En Méditerranée, sardines et anchois vont mal : pourquoi ?

Dans le golfe du Lion, en Méditerranée, les anchois et les sardines vivent moins longtemps et sont plus maigres. En dix ans, la biomasse a été divisée par trois, au grand dam des pêcheurs. La raison ? Des changements dans le petit peuple du plancton. La cause profonde (pollution, réchauffement ou autre) reste mystérieuse, nous explique Claire Saraux, biologiste à l’Ifremer et en charge de cette étude aux résultats étonnants.

Une étude à découvrir ici : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/developpement-durable-mediterranee-sardines-anchois-vont-mal-62060/#xtor=EPR-17-[QUOTIDIENNE]-20160318-[ACTU-En-Mediterranee--sardines-et-anchois-vont-mal-:-pourquoi--]

Le plancton serait moins nourrissant
Comment expliquer ces deux effets : moins de vieux poissons et des poids individuels plus faible, même à taille égale ? « Nous avons envisagé toutes les causes possibles : la surpêche, la prédation, des maladies et l’alimentation » Les deux premières ont été exclues pour les même raisons : pêcheurs et thons rouges (les principaux prédateurs) ne prélèvent que de faibles quantités par rapport aux stocks et ni les uns ni les autres ne choisissent préférentiellement les plus gros poissons. Les biologistes ont donc traqué les parasites. « Nous avons cherché tout ce qui est possible : virus, bactéries et parasites. Et nous en avons trouvés mais on ne sait pas si cela peut expliquer la mortalité des poissons âgés ou leur maigreur. En fait, cela nous semble peu probable. » Et de souligner que lorsqu'on cherche des parasites, on en trouve toujours… L’équipe laisse cependant un point d’interrogation sur une coccidie (un organisme unicellulaire), qui reste à étudier plus finement. Le principal suspect est l’alimentation.
Car les poissons, on l’a dit, sont plus maigres. Quel que soit l’âge, les réserves de graisse sont plus faibles. Les chercheurs ont braqué leurs projecteurs sur le plancton et, plus précisément, sur le met préféré des anchois et des sardines : les copépodes. Ces minuscules crustacés, cyclopes, sans branchies et nageant à l’aide de leur paire d’antennes, semblent modestes. Pourtant, présents dans toutes les mers du Globe, ainsi qu’en eau douce, ils représentent souvent l’essentiel du plancton, en masse ou en nombre d’individus, et il en existe un nombre d'espèces colossal (au moins 10 000)…

Et voila ce que mangent les sardines
La diversité des copépodes, petits crustacés omniprésents parmi le plancton des océans et des eaux douces, a toujours fasciné les biologistes, comme le montre cette planche de Ernst Haeckel, dessinée en 1904. © Domaine public

Les prix montent, les prises diminuent

L’an dernier, les Français ont diminué de 2 % leurs achats de poissons. Mais la filière va mieux.
Embellie sur les prix
Si la consommation recule, l’activité de la pêche française sous criées se porte mieux. Certes, elle a baissé de 3 % en volume l’an dernier, mais a fait dans le même temps un bond de 5 % en valeur. Le prix moyen d’un poisson frais issu des halles à marée est passé de 3,06 euros le kilo en 2014 à 3,33 euros en 2015. Tous les armements répartis sur les côtes françaises profitent de cette embellie tarifaire, qui s’ajoute à une baisse du prix du carburant au plus bas. Concrètement, c’est toute la profession qui retrouvent quelques capacités d’investissement.
Côté pêche, certaines espèces ont été ramenés à quais en abondance. C’est le cas du lieu noir (+ 11,4 %) ou du merlan (+ 11,7 %). En revanche, il y a des inquiétudes concernant les stocks de sole, dont les apports ont reculé de 15,7 % l’an dernier. La sardine est en net repli (– 18,5 %) comme les anchois (– 17,1 %) ainsi que le bar (– 10 %) – pour lequel des mesures de limitation des captures ont été récemment prises. La situation est nettement meilleure pour les coquilles Saint-Jacques : la campagne démarrée en octobre 2015 est en hausse de 27 %. Avec 24.763 tonnes, Boulogne -sur-Mer reste le premier port français de débarquement de la pêche fraîche, devant Lorient (20.609 tonnes).Stanislas Du Guerny Les Echos.fr 6/03/2016
Old times good times in Portimao (Pt)

