dans cette ville chacun cache ses emmerdes comme il peut et arbore ses joies comme il se doit, seul compte le bonheur avec toutes ses odeurs. Le déboire effraie."







J’ai eu l’occasion de croiser l’auteur, Guy Alexandre Sounda, qui nous propose ses "Confessions d’une sardine sans tête", Joli titre en passant, en 2010, quand dans ma période de boulimie théâtrale je squattais toutes les salles sombres - pas chères - de Paris. Il jouait, en seul-sur-scène, son texte "Le fantôme du quai d’en face", et j’avais beaucoup aimé le spectacle. J’étais donc assez curieux de voir ce qu’un bon comédien pouvait donner quand il se glissait dans la peau d’un romancier.
J’entre donc dans ce récit avec une - très - légère appréhension car les romans écrits par des hommes de théâtre ne sont jamais neutres, ont souvent de très forts parti-pris stylistiques qui peuvent vous désorienter. Perso, j’aime ça, mais un choix de style puissant c’est aussi synonyme de quitte ou double. Disons le déjà, le voyage dans le crâne de Guy Alexandre Sounda m’a transporté !

« Je hais ce passé-là : il abonde de creux gadouilleux où je risque de sombrer chaque fois que je m’y promène. Je préfère mon présent, même si pour le moment il n’est attifé que de défroques, au moins je peux le saisir, le clouer au mur, le regarder de près, lui sommer de se magner les fesses et lui casser la gueule en cas de refus. Tandis que ce passé-là... Impossible de le changer ni de le défaire. »

Le récit repose sur le monologue réminiscent de Mortimer Bartoza. Manifestement blessé psychologique de guerre, d’une de ses guerres sanglantes d’un lugubre pays africain adepte d’auto-violence. Dans un moment d’explosion psychologique, enfermé dans une espèce de centre de "tri", où un "écouteur", personne commise pour prendre note de ses souvenirs, à la manière du personnage de Emmanuel Goujon dans son super roman "L’imperméable" (éditions Vents D’ailleurs, 2011), et nous sert de passeur dans l’embarcation qui, en zig-zag chronologique hors logique, nous ballade des rues pétaradantes à l’arme lourde du Gombolo, pays imaginaire d’Afrique Centrale, aux couches multiples des ladies qui croisent, à leurs risques et périls, la vie de l’immigré éclopé qu’est devenu Mortimer Batoza dans les rues occidentales.

LA SARDINE EN ABONDANCE À KEROMAN

100 tonnes sur une seule journée la semaine dernière, 70 tonnes hier matin : la saison de la sardine bat son plein actuellement à la criée de Lorient Keroman. Avec quelques semaines d'avance, l'anchois pourrait lui aussi alimenter les mareyeurs dès la semaine prochaine.
Depuis quelques jours, les bolincheurs finistériens ont fait leur grand retour à Keroman. La raison de leur présence ce sont les bancs de sardines qui croisent actuellement au large de Belle-Ile. "Les mattes ne sont pas très loin des côtes et les bateaux profitent de Lorient pour débarquer leur pêche au plus près, ça leur permet d'économiser du carburant", indique François Cuvilly, responsable halieutique du port de pêche de Lorient. Ils sont une petite dizaine, basés à  Concarneau, au Guilvinec ou à Douarnenez, à fréquenter ainsi tous les jours les quais de Keroman. Idéalement situé géographiquement, le port leur offre des services adaptés à leurs besoins et de prix de vente intéressants. "On est actuellement autour de 1,10€ le kilo en criée. Ca fait de belles ventes", précise le responsable. La grande majorité des sardines ainsi vendues part pour le marché du frais et alimente les poissonneries dans toute la France. Le reste est destiné à la conserverie.  Hier matin, 70 tonnes ont été écoulées à la criée de Keroman. "La semaine dernière, on a même atteint un pic à 100 tonnes", constate François Cuvilly.

Après la sardine, l'anchois
La sardine est péchée à l'aide d'un filet tournant appelé bolinche. Les bateaux (bolincheurs) partent en général en fin d'après midi du port de Keroman et commencent à pêcher à la nuit tombante. En 2015, 715 tonnes de sardines ont été pêchées à Lorient. Un chiffre qui pourrait bien être dépassé si les bancs de poisson se maintiennent au large de Belle-Ile. "Si on arrive à maintenir ces volumes ça pourrait faire une production intéressante", confirme François Cuvilly. D'autant qu'un autre poisson bleu pourrait bientôt faire son apparition sur le double convoyeur de la criée 2 : l'anchois. "Certains bateaux se disent prêt à s'armer pour l'anchois et pourraient partir dès la semaine prochaine", confie le responsable. C'est notamment le cas du Men Gwenn ou du Petit Jules. Les fameux chalutiers pélagiques à 4 panneaux auraient alors quelques semaines d'avance sur les saisons précédentes. Ensuite, ce sont les pêcheurs espagnols qui devraient prendre le relais dans le bassin de Keroman pour alimenter le marché local en poisson bleu.

Sardines vendéennes on TV

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Les secrets de la sardine vendéenne
Tout l'été, France 2 vous propose de redécouvrir des spécialités de tout le pays. Rendez-vous sur le premier port sardinier de France en Vendée.

À Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée), un petit poisson bleu fait le bonheur des touristes. Chaque matin sur ce port, ils sont des dizaines à faire la queue pour pêcher des sardines pêchées quelques heures plus tôt. "Crue, cuite, en rillette, c'est un très bon produit", commente un client. "Grillée au barbecue avec une patate bouillie, c'est extra", conseille un autre.
Restaurants, poissonneries et conserves
Chaque année, 2 000 tonnes de ces petits poissons sont déchargées ici. Saint-Gilles-Croix-de-Vie est le premier port sardinier de France. Mais une partie infime seulement est vendue aux particuliers. La grande majorité est vendue à la criée. Les mareyeurs de Saint-Gilles viennent faire leur marché, avec des lots dont le prix varie selon l'arrivage. À trois euros le kilo aujourd'hui, ces sardines vont être livrées dans des restaurants, des poissonneries, et pour plus de la moitié d'entre-elles, dans des conserveries.

Les sardines aux figues sur RTL

Encore de la sardine sur RTL
Cuisine : des figues et du poisson
Ce qu’il faut, évidemment, c’est de la sardine ultra-fraîche, levée en filets, vous demandez au poissonnier de s’occuper de ça avec un grand sourire. Si vous êtes quatre, partez sur 12 très grosses sardines, donc 24 filets au total. Une fois levés, ça vous fera une bonne petite entrée… Ces sardines, vous les rincez, vous les séchez, puis vous les coupez en morceaux de 1 cm de côté. Vous les arrosez de jus de citron vert, vous salez un peu et vous laissez reposer au frais.

Maintenant, un petit bulbe de fenouil, taillé en petits cubes, 2 petites tomates, pelées et épépinées, puis taillées en petits dés. Vous gardez ça de côté jusqu’au moment de servir. Là vous récupérez la chair des sardines, vous mélangez tomate et fenouil, vous ajoutez de la ciboulette ciselée. Et pour terminer, la chair de quatre figues coupées en cubes grossièrement, vous mélangez délicatement huile d’olive, piment d’Espelette, un peu de fleur de sel, et voilà. Vous préparez avec ça une petite salade de roquette, puisqu’on en parlait à l’instant, avec huile d’olive, sel, poivre, et puis quelques tartines de pain grillé nappées d'huile d'olive.

