Sardines de Lorraine


Thionville - Insolite A Thionville, mySardines.com prépare des sardines à la sauce cryptomonnaies

Mélanger cryptomonnaies et sardines à l’huile, la recette n’apparaît pas très évidente. Pourtant, David Del Bourgo y croit, lui. Il a même décidé de monter mySardines.com pour donner vie à cette idée.

 

L’histoire commence un peu comme une charade : « Quel est le rapport entre les cryptomonnaies et les sardines ? ». Eh bien David Del Bourgo, fromager et vendeur de vins à Thionville, a la réponse : mySardines.com. « L’idée est de démocratiser les cryptomonnaies. De les rendre accessibles à tout un chacun. »
Là où certaines cryptomonnaies, comme le Bitcoin, créent de la valeur à partir de calculs informatiques appelés “minages”, mySardines.com repose sur un produit beaucoup plus terre à mer : la sardine millésimée. « L’idée n’est pas venue toute seule. Avec un ami travaillant dans les nouvelles technologies, Jérôme Grandidier, nous parlions de cryptomonnaies. Nous avons fini par nous demander “pourquoi ne pas faire ça avec un produit alimentaire ?” »
Après quelques tâtonnements et recherches, la sardine semble être une option viable. « Certains investissent dans le vin, et la sardine millésimée se conserve tout aussi bien, si ce n’est mieux. La conserve est hermétique. De plus, on estime que sa valeur augmente de 15 à 30 % par an. C’est comme ça qu’avec Jérôme et Charlotte Ripetti, nous avons monté mySardines.com. »
Dans les faits, les investisseurs dépenseront des euros réels pour acheter des Sard, du nom de cette monnaie, chaque Sard valant une boîte de sardines. Les boîtes prenant de la valeur avec le temps, celle du Sard variera en conséquence. « Chaque Sard est crédité sur ce qu’on appelle un wallet , un porte-monnaie électronique et sécurisé centralisé sur une petite carte. L’avantage d’utiliser un produit physique, c’est qu’on pourra toujours récupérer ses sardines si on souhaite se retirer ». Les Sard, eux, pourront être revendus sur les plateformes d’échange idoines. Le suivi des transactions étant assuré par une blockchain comme pour beaucoup d’autres cryptomonnaies.
Afin de présenter leur projet, David et ses deux comparses se sont rendus au Consumer and electronics show de Las Vegas, sélectionnés parmi plusieurs start-up par l’hébergeur Luxfactory. « Les retours ont été très positifs. Des gens de la Silicon Valley s’étonnaient que personne n’y ait pensé avant ! »
Avec un lancement officiel prévu dans les mois à venir. « Le temps de faire une levée de fonds et de permettre aux premiers investisseurs de rejoindre l’aventure. On pensait à lancer ça le 1er avril. Rapport à la sardine. »
David HOURT

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