Le Bien Public 24 février 2016


Tiny Book Packaged in a Sardines Tin

La designer Nina Cornelison a imaginé un superbe packaging pour rendre hommage au livre d’Ernest Hemingway : The Old Man and the Sea. En restant dans le thème maritime, elle a conçu une boîte pour protéger le livre, qui imite la forme d’une boîte à sardines. Elle s’est inspirée d’un design vintage et minimaliste qui reprend les couleurs de Cuba, lieu dans lequel se déroule l’intrigue.
Donnia in Fubiz
 

Coup de gueule de Sea Shepherd

Sea Shepherd dénonce la mutilation d'un dauphin en Bretagne

Un dauphin gravement mutilé a été découvert sur une plage de la baie de Douarnenez. L'ONG Sea Shepherd accuse les pêcheurs de sardines et rappelle que tous les dauphins sont strictement protégés en France.
Par Morgane Kergoat Publié le 24-02-2016 in Sciences et Avenir
COUP DE GUEULE. C'est une macabre découverte qu'a faite un riverain de Kerlaz, dans la baie de Douarnenez (Finistère) lundi 23 février 2016 vers 18h. Selon le quotidien Ouest France, l'homme promenait son chien sur la plage de Trezmalaouen lorsqu'il est tombé sur le cadavre atrocement mutilé d'un dauphin. Le cétacé est en effet dépecé sur toute la longueur du dos à partir d'une coupe franche réalisée derrière la tête et jusqu'à la queue, qui a été sectionnée. "Il a dû être pris dans un filet", suppose le témoin qui a aussitôt alerté le centre Océanopolis de Brest. Mais un filet ne saurait être responsable des horribles blessures de l'animal. "Les pêcheurs 'se sont taillés un steak' dans le cadavre", dénonce Sea Shepherd sur sa page Facebook. Et l'ONG de rappeler que "les dauphins sont strictement protégés et les captures accidentelles sont censées être répertoriées et les victimes des filets doivent être ramenées à quai".
"Une honte pour les pêcheurs"
En effet, d'après l'Arrêté du 1er juillet 2011 : "À partir du 1er janvier 2012 et à des fins de connaissance, tout spécimen de cétacé ou de pinnipède capturé accidentellement dans un engin de pêche doit faire l'objet d'une déclaration dès lors qu'un organisme a été désigné par les administrations compétentes dans le but de contribuer aux programmes de recherches scientifiques conduits sur les mammifères marins" (article 4). 
Dans son post, Sea Shepherd pointe du doigt le manquement à cet arrêté par des pêcheurs de sardines (dont le navire est appelé bolincheur) : "Des informations (invérifiables jusqu'ici) nous parviennent depuis un moment sur certains bolincheurs, qui ont pour pratique, non seulement de ne pas amener à quai les dauphins qu'ils capturent dans leurs filets, mais en plus de profiter de ces captures pour en faire un festin avant de couler les cadavres au fond de l'eau. Les pêcheurs en question ont toujours nié cette pratique. Cette fois, le cadavre mutilé du petit dauphin apporte la preuve que ce genre de pratique a bien lieu en France. Les pêcheurs concernés sont une honte pour la profession."
 
SIGNALEMENT. Par ailleurs, tout mammifère marin échoué (mort ou vivant) doit être signalé à l'Observatoire Pélagis (téléphone : 05.46.44.99.10, 7 jours/7), qui participe au Réseau National d'Échouage (RNE), coordonné par le Centre de recherche sur les mammifères marins (CRMM). Les scientifiques référencent ainsi les mammifères marins découverts après échouage. Ils procèdent à l'identification précise des espèces observées et effectuent des relevés biométriques. Ils réalisent également des prélèvements de tissus et d’organes pouvant étayer différents travaux d’étude portant notamment sur la génétique, le régime alimentaire, les polluants organiques persistants, les métaux lourds, la virologie, la bactériologie… Parfois ces données permettent d'établir les circonstances de la mort de l'animal. Mais dans d'autres cas, il faut avoir recours à une autopsie.