Pêche au Lamparo à Port-Vendres

Port-Vendres : embarquement immédiat pour la pêche au lamparo
Par Isabelle Bris  Publié le 22 août 2016 à 09:12
La pêche au lamparo a commencé depuis quelques semaines en Méditerranée. Sur les côtes du Roussillon, cette pêche nocturne à la sardine est en voie de disparition. A Port-Vendres, l'équipage du Sainte Bernadette est le dernier à la pratiquer.
La pêche au lamparo est un vieux métier de la mer qui se pratique de nuit, de juin à septembre.
La méthode est simple : un canot est équipé d'une lampe afin d'attirer le plus de sardines possible.
Cette pratique presque centenaire en voie de disparition. Il ne reste que trois ou quatre équipages qui l'exercent encore en Roussillon alors qu'ils étaient une quarantaine dans les années 50.                          Notre équipe de France 3 Pays Catalan a embarqué à minuit sur le Saint Bernadette, avec l'un des derniers équipages qui pratique la pêche au lamparo à Port-Vendres.  Quelques heures plus tard, à 6 heures du matin, ils sont pu filmer le fruit de cette pêche : deux tonnes de sardines, un joli coup de filet !
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Les « tueurs de sardines » des Filets bleus à Concarneau

Ils se surnomment « les tueurs de sardines ». Mercredi et jeudi, ces neuf bénévoles se sont retrouvés pour une vaste opération d'étêtage de ce petit poisson bleu, symbole des Filets Bleus. Rappelons que c'est sa raréfaction, en 1905, qui est à l'origine de la fête. À l'époque, il s'agissait de venir en aide aux pêcheurs, en grande difficulté du fait de la disparition de la ressource.
800 kg à préparer
La sardine est donc indissociable du festival. Elle est servie en grande quantité lors des deux poissonnades quotidiennes, sur le quai Carnot. Pas loin d'une tonne, 800 kg pour être exact, ont été préparés par cette brigade de « tueurs ». Étêtage, lavage et enfin salage, tous sont rodés à cet exercice qu'ils pratiquent depuis plusieurs éditions dans l'un des halls de la criée. « Auparavant, c'était fait par une machine. C'est lorsqu'elle est tombée en panne, il y a trois ans, qu'on a arrêté de faire des filets pour un étêtage, à la main, à l'ancienne quoi, et depuis, on a gardé cette méthode », explique Yves Bourhis, « Youn », le responsable de l'équipe. Et cet ancien employé d'une conserverie de confier aussitôt que « la sardine a une meilleure saveur lorsqu'elle est grillée avec son arête ». Parole de connaisseur. Après avoir coupé les têtes de tant de sardines, ces bénévoles ne seront pas les derniers à vouloir en manger au cours des prochains jours.
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/concarneau/benevoles-les-tueurs-de-sardines-12-08-2016-

Sardines top classe du magazine M



La grillade.

Pour "M", les chefs réinterprètent les classiques estivaux. Cette semaine, INaki Aizpitarte partage le secret de ses sardines au barbecue : la sauce xipister. un vinaigre d'herbes, d'ail et de piment d'espelette indissociable de la cuisine basque.



L'étymologie du mot " barbecue " est encore disputée : beaucoup pensent, à tort, qu'il vient du français " barbe à cul " - la barbe désignant ici la partie de la broche dépassant de l'arrière-train de l'animal en train de rôtir. Mais l'origine de cette méthode de cuisson (avec grille et sur braises) est à peu près identifiée. Elle remonterait à la fin du xve siècle, lorsque les explorateurs espagnols, au contact des civilisations caribéennes arawak, ont vu pour la première fois un " barbacoa ". Soit, dans le dialecte local, le dispositif pour faire rôtir les viandes en plein air. Peu à peu, le sens du mot a glissé pour désigner la viande elle-même ainsi que tout le rituel festif qui lui est associé. Incarnation moderne du feu préhistorique, la grillade a le pouvoir de réveiller les pulsions primitives. Quand la femme est encore, dans la plupart des chaumières, assignée aux fourneaux à l'année, voilà que l'homme devient le maître attitré des flammes, le temps d'un été. Car l'art de griller reste curieusement, en Occident du moins, la chasse gardée du sexe masculin, pourvu que cela se passe en extérieur. Subitement, les rôles ancestraux sont réactivés, et des légions de chasseurs-cueilleurs en version pavillonnaire réapparaissent parmi nous. Inaki Aizpitarte, le chef volcanique du Chateaubriand et du Dauphin (son bar à tapas juste à côté), a installé un petit barbecue dans ses cuisines. " J'adore tout ce qui est grillé, fumé, cramé, dit-il. Le feu confère des goûts géniaux aux aliments les plus simples. " Il y a quelques années, le cuisinier signait un mémorable condiment d'aubergine brûlée, aux saveurs " ultratoastées " qui font " claquer le plat " . Aujourd'hui, il infuse son huile d'aromates grillés sur la braise, pour un parfum " garrigue " dont il raffole. Herbes et viandes, agrumes et poissons, légumes ou fruits : il grille tout, sur du charbon de bois, des sarments de vigne ou un autre combustible choisi pour l'occasion. " Le secret d'une bonne braise dépend complètement de ce que l'on veut cuire, assure-t-il. Parfois, les choses doivent être caressées par la chaleur, d'autres fois, généreusement fumées, ou bien il faut les flanquer dans la puissance des braises. C'est beaucoup plus subtil qu'il n'y paraît. " Pour lui, les grillades sont synonymes de plaisir, car elles sont " associées au plein air, au jardin, à une façon de manger saine et simple " . En été, le chef basque n'aime rien tant qu'une ventrée de sardines grillées, fraîches et grasses, arrosées de la sauce typique de sa région : le xipister (prononcer " chipistère "), un vinaigre infusé d'herbes, d'ail et de piment d'Espelette. " C'est une sauce populaire, brute et relevée, que tous les Basques ont dans leur placard et qu'ils mettent un peu partout. " Bref, l'assaisonnement parfait pour déglacer, dégraisser et tonifier toutes les grillades, qu'elles soient carnées, marines ou végétales.
la recette
sardines grillées et sauce xipister Pour 6 à 8 personnes i La sauce (à préparer au minimum 2 semaines à l'avance) 1 branche de romarin frais, 3 branches de thym frais, 1 branche de sauge, 10 gousses d'ail jeune, pelées, 2 piments basques " guindillas ", coupés en 2 dans la longueur et épépinés, 2 anchois à l'huile, 2 c. à s. de poivre vert en saumure + 5 c. à s. de cette saumure, 1 c. à c. (ou plus) de piment d'Espelette, 10 cl d'huile d'olive vierge (ou huile infusée aux herbes toastées), 50 cl de vinaigre de cidre ou de vin txakoli. Faire toaster rapidement le romarin, le thym et les piments (sur des braises ou à la poêle). Dans une bouteille de 75 cl, glisser les gousses d'ail, les herbes toastées, la sauge, les piments, les anchois, le poivre vert et sa saumure, le piment d'Espelette. Si besoin, pousser les ingrédients au fond avec une baguette. Verser l'huile par-dessus, puis recouvrir jusqu'au goulot avec le vinaigre. Boucher hermétiquement et placer au frais au moins 2 semaines. Le xipister peut macérer et se conserver jusqu'à 3 mois. ii La grillade 30 à 40 belles sardines (soit 4 à 6 sardines par personne, selon la taille et l'appétit), gros sel gris, grille double, barbecue, charbon de bois. Préparer le feu pour faire de belles braises puissantes. Les sardines doivent être entières mais vidées, et rapidement grattées si leurs écailles sont trop grosses. Les placer bien serrées sur une grille double, saupoudrer d'une pincée de gros sel, pour donner un peu de croquant. Faire griller à quelques centimètres au-dessus des braises très chaudes, 2 à 3 minutes de chaque côté. Servir aussitôt, en arrosant généreusement de sauce xipister. par camille labro
Le Chateaubriand, 129, av. Parmentier, Paris 11e . Le Dauphin, 131, av. Parmentier, Paris 11e.
© Le Monde 12 août 2016



