Les chiffres de la conserve de poisson n France

Filière pêche : en Bretagne, on sait bien mettre en boîte (et depuis longtemps) !
Bretagne-Innovation - Paul-François Julien Publié le : 14 août 2015

 
Il y a deux siècles environ, la conserve de poissons naissait en Bretagne, région qui compte encore pas moins de 8 conserveries de poissons sur les 16 unités françaises. Riches en Oméga 3, en calcium et en protéines, les consommateurs sont toujours friands de thon au naturel ou à la tomate, de sardines à l'huile, de maquereaux au vin blanc ou à la moutarde et autres rillettes de poissons !

Le tiers du poisson consommé en France l’est en boîte. S’il présente l’immense qualité de se conserver très longtemps (jusqu’à cinq ans !), le poisson en conserve est aussi très majoritairement sauvage et sans aucun conservateur du fait de l'appertisation (stérilisation des conserves).
Ainsi, depuis longtemps amateurs de poisson en boîte, 90% des Français en ont encore acheté durant l’année 2014 pour une consommation globale de près de 120.000 tonnes. C’est le thon que les consommateurs préfèrent devant le maquereau et la sardine. Mais les tartinables rencontrent également un succès non négligeable.
316 millions de boîtes ont été fabriquées en France en 2014 par les 16 conserveries du territoire national. Celles-ci génèrent pas moins de 2.500 emplois directs et environ 7.500 emplois indirects (pêche, fabricants de conserves métalliques, etc.) pour un chiffre d’affaires de 846 millions d'euros.
Première région de pêche de France et berceau d’origine de la conserve de poisson, la Bretagne, et plus particulièrement le Sud-Finistère, accueille logiquement la moitié de ces 16 unités de production. Paul Paulet (Petit Navire), Chancerelle (Connétable et Arok), Saupiquet, Gonidec (Les Mouettes d’Arvor), Capitaine Cook, La Belle Iloise y produisent ainsi les fameuses boites que chacun conserve dans son garde-manger (cf. la cartographie bretonne des « Produits de la mer frais, transformés et en conserve » sur le site de BDI).
Si les produits traditionnels classiques ont toujours la cote et se taillent la part du lion, cela n’empêche pas les conserveurs d’innover. Chancerelle devrait par exemple lancer en 2015 une nouvelle boite de sardines aux 5 blés. De son côté, La Belle Iloise a récemment commercialisé des boites de sardines cuisinées « à manger chaud » pendant que Petit Navire s'essaie au thon mariné ou aux filets de maquereaux relevés aux épices et que Saupiquet imagine des conserves de maquereaux grillés !
Sources : FIAC Poissons, BDI, Le Télégramme, Les Echos etc.
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Voir aussi la vidéo "De la mer a l'assiette : les coulisses des Conserves de Poissons" réalisée par la FIAC Poissons :

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