L'europe et la surpêche en Méditerranée


12 février 2016

La surpêche épuise la Méditerranée

Bruxelles propose des mesures pour enrayer le déclin des populations de poissons

Le diagnostic de la Commission européenne sur les populations de poissons en Méditerranée ne laisse planer aucun doute sur l'état déplorable du malade. A l'ouest, entre les -côtes espagnoles et la mer Tyrrhénienne, 96 % des stocks sont -surexploités. Les pêcheurs européens attrapent en moyenne six fois plus de merlu, de rouget, de merlan bleu ou de baudroie qu'il ne faudrait pour que ces espèces puissent avoir une chance de se reproduire et de se maintenir durablement. A l'est, autour de la Crète et de Chypre, ce sont 91 % des populations de poissons qui sont pressurées au-delà du raisonnable. Le pire étant les zones centrales, où se retrouvent les bateaux de pêche de tous les pays riverains.
Même si les données manquent pour évaluer de nombreux stocks de poissons, les quelques chiffres connus sont suffisamment alarmants pour susciter un sursaut de dernière heure. Les mardi  9 et mercredi 10  février s'est tenu à Catane, en Sicile, un important séminaire sur l'épuisement des ressources en Méditerranée. Organisé par la Commission, il a réuni des scientifiques, des représentants des huit gouvernements européens riverains et des ONG très mobilisées sur le sujet.
Point de non-retourDepuis 2015, le commissaire européen à l'environnement, aux -affaires maritimes et à la pêche, le Maltais Karmenu Vella, alerte sur la situation de la Méditerranée, qu'il juge " préoccupante ". Bruxelles propose notamment de mettre en place deux premiers plans pluriannuels de gestion à l'ouest et dans l'Adriatique.
Ces dernières années, l'Europe, occupée à faire aboutir sa réforme des règles communes de la pêche, a renvoyé à plus tard la question de cette mer à la biodiversité vulnérable. Pourtant, l'objectif affiché de cette politique est d'en finir avec la surpêche, autrement dit de ne plus dépasser le point de non-retour de régénération de chaque espèce, appelé " rendement maximum durable " (RMD), et ce dans toutes les eaux européennes au plus tard en  2020.
Alors que plusieurs populations de poissons donnent des signes de redressement dans l'Atlantique, la dégradation s'accélère au sud. -Selon la Commission, à peine 4 % des stocks pêchés par les navires européens en Méditerranée s'approcheraient du fameux RMD.Le cas du thon rouge est trompeur : s'il se porte mieux, c'est que sa capture est contingentée par des accords internationaux âprement discutés. Or, à la différence de l'Atlantique, la Méditerranée n'est pas soumise à des quotas par espèce.
En épluchant les relevés du -Comité scientifique, technique et économique pour les pêches qui fournit la Commission en statistiques, la coalition d'ONG et de consultants spécialisés, MedReAct, a ainsi repéré quelques cas accablants. Dans l'Adriatique, on a -pêché cinq fois trop de merlus en  2012 par rapport au RMD, deux fois trop de sardines et d'anchois en  2013. Les records dans les eaux du nord de l'Espagne et du golfe du Lion surpassent tout : on y attrape presque dix fois trop de merlus et de merlans bleus ! Résultat : les tonnages de capture débarqués déclinent depuis les années 1990 et le nombre de bateaux diminue.
" Nous avons réduit le nombre de chalutiers de 25 % en cinq ans, limité à 200 le nombre de jours de pêche par an et établi des zones restreintes pour favoriser la reproduction, précise le directeur des pêches maritimes et de l'aquaculture françaises, Frédéric Gueudar-Delahaye. Nous avons besoin de définir avec les scientifiques les mesures les plus efficaces, afin de ne pas avoir un effet drastique sur un secteur qui représente plusieurs centaines d'emplois. "
M. V.
© Le Monde


Musée Imaginaire de la sardine à Saint-Apollinaire - Dijon

Découvrez le Musée Imaginaire de la Sardine du 1er au 23 avril 2016 à Saint-Apollinaire près de Dijon, salle Arnaud Bonin.


Plonévez-Porzay. Des centaines de sardines échouées sur la plage



Des centaines de sardines se sont échouées sur la plage de Kervel, à Plonévez-Porzay (Finistère). Elles sont disséminées en haut de l'estran.





des-centaines-de-sardines-echouees-sur-la-plage-plonevez-porzayLes sardines semblent avoir été saisies vivantes. ©Philippe ATTARD
 Une forte odeur de sardine saisit le promeneur qui arrive sur la plage de Kervel, à Plonévez-Porzay (Finistère), en ce jeudi 14 janvier 2016, en milieu d'après-midi. Et une vision de centaines de mouettes attirées par l'odeur du poisson frais.
Les petits poissons ne sont pas situés en masse à un seul endroit, mais tout au fond de la plage, près des rochers, et sur une grande partie de sa largeur, qui court sur environ deux kilomètres.
En fond de plage
Il semble que les sardines se soient échouées vivantes lors de la dernière pleine mer, au petit matin. Selon les premières hypothèses, la pollution ne semble pas être à l'origine de cet événement.