Concarneau. Le vice- président de région pêche la sardine

image: http://www.letelegramme.fr/images/2016/08/11/pierre-karleskind-et-gaelle-le-meur-ont-embarque-sur-le-war_3040075_430x330p.jpg?v=1
Concarneau. Le vice- président de région pêche la sardine
Publié le 11 août 2016 à 09h38 Claire Le Nestour in Le Télégramme

Pierre Karleskind et Gaëlle Le Meur ont embarqué sur le War Raog IV pour une nuit de pêche avec Patrice Petillon.
Pierre Karleskind a embarqué mercredi à Concarneau sur le War Raog IV pour une nuit de pêche à la sardine. Chaque été depuis trois ans, le vice-président de la région Bretagne en charge de la mer se glisse dans les bottes des travailleurs pour comprendre leur métier.
Au conseil régional, on l'imagine dans un bureau calme et bien rangé. Hier, Pierre Karleskind, septième vice-président de la Région en charge de la mer, a troqué ses dossiers pour un bolincheur bleu et rouge de 17 m capable de ramener 20 tonnes de sardines par nuit : le War Raog IV. Cela fait trois étés que l'élu profite du mois d'août pour prendre la mer. « Je ne suis pas un professionnel de la pêche, admet-il. C'est pour cela qu'il me semble important de partir à la rencontre des acteurs de terrain. Quand on est élu, il faut aller voir ! » Après des missions sur des chalutiers et des caseyeurs de Lorient, Paimpol et du Guilvinec, l'élu embarquait hier, pour la première fois, avec des professionnels de la sardine. « Vous allez voir, c'est une pêche très proche de la chasse, prévient Yves Guirriec, directeur de l'armement de War Raog. Vous allez passer une partie de la nuit à guetter les bancs. » Une chasse d'autant plus importante que le poisson bleu se fait rare cette année.

Éoliennes et mal de mer
Depuis qu'il se glisse régulièrement dans les bottes des travailleurs de la mer, Pierre Karleskind admet que sa vision de certains dossiers a changé. « On parle d'éolien offshore, par exemple. Au Guilvinec, je me suis retrouvé à pêcher entouré d'une vingtaine de chalutiers. Quel serait l'avenir du métier si une éolienne devait être implantée là ? Il y a aussi une réflexion sur le zéro rejet qui impose aux pêcheurs de ramener leurs prises pour transformer celles qui ne sont pas commercialisables en farine animale. Quand j'ai vu ce que les pêcheurs de langoustines remontaient, j'ai tout de suite pensé que cela n'avait pas de sens. Il y avait des petites lottes vivantes qui pouvaient être rejetées en mer. Quand on vit les choses de l'intérieur, on ne réagit plus de la même façon au moment de prendre des décisions. » Gaëlle Le Meur, récemment nommée conseillère à la formation aux métiers de la mer était également de la virée au large de Belle-Ile qui devait se terminer au petit matin à la criée. « Les patrons ont du mal à trouver des salariés, souligne-t-elle. Il y a quelque chose à faire pour redorer l'image de ces métiers qui embauchent et paient bien. » L'immersion nocturne de ces élus coïncide avec une implication croissante de la Région dans les dossiers maritimes. Depuis cette année, la Région gère par exemple le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche qui devrait permettre de réaliser des investissements liés aux économies d'énergie, à la santé ou à la sécurité au travail. En janvier 2017, la Région sera également propriétaire du port de Concarneau. Au moment d'embarquer avec sept hommes d'équipage, Pierre Karleskind a souligné qu'il se tiendrait à son rôle d'observateur, la réglementation lui interdisant de mettre la main à la pâte... Après trois années d'embarquements, l'élu sait qu'il aura de toute façon du mal à échapper au mal de mer.

© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/concarneau/peche-la-region-embarque-pour-la-sardine-11-08-2016-11178392.php#XVWEHECVEkZfuKpf.99


Un guide pour les sardines du musée de Douarnenez

Au Port-musée, plongez dans le Douarnenez d’il y a cent ans
Par Ouest-France Publié le 09/08/2016
Cet été, le Port-musée propose une visite guidée, « Des bancs de sardines aux bancs d’usines ». L’occasion de (re) découvrir l’histoire de la ville et de la pêche à la sardine.
« Des bancs de sardines aux bancs d’usines » est une visite guidée proposée durant toute la période estivale, par le Port-musée.
Au programme : découverte de la « grande histoire de Douarnenez au siècle passé, la grande histoire de la pêche à la sardine ».
Histoire de la pêche
En rond autour de Pierre Gestin, le guide, la petite foule de visiteurs s’arrête pour un premier temps d’explication devant un canot du Guilvinec.
Le guide s’attarde sur l’histoire du bateau, de la ville de Douarnenez et surtout… de la pêche.
« Quel âge as-tu ? » demande-t-il à un petit garçon, dans les premiers rangs. « 9 ans ! » « Alors, si tu avais vécu à Douarnenez il y a cent ans, tu serais un mousse, un apprenti matelot. »
Après le canot, c’est devant une maquette du port du Rosmeur, tel qu’il était en 1910, que le guide s’arrête.
« En 1795, Nicolas Appert, un inventeur français, a l’idée de mettre des petits pois et des carottes dans une bouteille de champagne, raconte-t-il. En la mettant à bouillir, il a inventé le principe de stérilisation. »
L’usine rouge
Durant toute la visite d’une heure, le silence est total autour du guide.
Même les plus petits, qui ne comprennent pas forcément toutes les explications sur la place du communisme à Douarnenez, trouvent leur bonheur.
Pierre Gestin fait appel à eux pour une démonstration de pêche à la sardine. Le but : découvrir comment les marins pouvaient pêcher avec leur drôle de filet.
À la fin de la visite, les visiteurs se dirigent vers l’auditorium. Pendant 26 minutes, ils découvrent l’histoire de la grève des femmes en 1924 grâce au film L’usine rouge, de Marie Hélia.
Chaque mardi et mercredi, jusqu’à la fin du mois d’août, à 15 h. Visite comprise dans le prix de l’entrée au Port-musée.


Pêcher la sardine à la force des bras

Mèze : quatre-vingts kilos de sardines dans le Bouletchou
La fête du Bouletchou a rassemblé, dimanche dernier, plusieurs centaines de personnes sur la Plagette. Après une heure d'effort, les pêcheurs ont ramené sur le sable un banc de sardines et une belle daurade.
Les acteurs de la pêche au Bouletchou ont plongé Mèze au début du siècle dernier. Dimanche en début de soirée, pêcheurs, poissonnières, marchand de glace, danseurs et musiciens ont renoué avec les gestes de leurs ancêtres. La reconstitution a débuté par un mariage. Sur la place de l'hôtel de ville, mariés, témoins, maire et invités ont revêtu robes et costumes d'époque.


Le défilé a ensuite rejoint le port de Mèze puis la Plagette investie pour l'occasion par la foule. Sur une embarcation à la rame, les pêcheurs ont posé le filet au large avant de braver la tramontane pour rejoindre la rive. Aidés par leurs épouses et leurs enfants, ils ont ramené le Bouletchou à la force des bras avant de distribuer le poisson au public.
"Il y a longtemps que nous n'avions pas connu une aussi belle pêche", appréciait une femme de pêcheur. Pour cette édition 2016, un banc de sardines a en effet eu la riche idée de passer par là. Autour de la brasucade de moules, tous ont célébré cette abondance sur les rythmes occitan du chanteur Patric.

Sardines de La Belle-Iloise

La Belle-Iloise, une conserverie qui se visite
De nombreuses entreprises sont ouvertes aux visites dans le Morbihan. La conserverie La Belle-Iloise, à Quiberon, est l'une d'entre elles.
Une trentaine de personnes patientent dans le hall d'entrée lorsque Christine, la guide, ouvre la porte : « Messieurs, mesdames, on va partir d'ici une dizaine de minutes. » Majoritairement des touristes, ils sont venus ici pour qu'on leur montre l'envers du décor de la conserverie La Belle-Iloise. 10 h 45, le groupe précédent étant assez loin dans le circuit de visite, les visiteurs du jour peuvent prendre l'escalier pour découvrir la fabrication des sardines en conserve durant trois quarts d'heure.
Les vacanciers sont amenés à visionner un premier film sur la pêche et le développement des conserveries, avec témoignages de pêcheurs et images d'archives. Puis ils pénètrent dans une salle où de grandes baies vitrées permettent d'observer en contrebas les ouvriers au travail.
« Montrer le savoir-faire »
Christine insiste alors sur la qualité de la fabrication maison, et le côté traditionnel et non automatisé du processus industriel.
C'est un des objectifs de ces visites, selon Éric Le Mélinaire, le directeur commercial et marketing de cette conserverie qui emploie près de 220 personnes. « On a deux choses à dire au client : que l'on fait des produits de grandes qualités et que l'on a un savoir-faire qui permet d'atteindre cette qualité recherchée. »
Alors que la guide raconte les étapes de fabrication, les questions des visiteurs fusent.
La Belle-Iloise a ouvert ses portes au tourisme industriel en 1994. Depuis, c'est entre 35 000 et 40 000 personnes par an qui passent par l'espace de visite... Et par la boutique. « On veut montrer notre savoir-faire et le valoriser, on veut prouver que ce que l'on affirme est vrai », souligne Eric Le Mélinaire. Il ajoute : « La visite marque les clients, ils n'imaginaient pas ça comme ça : on voit des vrais gens, c'est authentique, ça les touche. C'est la magie d'une production restée à l'identique depuis deux siècles. » Et les visiteurs sont conquis. Marjorie, 41 ans, est originaire de l'Ardèche et vient de visiter l'usine avec son mari et son fils de 5 ans. Elle explique : « J'ai trouvé ça très intéressant de voir le procédé. Et surtout pour mon fils, qui ne comprend pas comment les sardines vont dans les boîtes. » Solange, 60 ans, originaire de Normandie, connaît les produits la Belle-Iloise depuis 20 ans. Elle visite l'usine pour la première fois : « Maintenant, lorsqu'on va manger des sardines, on les savourera encore plus ! »
La Belle-Iloise, zone d'activités Plein-Ouest, Quiberon. Tél. 02 97 50 59 08. Les horaires des visites : du lundi au vendredi, à 10 h 30, 11 h 30, 14 h 30, 15 h 30, 16 h 30 et 17 h ; le samedi, à 10 h 30, 11 h 30, 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30.
in Ouest-France http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/entreprise-belle-ilois...

Jeudi 03 mars 2016
Emploi. La Belle-Iloise, spécialiste de la sardine, recrute 120 saisonniers de plus
L'entreprise a reçu mercredi des représentants de Pôle emploi Auray. Outre les 150 de l'an dernier qui reviennent, elle cherche 120 saisonniers supplémentaires pour la saison de la sardine.
La saison de la sardine
Dans le pays d'Auray, ils représentent, pour la saison à venir, 300 postes qui transitent par Pôle emploi. La conserverie La Belle-Iloise en représente 120, soit près du tiers. « On recrute pour la saison de la sardine, de fin mai à novembre, explique Claudie Jan, directrice des ressources humaines. Nous avons environ 150 saisonniers de l'an dernier qui reviennent et nous avons besoin d'aller chercher 120 personnes supplémentaires. »
Pour ces embauches, La Belle-Iloise (près de 300 salariés en CDI, magasins de vente directe compris) a renforcé son partenariat avec Pôle emploi en 2007. La méthode de recrutement par simulation (MRS) est utilisée. Pour se présenter, ni CV, ni expérience préalable exigés : elle teste les aptitudes des candidats à exercer un métier. Ces derniers répondent à des exercices sur papier. Au préalable, des réunions d'information collective sont organisées. Les candidats qui réussissent les tests sont ensuite conviés à un entretien de motivation.

L'entreprise, qui est sur le créneau de la boîte de conserve de poisson haut de gamme (par exemple, elle ne travaille que la sardine fraîche), agrandit actuellement les locaux de son siège, pour des bureaux supplémentaires. Tout en étoffant aussi ses magasins de vente en direct. Ils sont désormais 65 (dont deux en Belgique). Le petit dernier, à Marseille, a ouvert en décembre.

Sardines italo-belges





Spaghetti aux sardines (à la belge)
par Florence in Loftkitchen, blog culinaire du journal Le soir, Bruxelles
Voici l’une des spécialités de mon beau-père, qu’il tient du livre ‘Le Pain Quotidien: Cook+Book’ d’Alain Coumont. Au fil des années, il a modifié ci et là la recette. Je préfère vous prévenir tout de suite: amis vampires, qui n’aimez pas l’ail, passez votre chemin. Pareil pour le piment. Mais si comme moi vous aimez ces deux condiments, vous vous régalerez! Vu la quantité d’ail, je vous conseille de déguster ce fabuleux plat une veille de jour férié par exemple, afin de ne pas effrayer vos connaissances.
Ingredients
    •    spaghetti - 400 gr.
    •    sardines en boîte, à l'huile d'olive - 3 conserves
    •    ail rose ou violet - 8 gousses
    •    pain de mie - 3 tranches
    •    thym frais - 1 branche
    •    laurier - 2 feuilles
    •    piment frais - 2 (ou séché, ou en poudre ou du harissa, à vous de choisir)
    •    persil plat - 1/2 botte
    •    huile d'olive
    •    sel et poivre du moulin
Instructions
Emincez l'ail et ciselez le piment. Découpez le pain en petits dés. Dorez les sardines égouttées  (ne mettez pas l'huile des sardines dans la poêle sinon le plat devient vite écoeurant) avec l'ail émincé, le thym, le laurier, le piment et les dés de pain. Arrosez d'un filet d'huile d'olive. Mélangez avec une spatule en bois: les sardines vont s'émietter. Laissez cuire pendant quelques minutes: le mélange doit être doré, sec et croustillant.
Cuisez les pâtes dans un grand volume d'eau salée et stoppez la cuisson peu avant qu'elles soient al dente. Egouttez les pâtes et versez-les sur la préparation aux sardines. Ajoutez le persil plat, et arrosez d'huile d'olive. Goûtez et si nécessaire, salez, poivrez ou ajoutez encore du piment.