Des centaines de sardines échouées sur la plage... par OuestFranceFR

http://dai.ly/x3mfjz5

L'échouage de sardines jeudi matin sur la plage de Kervel à Plonévez-Porzay est dû à une pêche trop abondante, selon les agents du Parc marin d'Iroise.

Jeudi matin 14 janvier, des promeneurs ont découvert le haut de la plage de Kervel jonché de sardines. Celles-ci s'étaient échouées, parfois vivantes, à marée haute dès l'aube et avaient fait le bonheur des mouettes qui sont venues par milliers se restaurer.

Environ 4 tonnes

Les agents du Parc marin d'Iroise ont mené leur enquête et ils sont formels : "Cet échouage de sardines de 20 à 24 cm, environ 4 tonnes, provient d'une très bonne pêche qui a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi. Un bolincheur de la baie de Douarnenez a dû remonter trop de sardines, et a rejeté le surplus à la mer, explique Olivier Gallet. Trop faibles, elles n'ont pu regagner le large".

Beaucoup de dauphins

Ces échouages ne sont pas rares en baie de Douarnenez. Mais il y a longtemps qu'ils ne s'étaient pas produits. Ces pêches sont exceptionnelles cette année. Dans la nuit de dimanche à lundi, le port de Douarnenez, qui a connu peu d'apports en 2015, a vu débarquer 195 t de poisson bleu ! Les dauphins communs sont attirés par cette abondance de nourriture. "Nous sommes sortis en mer ce lundi, expliquent les agents. Nous avons compté environ 400 dauphins communs avec leurs petits".

Saupiquet

Le noir est souvent symbole d'espoir en alimentaire. Dans des rayons banalisés, traversés par des acheteurs routiniers, cette couleur attire l'oeil. Saupiquet en usera donc pour réveiller les achats de sardines et apporter une touche chic et design à cette catégorie.
http://www.saupiquet.com/produit/sardines/
LSA17/03/2011

Qui est le groupe Bolton ?
Rares sont ceux qui connaissent la maison mère de Saupiquet. Le groupe italien Bolton n’est autre que le numéro un du thon en Europe, mais pas seulement.

Chez Bolton Alimentari, propriétaire de Saupiquet, on est adepte du secret. Le groupe italien ne publie pas ses chiffres. Pour ce qu'on en sait, cette maison mère apporte toutefois une certaine assise à la marque. Leader européen de la conserve de poisson, devant le propriétaire de Petit Navire (MW Brands, passé sous pavillon thaïlandais à l'été 2010), Bolton travaille environ 60 000 tonnes de poisson par an. En Italie, son chiffre d'affaires sur ce secteur est trois fois plus important qu'en France : 500 M€ environ, contre 156 M€. Une expertise qui permet à Saupiquet de revoir sa signature de marque : le poisson a trouvé son chef.

"Les prix sont inutilement bas déclare Armand Baudry, Directeur général de Saupiquet en 2013.”
LSA - Vous êtes confrontés aussi, dans la conserve de poissons, à une forte inflation des matières premières. Hausse insuffisamment répercutée, selon vous, dans les prix ?

Armand Baudry - Tout à fait. Nous subissons depuis plusieurs années déjà une inflation structurelle des matières premières (+ 45% pour le thon en 2012, + 25% pour la sardine...) qui se répercute directement sur le coût de revient, mais insuffisamment sur les prix de vente. Les négociations avec les distributeurs étant de plus en plus difficiles. Or, il faut savoir que, en France, les prix sont anormalement et inutilement bas, l'écart avec des pays voisins, comme la Belgique, l'Allemagne ou l'Italie, étant de 20% à 25%. Ce qui pose de sérieux problèmes de profitabilité et bloque les investissements.
LSA - Vous avez néanmoins investi en 2012 dans votre usine de Quimper (29) et opéré, après quatre ans d'absence, un retour en TV cette année avec une campagne humoristique, « Les Marrants Pêcheurs » ?
A. B. - Nous avons fait ces paris, car nous savons que, à défaut d'investissements et d'innovations, notre marché ne pourra pas croître. Or, il reste, au regard des taux de pénétration encore faibles en France (50% par exemple sur le maquereau), un gros potentiel de consommation que nous souhaitons exploiter. Après un gain de part de marché de 1,6 point en valeur, à 16,6%, et de 0,7 point en volume, à 15,7%, en 2012, nous ambitionnons d'augmenter à la fois notre part de marché et de contribuer à l'essor de la catégorie. LSA 15/06/2013

Quel est le bilan de Saupiquet pour 2015?
"En 2016, la part des innovations sera multipliée par deux, déclare Éric Humblot (directeur général de Saupiquet depuis 2014) - Nous terminons l’année à 15,3% de part de marché en gagnant 0,7 point par rapport à l’an passé. Saupiquet est le premier contributeur au développement du secteur : notre croissance de 6% est supérieure à celle du marché, qui a été de 1,3%.”