La sardine dans Libération

Par le petit bout de la lorgnette.
Et quand on parle du café de Micheline… c'est à Douarnenez, The place to be…

Portrait - Comme des sardines  — 31 juillet 2016 à 17:11 (mis à jour à 18:20)

Dans une conserverie bretonne, découverte des contraintes et des plaisirs, des rivalités et de la sororité. Rigolade comprise.

Après deux années de voyage, j’ai fini par poser mon sac, léger comme un compagnon de route insouciant, lourd parfois comme une plaisanterie qui a assez duré, dans une petite maison de pêcheurs pas loin de la mer. A la terrasse du café tenu par Micheline, j’entends parfois parler le breton, je découvre une culture, une identité… Sédentaire, je voyage toujours. Et pour payer le loyer de la maison, le café de chez Micheline, je travaille à l’usine. A l’usine de sardines.
Nous sommes le 20 décembre. Le parking se remplit petit à petit, le jour se lève, les mouettes aussi. Il est 6 heures. Dans l’entrée, ça sent le café machine et le tabac froid. Ça sent le parfum des femmes qui se pressent dans le vestiaire. Ça sent l’excitation des veilles de vacances, la guirlande défraîchie, le vent froid.

En dix minutes à peine, les femmes qui sont entrées, grandes, petites, vieilles, jeunes, blondes, brunes, filles, mères, grands-mères, en dix minutes, les voilà toutes identiques. Une grande blouse blanche. Une charlotte sur la tête. Des gants. Un pantalon ciré, blanc. Des bottes en caoutchouc. Elles se ressemblent et se mettent soudain à toutes faire la même chose. Un coup d’œil au miroir du vestiaire. Un coup d’œil à la pendule accrochée au-dessus de la porte.
Toutes en ligne dans le couloir, elles attendent pour pointer. Passer leur carte sous la machine. «Biiiip». Marcher sur le petit tapis roulant qui arrose et brosse les bottes en même temps. «Pscchiiiit». Attendre que celles de l’équipe de nuit quittent le poste pour les remplacer. Vite, le temps d’une bise. Rieuses.

Elles s’installent à une place qui semble leur être attribuée depuis toujours. Une grande table centrale. Deux tapis roulants qui font le tour. Comme à l’aéroport, quand on attend les bagages. Là, les deux tapis roulants ne vont pas dans le même sens. Un pour les sardines, qui va vers la gauche. Un pour les boîtes, qui va vers la droite. Les boîtes arrivent vides de la gauche. Il faut les remplir avec les sardines qui viennent de la droite. Attraper les sardines, les disposer tête-bêche. Quatre, si les filets sont gros. Plus, s’il ne vient que des petites. Laisser les boîtes à moitié pleines poursuivre leur chemin vers la droite, les collègues achèveront de les remplir avec les sardines qui leur passent devant avant nous, qui sommes à leur gauche. Elles poursuivront leur chemin roulant vers un endroit de l’usine où ne semblent opérer que des machines : une qui les remplit d’huile-aromates ou de citron-basilic ou de vin blanc-moutarde ; une qui les ferme ; une qui les entasse dans une lessiveuse, qui les recrache dans un grand conteneur à roulettes.

Je sais où elles vont après. J’ai travaillé aussi dans le bâtiment d’à côté. Il y a moins de femmes et plus de machines. Des machines pour écrire la date de péremption. Une machine pour les assembler trois par trois dans des petits cartons. Pour mettre un code-barres sur ces cartons. Une pour mettre les petits cartons dans des plus gros, eux aussi étiquetés. Bien sûr, il y a avant ça la machine qui plie et colle les cartons. Puis, pour mettre les gros cartons sur des palettes.
Je sais où vont les palettes après. J’ai un copain qui travaille dans l’usine d’à côté. Comme c’est bientôt Noël, il prépare des paniers de commande. Les palettes vont dans un entrepôt où les préparateurs de commandes ouvrent les gros cartons pour prendre les petits paquets de trois et les mettent dans des paniers à côté des caramels au beurre salé et des tartares d’algues, qu’ils envoient ensuite aux quatre coins de France.

Mais ce matin, comme il y a des nouvelles, puisque certaines sont déjà en vacances, c’est un peu chaotique de placer toutes ces ouvrières en blanc. Il y a celles qui ne veulent pas être côte à côte. La gauchère qu’on met au bout du rang pour éviter les coups de coude. Celles qui veulent être face à face pour se raconter leurs histoires. Et quelles histoires !

Là-dedans, dans le bruit assourdissant de la chaîne, on parle de sexe. D’un homme qui mettait des fessées. Des positions acrobatiques dans la voiture. Voilà de quoi rire à gorge déployée sous le regard lointain du contremaître dont le bureau vitré nous surplombe. Il voit tout. Mais il n’entend rien. Alors on parle de lui. Est-ce qu’il s’est inscrit au repas de Noël des salariés, le lendemain ? Il y en a une qui est toute rouge. Tout le monde, sauf lui, sait qu’elle en pince pour ses cheveux poivre et sel. Ça fait rire les vieilles, qui sont bientôt à la retraite, après vingt ans, parfois plus, de bons et loyaux services. Les deux à ma gauche font ça depuis leurs 18 ans. Elles en ont 50 bien sonnés. Elles sont copines et mettent côte à côte les sardines en boîte depuis 1990. Elles ont même des médailles.
Ici, on a des médailles par année d’ancienneté. Ce qui n’est pas juste, c’est que le patron décompte les congés maternité. Mais aujourd’hui, comme c’est bientôt Noël et que l’usine ferme une semaine, le patron offre un pain au chocolat à la pause. Il est sympa, le patron. Ça met tout le monde de bonne humeur, cette pâtisserie imprévue dans l’odeur de poisson qui se mêle à celle du café, du parfum et des cigarettes à la pause.