Des sardines pour la SNSM

La conserverie locale a lancé une série de sardines qui permet de financer un don en faveur de la Société nationale de sauvetage en mer.
Implantée à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, la conserverie Gendreau (Sardines des Dieux) a remis un chèque de 27 000 € au profit de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). Ce don est à répartir entre les antennes de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et des Sables-d’Olonne.
C’est presque le double de la somme remise lors de la précédente édition de cette série de boîtes de sardines solidaires. Le conserveur avait versé 15 000 € à l’automne 2014. L’opération consiste à prélever 15 centimes d’euros à chaque vente de boîte de sardines de la gamme « Fiers de nos sardines. »
Le produit conditionné dans une boîte présentant les marins de Saint-Gilles-Croix-de-Vie plaît bien à la clientèle. Il s’en est vendu 200 000 exemplaires, lors de la dernière saison.
in Ouest-France Saint-Gilles-Croix-de-Vie - Publié le 24/01/2016

Un conte marseillais pour finir l'année 2015

Dans les archives du Musée, ce conte marseillais retrouvé par hasard un 31 décembre. Rendons à Kitou, 8 ans plus tard, un peu de visibilité à sa petite histoire.

Kitou - L’abnégation des sardines in lemonde.frhttp://palimpseste.blog.lemonde.fr/2008/01/03/sardines/
Contexte: Dernier conte écrit en 2007 (le 31 décembre!), et premier à être mis en ligne en 2008 (mettre des sardines en ligne, c’est bien le mot)… Bonne année à toutes et à tous !


L’abnégation des sardines
« Et vous serez étêtées, éviscérées puis enduites d’huile d’olives ou de diverses sauces »… Le ton docte de la sardine-professeur 17624  envahit l’espace de la salle de cours, située dans la huitième vague. Infatigablement, il enseigne aux sardines leur destinée et la noblesse de leur nature de nourriture humaine. « Hors de la boîte, point de salut ! » se plait-il à dire à ses élèves.
Les deux jeunes 2498 et 2501, nées à trois œufs d’intervalle dans le Grand Banc qui croise au large de Marseille, restent quand même dubitatives… Et notamment, elles sont inquiètes : toutes ces opérations ne risquent-elles pas d’être douloureuses ? L’éviscération, surtout.
« Mais non » répond sans cesse le sage professeur 17624. « Dans leur grande mansuétude, les hommes, qui sont notre devenir, prennent soin de nous tirer avec de doux filets hors de l’eau, où nous connaissons une mort miséricordieuse avant que ces opérations de chirurgie ne nous transforment en une nourriture digeste ». Soit… Mais ces propos lénifiants n’arrivent pas à calmer la nature inquiète des deux amies, qui reviennent sans cesse sur le sujet.
« Et pourquoi vous n’avez-vous jamais été mangée ? » demandent aussi les élèves à leur ancêtre. Il faut dire que, à s’appeler ainsi 17624, elle a du naître il y a au moins trois ou quatre pontes, ce qui est tout à fait inhabituel. L’espérance de décès chez les sardines n’excède généralement pas quelques mois. On peut compter sur les hommes pour ne pas laisser les poissons faire de vieilles arêtes. Du coup, elles émettent des réserves sur leur professeur. Peut-être celui-ci, n’étant pas tout à fait certain de son enseignement, préfére rester en vie plutôt que de se lancer dans le chalut? Une sorte de pari pescalien, où la vie réelle a le pas sur une hypothétique vie meilleure, imaginée exclusivement à base de supputations halieutiques.
La réponse du vieux professeur ne convainc pas spécialement les jeunottes : il prétend que certains spécimens sont choisis par les humains pour transmettre aux nouvelles générations les principes de vie des sardines : naître, grossir en absorbant des planctons et des particules d’algues, puis se faire prendre dans un filet d’où elles iront rejoindre la grande fabrique qui leur ouvrira les portes des dîners chez les humains.
Les deux sardinettes sont quand même un peu tristes : elles sont habituées à nager dans les eaux chaudes au large du port de Marseille, à goûter les voluptueuses saveurs des algues des calanques… Pourquoi renoncer à toute cette quiétude pour se faire dévorer par de grands animaux à deux pattes, qui ne brillaient ni par leur sympathie ni par leur grâce ? Elles en croisent souvent, de ces bestioles qui leur ne parlent jamais et barbotent avec indifférence au milieu d’elles.
2498 et 2501 grandissent et ont maintenant la taille de sardines adultes. Elles ne jouent plus à des jeux puérils de sardinettes, mais ont maintenant des conversations à n’en plus finir sur la marche du monde et le banc ringard de leurs parents. Elles arborent des tenues de nageoires complètement loufoques. Elles sentent aussi de délicieux et inconnus frissons dans leurs flancs, en croisant des sardines du sexe opposé, les écailles couvertes de boutons et la voix éraillée.
Malgré leur vie heureuse, elles restent quand même viscéralement inquiètes de leur trépas : sera-t-il douloureux ou pas ? Et l’ablation de leur tête ou de leurs organes internes sera-t-il l’objet de souffrance ou non ?
Elles ont l’occasion d’en parler avec certains de leurs congénères, mais la plupart ne semblent pas se préoccuper de considérations existentialistes… En fait, il semble bien qu’aucune autre sardine ne songe au futur. Toutes ont intériorisé leur destin : elles font confiance à la sagesse des hommes pour les préparer sans douleurs… Peut-être tout au plus une certaine gêne lors du décès.
Ce concept de vie est connu sous le nom de l’abnégation des sardines. Il s’agit du principe directeur par lequel ces poissons règlent leur vie : il faut naître, grossir, puis nager en grands bancs dans lesquels les chaluts viendront prélever une portion de repas.
Le vieux professeur 17624 répéte toujours son enseignement. A chaque génération, rien ne doit changer dans ce cycle où les uns sont à la base d’une pyramide de l’alimentation dont le sommet est occupé par les autres… Leurs rapports sont fixés par avance : on sait d’entrée de jeu qui mangera qui. Quant à savoir si c’est moral ou pas, ça n’a pas de sens… Et si ce sera douloureux ou pas, ça n’a pas de réponse, en fait…
Une angoisse sourde vrille le ventre de nos amis 2498 et 2501. Elles se font de plus en plus pressantes auprès de l’enseignant, au fur et à mesure que le banc grossit et que se rapproche la venue des chaluts.