Dix minutes, la pause. Quand on reprend nos places, celle qui aime le contremaître, et les histoires de fesses, se met à chanter. «Tous les matins, il achetait son p’tit pain au chocolat, zaï zaï zaï…» Toutes les filles de la chaîne reprennent en chœur. On chante mal, mais peu importe, on ne s’entend pas. Et c’est parti pour Joe Dassin, Cabrel, Goldman et les autres.
Je n’écoute plus. Je me concentre parce que voilà deux fois que ma voisine de droite me houspille. T’avais pas vu que ça, c’est du maquereau, pas de la sardine ? Faut trier ! Je me concentre donc. Il ne faut fixer qu’un tapis à la fois, sinon on a le vertige. Il faut mettre les filets tête-bêche. Différencier la tête de la queue. Différencier la sardine du maquereau. Je me perds dans mes pensées. Soudain, un air connu me fait lever la tête. Elles chantent la Marseillaise.
Nina Chastel Dessin Isabelle Souchon

Ramirez et la sardine portugaise en fête

in Minha Terra-2016-07-07

LitoralRural associa-se à Festa da Sardinha 2016



Organizada pela Junta de Freguesia de Perafita, Lavra e Santa Cruz do Bispo, em parceria com a TurisLavra e o Rancho das Sargaceiras e Marítimos de Angeiras, a Festa da Sardinha tem como objetivo tornar-se “num dos festivais gastronómicos de referência, quer na área metropolitana do Porto quer no Norte de Portugal”.
Com o apoio da Câmara Municipal de Matosinhos, a Festa da Sardinha tem a chancela de qualidade associada à marca “Matosinhos World’s Best Fish”.
No dia 9 de julho, pelas 21h, realiza-se o tradicional desfile etnográfico e o Festival de Folclore do Rancho das Sargaceiras e Marítimos de Angeiras, ponto alto do evento.
Como parceiros do evento estão também a Associação de Desenvolvimento Regional LitoralRural, a Associação de Restaurantes de Matosinhos, o Kartódromo do Cabo do Mundo, a NewTeen, a Assemblea Teatro, e a mais antiga marca conserveira do mundo, a RAMIREZ, que trabalha a partir da Lavra.

Quel vin avec les sardines ? (selon Le Parisien lol)


Sardines grillées au thym et citron © Saveurs Magazine N° 203
L’été est incontestablement la saison des sardines grillées. Elles frétillent gaiement au gré des courants frais pour se retrouver sacrifiées lors d’un dîner. Mais quel festin ! Ce plat convivial, consommé exclusivement à l’extérieur (odeur oblige), a ce quelque chose de rassurant qui le rend alléchant. Un met au caractère bien trempé, qui n’est à priori pas facile à accorder. Alors, quels vins avec des sardines grillées ?
Peu importe la couleur, il suffit que le vin soit à la hauteur !

Quel vin blanc avec des sardines ? Le vin blanc du Domaine du Salut

Direction le vignoble du bordelais et son fameux terroir de Graves.
Un assemblage de Sémillon et de Sauvignon Blanc au nez tout en finesse de fruits exotiques (mangue, ananas, litchi) et de petites fleurs blanches (fleur d’acacia). Au palais copieux, ravivé par sa vivacité et sa finale citronnée.

Un rosé avec des sardines ? Choisissez le rosé du Mas Cristine

Sardines grillées à la grecque © Saveurs Magazine N° 169
Une dominante de Grenache Noir pour cette cuvée au nez séduisant, qui exalte la pivoine, l’abricot du Roussillon et les notes mentholées. En bouche, on retrouve le soleil d’Argelès-sur-Mer, une belle amplitude, revigorée par une pointe d’amertume.

Le vin rouge idéal pour accompagner des sardines grillées : la cuvée Grololo du domaine Pithon-Paillé

Un Grololo à base de Grolleau (ou Groslot), cépage endémique du Val de Loire. Un vin guilleret, qui révèle des arômes de fruits rouges (cerise, fraise), juteux et léger en bouche.
En résumé, des blancs et rosés assez structurés pour supporter la chair et la puissance en goût des sardines. Des vins rouges gouleyants, aux tanins souples, qui ne vont pas s’imposer. Peu importe la couleur, le point commun à tous ces vins est leur fraîcheur.
Des sardines grillées qui ont facilement trouvé chaussure à leur pied. Comme quoi, il faut faire fi des a priori !

La WINEista

On y reviendra…


La sardine des Vosges

C'est à Bussang que ça se passe tous les vendredis !

La sardine de Loquémeau en Bretagne

Locquémeau. La sardine, l'huile du port
BRUNO GUILLOUX in Le Telegramme du 28/07/2016
Célébrer la sardine semble aller de soi à Locquémeau, qui a connu un passé de port sardinier et a fait travailler des dizaines d'hommes et de femmes dans ses conserveries jusqu'aux années 1950. Durant les deux derniers jours de juillet, la Fête de la sardine rappelle cette époque. Tous les bénéfices permettent d'entretenir une chaloupe sardinière : le Barr Awel.
Avec un passé de plus de soixante-dix ans de port sardinier ayant abrité jusqu'à trois « friteries », autrement dit des conserveries, il était inévitable qu'un jour, Locquémeau rende hommage à ces hommes et ces femmes qui ont forgé un bout de l'histoire du port. Ainsi est née, en 2007, la Fête de la sardine dont les fonds récoltés permettent d'entretenir une chaloupe sardinière dénommée Barr Awel, une réplique construite en 1990 ayant participé au concours « Un bateau, un port ». « Le Barr Awel a navigué durant plusieurs années, se souvient Rolland Pailler, le président de l'association organisatrice de la fête. Mais, le fonctionnement en navigation d'utilité collective était trop contraignant et le rendement financier insuffisant pour que l'expérience continue. Un coup de frein a donc été donné en 1998. Et comble de malchance, le moteur a lâché en 2000, et l'association s'est retrouvée à marée basse... Jusqu'à ce que quelqu'un, le maire, avance les fonds nécessaires à l'achat d'un nouveau moteur. En 2003, l'association a été relancée et j'en suis devenu le président. Je me souviens que le premier acte officiel que j'ai signé était une reconnaissance de dettes ! Ça commençait fort ! »






Rolland Pailler, le président de l'association Barr Awel, regrette quelque peu que le bateau pour lequel est née la Fête de la sardine, subisse actuellement des travaux.

L'association Barr Awel redémarrait ainsi avec 7.500 € de dettes et il était urgent de trouver une idée pour rembourser cette somme, même si le bateau bénéficiait de quelques avantages comme le mouillage subventionné par la mairie. « Nous avons lancé quelques petites manifestations au début, comme des moules-frites, des festoù-deiz, mais nous étions souvent déficitaires. Et un jour, j'ai proposé aux membres de
l'association de passer au niveau supérieur et d'organiser une vraie fête autour de la sardine... Normal pour un bateau qui est un sardinier ». Après deux années encore dans le rouge, la fête, qui se déroule désormais tous les deux ans, devient bénéficiaire. « Nous avons enfin pu racheter la dette, effectuer des travaux sur le Barr Awel, comme le remplacement des voiles qui avaient 20 ans, et acheter à nouveau un moteur en 2012, moteur d'occasion celui-là ».
Un passé toujours vivant
Avec un budget de 30.000 €, la Fête de la sardine s'étale sur deux jours durant lesquels les 120 bénévoles s'affairent. Jeux bretons, exposition de maquettes, projections de films autour du Locquémeau que les anciens ont connu, ou sur le Barr Awel, rassemblement de voiliers traditionnels, sans oublier les animations musicales... tout est mis en oeuvre pour que la jolie chaloupe conserve son lustre et puisse témoigner, des décennies encore, d'un passé toujours vivant dans le coeur des Trédréziens.
Yvette se souvient de son travail à la sardinerie : ici

La sardine à Quiberon

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Pêche. La sardine de Quiberon brille de jolis reflets bleutés

Les métiers de la pêche côtière. Découvrez-les tout l’été. Aujourd’hui, à bord du « Kanedevenn », le dernier sardinier du Morbihan à utiliser la technique de la bolinche pour pêcher la sardine.
« Bouée ! » Ni une ni deux, Quentin et Philippe, les deux jeunes matelots, larguent le gros ballon en plastique par l’arrière du Kanedevenn. Le cordage auquel il est amarré entraîne le filet avec lui. Didier, qui vient de crier l’ordre depuis la passerelle, pousse les gaz.
Le bateau dessine un grand rond dans l’eau pour rejoindre la bouée, la remonter à bord par l’avant et commencer à fermer le filet par les deux bouts. C’est sa méthode pour piéger le banc de sardines.
Ce filet, c’est la bolinche. Elle encercle sa proie puis la retient quand les pêcheurs la verrouillent par le fond, grâce à un système de coulisses composé d’une vingtaine d’anneaux métalliques. Souqués par le treuil du bateau, lui-même actionné par Philippe le mécano, ils condamnent la poche du filet.
La bolinche est retenue en surface par des flotteurs et plombée dans sa partie basse. Elle s’enfonce sous l’eau à la vitesse de « 10 m à la seconde », précise Didier. « Voilà comment cousine sardine est capturée vivante ! »

Pêche - Publié in Ouest-France le 24/07/2016 à 06:12

Hout Bladi à Tanger


La sardine à l’honneur dans la ville du détroit
Les organisateurs ont aménagé un bel espace en face du port Tanger-ville
La région du Nord se distingue par une production de qualité en provenance en particulier d’Al Hoceima (5,88 mille tonnes), Tanger (1,78 mille tonnes), M’Diq (1,33 mille tonnes) et Larache (0,63 mille tonnes).
La ville du détroit a été, à l’instar de Dakhla, Safi, Fès et Marrakech, choisie, samedi 23 juillet, pour accueillir la deuxième édition de la fête de la sardine. Et comme c’est le cas pour les grands événements tenus à Tanger, les organisateurs ont aménagé un bel espace en face du port Tanger-ville, et ce pour célébrer cet évènement comme il se doit.
Baptisé village «Hout Bladi», cet espace a accueilli, à l’instar des quatre autres villes, une exposition d’affichages et de panneaux thématiques portant sur la production des petits pélagiques, des animations musicales ainsi que des grillades de sardines offertes aux visiteurs. Initié par le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, «cet événement – qui s’inscrit dans le cadre du Plan Halieutis – vise à promouvoir la consommation de la sardine, mais aussi celle des autres produits halieutiques au Maroc.
Surtout que le Royaume dispose d’un potentiel halieutique très important», a indiqué Youssef Benjelloun, président de la Chambre des pêches de la Méditerranée, à l’ouverture des festivités célébrant cet événement, organisé par l’Office national des pêches (ONP).
Concernant la production de la sardine, l’intervenant a tenu à rappeler que le Royaume est considéré comme le premier producteur de cette espèce de poisson (avec plus de la moitié de la production halieutique totale), qui est connue par sa grande qualité au niveau mondial. M. Benjelloun a fait part que Tanger et les autres zones du Nord sont considérées, aussi bien par leur position géographique que par leurs traditions culinaires, les premiers consommateurs de la sardine. Et ce bien que la production de la région en cette espèce de poisson demeure, selon ce dernier, en deçà de celle des régions du sud de l’Atlantique marocain. Il en résulte ainsi «une forte demande de la sardine qui se distingue dans la région par sa grande qualité et dont le prix est en moyenne entre 10 et 15 fois plus que celui des autres régions», a-t-il souligné.
Il est à noter que la pêche de la sardine représente, selon les données statistiques émises à cette occasion, près de 52% du total de la production halieutique marocaine. La région du Nord y contribue avec une production de qualité en provenance en particulier d’Al Hoceima (5,88 mille tonnes), Tanger (1,78 mille tonnes), M’diq (1,33 mille tonnes) et Larache (0,63 mille tonnes). Parmi les zones les plus productrices de la sardine au Maroc, figurent Laâyoune (325,57 mille tonnes), Dakhla (226,10 mille tonnes) et Tan Tan (206,39 mille tonnes). Elles sont suivies de Boujdour (26 mille tonnes), Sidi Ifni (18,19 mille tonnes), Safi (18,08 mille tonnes), Jorf Lasfar (6,30 mille tonnes),
Nador (5,20 mille tonnes), Agadir (3,21 mille tonnes), Essaouira (1,98 mille tonnes),… Quant à la flottille sardinière au Maroc, celle-ci est composée «de 621 senneurs côtiers et de 22 RSW qui débarquent au niveau de 22 ports de pêche répartis le long du littoral du Royaume. L’infrastructure de commercialisation est composée de 22 halles aux poissons, 9 comptoirs d’agréage du poisson industriel (CAPI) et 7 marchés de gros», selon les organisateurs.
26/07/2016 10:17 Copyright © 2015 by Caractères Digital. Aujourd'hui le Maroc.