Les eaux sont froides quand les premiers prélèvements dans le banc se font… Les sardines sentent le filet les effleurer mais, elles ne peuvent y sauter. Elles voient quelques unes de leurs congénères entrer avec allégresse dans le piège, puis s’élever dans les eaux jusqu’à rejoindre le divin navire qui est à la fois leur dernière étape de cette vie, mais également la porte par laquelle elles s’élancent dans leur nouvelle vie… Sardines à l’huile d’Olives, à la sauce provençales, pâté de sardines au whisky, crèmes et mousses, sandwichs et autres préparations plus élaborées… Bientôt elles connaîtront le nirvana des poissons et feront honneur à leur espèce en paradant à la table des humains.
Toutes ?
Sauf deux… 2498 et 2501, de plus en plus ennuyées de ne pas partager ce bel optimisme, parlent de s’évader du banc… En fait, cette histoire d’être préparées sans douleur ne les inspire guère. Elles ne sont pas si sûres que la vie dont on parle au-delà de leur existence actuelle soit si douce et si noble. Après tout, aucune sardine n’est jamais revenue raconter ce qui se passe là-bas. Plusieurs fois, elles suivent un bateau et passent au milieu d’un massacre de têtes coupées et des queues tranchées… Personne ne s’en émeut, mais les deux sardines, maintenant adultes, frissonnent de toutes leurs écailles en repensant à ce spectacle d’épouvante.
Elles mettent leur projet à exécution la nuit suivante … Profitant que le banc nageote  de-ci, de-là sans vraiment de but, elles prennent un chemin orthogonal et s’enfuient à tire de nageoire. C’est à peine si la grande masse des poissons s’en rend compte… Personne ne leur envoie un au revoir de la caudale ou de la dorsale…
Durant une semaine, elles nagent ensemble…
Elles découvrent l’ivresse de la liberté… Nager dans des eaux profondes, se réfugier dans les coraux, suivre des mulets et respirer la senteur des algues fraîches.
Finalement, cette vie de liberté a du bon. Elles ne se soucient plus des hommes ni de leurs repas… Maintenant, leur destin appartient à leurs nageoires et à leur instinct. Elles sont libres ! Jamais elles ne seront obligées de s’offrir en holocauste aux pêcheurs et leurs grandes fabriques.
Mais c’est sans compter sur le destin et ses cruels détours…
Le malheur frappe quand les deux amies s’aventurent dans l’épave d’un ancien sous-marin, échoué sur les fonds depuis des décennies. La coque éventrée laisse entrevoir un entrelacs de tuyaux, de bouteilles et un bric-à-brac indéfini dont les sardines ne perçoivent pas le sens. La fonction de ce tas de ferrailles leur échappe, puisqu’aucun poisson ne se nourrit d’humains en boîtes.
2498 et 2501 entament leur visite par un tube, mais 2501 ne la finira jamais. Sa co-navigatrice imagine qu’un carnassier à l’affût d’innocentes victimes, a happé son amie d’une détente brusque, l’emportant dans son trou pour la dévorer.
2498 se souvient de son vieux professeur les mettant en garde contre les murènes, requins et autres prédateurs : ces poissons mangent les autres. Ils empêchent notamment les sardines de réaliser leur Grand Œuvre.
2498 est inconsolable d’avoir perdu son amie… Elle nage maintenant sans but, sans destination… Plusieurs fois, elle songe à mourir. La mer boit ses larmes sans même s’en rendre compte… A quoi bon vivre quand on ne peut même pas pleurer ?
Elle en est là de ses errements quand elle aperçoit, au dessus d’elle, un carré sombre qui se découpe sur la surface de la mer. La curiosité dévore notre amie 2498, car les sardines restent curieuses, même quand elles sont dépressives et suicidaires.
Sortant un œil de l’eau, elle voit un espar bricolé avec quelques planches jointées à la va-vite. A bord de ce radeau de fortune, deux personnages : un marin couché, aux yeux hagards et, debout face à lui, une haute silhouette noire, emmaillotée dans un grand manteau sombre d’où émerge un bras squelettique tenant une immense faux.
La sardine, voyant cet équipage, essaye de parler au marin… Mais ses râles indique qu’il n’a plus longtemps à vivre. Sous peu, il rendra son âme au Créateur de toutes les créatures. Depuis combien de temps dérive-t-il ainsi, après le naufrage de son bateau ?
2498 prend pitié de cet homme. Elle songe qu’il est temps d’arrêter son périple égoïste pour accomplir son destin… Depuis que 2501 a disparu, elle prend conscience que sa vie n’a plus aucun sens. Elle renie sa sardinitude en exemptant de sa destinée nourricière.
Sa résolution est vite prise. Elle part demander à des confrères de l’aider.
 

Tous ne le font pas et elle a l’amertume, dans ses dernières minutes de vie, de connaître l’égoïsme de certains poissons. Mais elle fait aussi l’expérience de l’immense solidarité qui règne parmi le monde animal en général et aquatique en particulier.
Une roussette aux dents pointues tranche sa tête, un poisson-scie découpe la peau de son ventre pour laisser échapper ses entrailles. Une baleine offre un peu de son huile, proche de celle des olives… Quelques algues fournirent la garniture. Pour finir, un poisson volant emporte la dépouille de la sardine lors d’un de ses vols par-dessus le radeau et dépose les filets préparés juste devant l’homme. Tout cela fait affreusement mal, mais comme c’est sa destinée, elle sent à peine la douleur, tant elle est concentrée sur son noble but.
Le marin, rassemblant ses dernières forces, ouvre les yeux pour voir la Mort lever sa faux et prendre sa vie. Avisant la sardine miraculeusement à portée de sa bouche, il avance les lèvres et la saisit… Voluptueusement, il mâche avec application cette chair offerte et sent à nouveau les forces parcourir ses membres… La sardine à l’huile lui communique une énergie nouvelle, et redonne vie à son corps décharné.
La Faucheuse en est quitte pour une âme, mais elle est habituée. Sans faire de commentaire, elle se détourne de lui et plonge dans les eaux profondes pour ne pas manquer son prochain rendez-vous : un plaisancier malencontreusement tombé de son yacht.
L’arrivée de 2498 dans le Paradis des Sardines est une fête : elle retrouve toutes ses amies du Grand Banc de Marseille et fait connaissances de consœurs venues de contrées lointaines : Saint-Gilles-Croix de Vie, La Turballe et le Guilvinec. Son vieux professeur, finalement ramassé par un chalut dérivant, l’accueille avec effervescence et lui fait visiter les lieux.
2498 a toujours une pensée émue pour son amie 2501 et sa fin tragique. Son numéro est maintenant gravé sur une grande stèle de marbre, dédiée aux victimes de la réflexion philosophique.