Deuxième édition de «Hout Bladi»: Le Maroc fête la sardine




La fête de la sardine est de retour. Pour cette deuxième édition, des animations musicales, des expositions, des jeux mais aussi des grillades sont au rendez-vous ce samedi 23 juillet. Organisé dans cinq villes du Royaume à l’initiative du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, cet  événement vise à promouvoir la consommation de ce poisson dont la production nationale annuelle dépasse les 850.000 tonnes.
À Tanger, Fès, Marrakech, Safi et Dakhla, des villages baptisés «Hout Bladi» sont installés pour accueillir la fête de la sardine. Une galerie de panneaux thématiques, de l’animation et une cérémonie de dégustation des sardines grillées sont également au programme. Si le Maroc a décidé de célébrer ce produit en grande pompe, c’est dans un objectif précis de promotion de consommation des produits de la mer. Celle-ci étant jugée faible, comparé au potentiel halieutique national. Pour pallier cela, une ambitieuse stratégie de marketing institutionnel, déclinée du Plan Halieuris, a été développée par l’Office national des pêches (ONP).  Cette célébration de la sardine en est une déclinaison.
La sardine en chiffres
Si l’on se base sur un récent rapport de l’Organisation des Nations Unies  pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Maroc occupe le 17ème rang au niveau mondial en termes de richesse halieutique. La sardine est en grande partie à l’origine de cette consécration et reste le produit phare du secteur halieutique avec une production au niveau national qui dépasse les 850.000 tonnes annuellement. Elle représente également plus de la moitié du total de la production halieutique marocaine (52%).
Pour ce qui est de la flottille sardinière, elle est composée de 621 senneurs côtiers et de 22 RSW (Refrigerated Sea Water, ndlr). Il s’agit de chalutiers utilisant l’eau de mer pour refroidir le poisson et lui garder sa fraîcheur. «Ils débarquent au niveau de 22 ports de pêche répartis le long du littoral du Royaume», précise-t-on auprès de l’ONP. A cela s’ajoute une riche infrastructure de commercialisation de 22 halles aux poissons, 9 Comptoirs d’agréage du poisson industriel (CAPI) et 7 marchés de gros.
Une chaîne industrielle solide
Au Maroc, la chaîne de transformation et de la valorisation est principalement dédiée à la congélation et à la fabrication des conserves. Pour cette dernière filière, il est important de préciser que la qualité irréprochable de la sardine marocaine fait en sorte que l’engouement international soit assez grand pour hisser le Maroc au rang de leader mondial dans le domaine. A elle seule en effet, l’exportation des conserves de sardine draine un chiffre d’affaires de près de 4 milliards DH. En volume, l’on parle de pas moins de 126.000 tonnes.
«La qualité supérieure de la sardine marocaine et sa notoriété à l’échelle internationale font de notre pays le premier producteur et exportateur mondial de la conserve de sardine», souligne la même source avant d’ajouter que l’activité de la conserve concerne actuellement 47 unités agréées concentrées principalement à Safi et à Agadir.  Pour assurer la régulation des approvisionnements en conserveries, le Maroc a développé toute une industrie de congélation de la sardine et y a dédié 44 unités issues principalement du programme de reconversion des usines de traitement de poulpe de Dakhla et Laayoune dans la filière des petits pélagiques. Ses exportations pour ce produit sont de l’ordre de 86.000 tonnes pour un CA de 737 millions de dirhams.
Les petits pélagiques protégés
Par ailleurs, il est à préciser qu’une activité de pêcherie et d’exploitation sardinière de cette ampleur n’est durable que si régulation il y a. Conscient de cela, le Maroc adopte une politique qui s’appuie essentiellement sur des données scientifiques. Ainsi, le pays procède constamment à l’évaluation des stocks de la sardine et le suivi de leur exploitation, l’étude du fonctionnement de l’écosystème de cette espèce, ainsi qu’à de multiples essais des techniques de pêche de la sardine et les nouveaux procédés de sa valorisation.
Le Maroc a également mis en place, depuis janvier 2015, un plan d’aménagement des petits pélagiques dans l’ensemble du littoral national.
Celui-ci instaure la définition annuelle du Total admissible de captures (TAC) sur la base de la biomasse observée ainsi que d’autres conditions de pêche pour assurer au final une  exploitation durable des cinq espèces des petits pélagiques dont la sardine.

Imane Nigrou - Aujourd’hui le Maroc - 24 juillet 2016

Il reste à présenter pour bien célébrer la sardine au Maroc… tout ce que révèle le Musée imaginaire de la sardine et qui séduit tant les millions de visiteurs qui ont eu la chance de croiser son chemin… De l'info, de l'histoire, de l'art, de l'humour, de la passion, de l'amour et de la gourmandise, tout ce que l'on est quand on aime !

Fête de la sardine au Maroc




C’est la fête de la sardine!
Non ce n’est pas le début d’une chanson populaire, mais bien l’annonce d’un évènement annuel. Le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime organise, le samedi 23 juillet 2016, la deuxième édition de la Fête de la sardine. 5 villes du pays (Tanger, Fès, Marrakech, Safi et Dakhla) accueilleront à partir de 18 heures les festivités destinées à célébrer la moroccan success story. Nous avons nommés la sardine!
Si nous parlons de success story, c’est que ce petit poisson s’exporte bien. La conserve de sardine dépasse les 126.000 tonnes exportées et atteignent un chiffre d’affaires de près de 4 milliards de dirhams. Les exportations marocaines de la sardine congelée sont de l’ordre de 86.000 tonnes pour un chiffre d’affaires de 737 millions de dirhams. Ces chiffres classent le Maroc parmi les plus grands pays exportateurs et producteurs de sardine.

La production parlons-en…
Même si les Marocains mangent moins de sardines locales que les étrangers, selon les révélations de l’Office national des pêches (ONP), le pays produit plus de 850.000 tonnes annuellement. Elle représente près de 52% du total de la production halieutique marocaine. Le Maroc est à l’abri d’une décroissance hasardeuse puisqu’il établit la production nationale sur ses 22 ports répartis le long du littoral. Ce ne sont pas moins de 621 senneurs côtiers et de 22 RSW (chalutiers pélagiques marocains) qui débarquent au niveau de ces ports. Ce n’est pas tout! L’infrastructure de commercialisation est composée de 22 halles aux poissons, 9 CAPI (Comptoirs d’agréage du poisson industriel) et 7 marchés de gros.

Le relais de croissance de la production halieutique et plus précisément de la sardine réside dans la conserve. Le Maroc est déjà le premier producteur et exportateur mondial de la conserve de sardine. Comme précisé plus tôt, l’export de cette catégorie dépasse les 126.000 tonnes, et ce, notamment grâce aux 47 unités agréées concentrées principalement à Safi (20) et à Agadir (12). Ces unités sont accompagnées de 44 usines de congélation de la sardine, issues principalement du programme de reconversion des usines de traitement de poulpe de Dakhla et Laâyoune.
h24info.ma - 22/07/2016 - Sabrina EL-FAIZ
Message aux autorités marocaines de la pêche : Ce serait une belle occasion de présenter aux Marocains la nouvelle exposition issue du Musée Imaginaire de la sardine : Le palais de la sardine…
N'hésitez pas à nous contacter !

Loi travail : l'exemple sardinier

Les sardinières de Douarnenez : un symbole des luttes de classes
Qui sont les sardinières de Douarnenez ? Les références littéraires ou politiques qui désignent ces femmes et la grande grève de 1924 sont nombreuses. Elles sont devenues des symboles dans la mémoire collective.
Les sardinières de Douarnenez : Tout un symbole à  redécouvrir ici
Les sardinières sont passées à la postérité comme un symbole de lutte et de modernité. Au lendemain de la grève, une sardinière se démarque de la foule des grévistes, car elle est veuve et n’a donc pas de mari qui pourrait l’empêcher de se présenter aux élections : Joséphine Pencalet. Cette dernière figure alors sur la liste du maire sortant, Daniel Le Flanchec, lors des élections municipales. Malgré une victoire au premier tour, elle ne pourra participer aux délibérations du conseil municipal que quelques mois : son élection sera invalidée par le Conseil d’État au motif qu’elle est une femme (les femmes n’obtiendront le droit de vote en France qu’en 1945 soit 20 ans plus tard). Sans aucun soutien de son parti, elle retourne alors à sa condition de simple ouvrière avec amertume et le sentiment d’avoir été manipulée : pourtant, on se souviendra d’elle comme de la première femme élue en Bretagne. Les sardinières de Douarnenez deviennent un symbole des luttes pour les droits de la femme et contre le patronat. Elles font partie intégrante de l’identité de Douarnenez, ville longtemps marquée par les luttes de classes et les élections successives de maires communistes, ce qui lui vaudra, un temps, son surnom de « ville rouge ».

Ecrit par Laure Besnier in Unidivers.fr : http://www.unidivers.fr/sardinieres-douarnenez-histoire-bretagne-pencalet/
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Pêcher la sardine à Taïwan

Vu dans Le Monde ! La pêche à la sardine au soufre  inscrite au patrimoine immatériel de l'humanité par l'Unesco. Les pescadous et les bolincheurs bretons n'ont qu'à bien se tenir !