Publié le 03 janvier 2008 in lemonde.fr - Faites connaître ce conte à vos amis…

Parisian fields

Voilà quelqu'un qui a bien compris ce que peut cacher une sardine en France…
A consulter sur https://parisianfields.wordpress.com/2015/05/10/a-sardine-is-not-just-a-sardine

About Parisian Fields
Parisian Fields is the blog of two Toronto writers who love Paris. When we can't be there, we can write about it. We're interested in everything from its history and architecture to its graffiti and street furniture. We welcome comments, suggestions, corrections, and musings from all readers.

Sard'in Marseille


Le bar à sardines Sard'In, à Marseille. - C. Delabroy / 20 Minutes
Caroline Delabroy

Penché sur un banc de sardines en boîte, il est intarissable. Tandis que notre regard s'arrête sur les couleurs vives des conserves, la voix égraine de prometteuses qualités : « peau croustillante et chair moelleuse » pour celles-ci qui jouent sur les textures, « belle maturité » pour celles-là qui fondent en bouche, goût presque noisette et filet « charnu » pour cette « pêche d'automne », et encore ces autres sardines, « iodées » à souhait...
« Quand on affiche un mono-produit, mieux vaut bien le connaître », sourit Antony Germani. Il a ouvert à Marseille cette antre baptisée Sard'in, qui se targue d'être « le premier bar à sardines au monde ». Un peu en retrait du Vieux-Port, le lieu est à la fois boutique et restaurant.
Inutile de lui conter l'histoire de la sardine qui a bouché le port de Marseille. Le cliché n'intéresse guère le jeune chef entrepreneur, qui ne cache pas avoir cherché « un concept simple et convivial », sur la vague des bars à thème. Le coup de la sardine, il lui est plutôt venu en ouvrant une boîte vieille de 15 ans. « Je suis tombé à la renverse », s'émeut-il, regrettant que ce produit soit encore, pour beaucoup de fines bouches, compliqué à mettre sur une table.
Du bon pain grillé, du beurre, de la fleur de sel

Pour lui redonner ses lettres de noblesse, il s'est entouré des meilleurs conserveries, surtout du Portugal (La Gondola, Conserveira de Lisboa) et d'Espagne (Vengarco). Et pourrait-on dire des meilleurs crus. Car en matière de sardines comme de vins, il y a des millésimés.
La tradition est ainsi de commencer par une boîte de son choix. Pour un travail sur les parfums, on optera davantage pour des conserveries portugaises. Pour des huiles et cuissons différentes, on ira plus vers les espagnoles. La conserve revient à table accompagnée de bon pain grillé, de beurre de qualité, de fleur de sel et d'un condiment qui va bien.

Pour prolonger le repas, Antony Germani a imaginé une carte de tapas plus élaborée, avec par exemple un tartare, une soupe et des beignets, cuisinés cette fois avec des sardines fraîches. Le poisson n'est ici pas exclusif, et sait laisser la place à d'autres congénères de la mer et même à des amis terriens (planches de charcuterie et de fromages).
Bientôt, dans la nouvelle salle aménagée à l'étage pour l'hiver, une cave à sardines va réunir les plus anciennes conserves et les meilleurs millésimés. Quelques curiosités aussi, à l'image de ces sardines japonaises à l'huile de coton, qui seront proposées avec du saké. Antony Germani travaille en effet à étoffer ses accords mets-vins.
« Contrairement aux idées reçues, il y a bien plus de rouges que de blancs qui vont avec les sardines », dit-il. Au total, c'est une trentaine de références de conserves que l'on peut trouver au Sard'in, qui à court terme devrait devenir une franchise. Antony Germany imagine déjà une seconde adresse à Marseille, et pourquoi pas aussi poser ses filets à Bordeaux, Lyon et Paris...
Sard'in - 04 91 91 70 77.
32 rue Coutellerie, Marseille 2e.
Boutique ouverte de 9 heures à 23 heures. Rstauration à partir de 11h, du mardi au samedi.

La course des sardines en Afrique du sud

A retrouver pendant quelques jours ICI ou à télécharger sur demande. Superbes images d'un "sardine run" de 2009.

Sardines périmées au Katanga : on n'est jamais trop méfiant…

Lubumbashi : une grande quantité de sardines avariées refoulée à la frontière de Dilolo

Les services de contrôle affectés à la frontière de Dilolo (Haut-Katanga) ont refoulé mercredi 11 novembre, quatre gros camions transportant 4 000 cartons des «sardines» impropres à la consommation.
La Direction générale des douanes et accises (DGDA), antenne de Dilolo, a indiqué que ces marchandises qui portaient la mention «Expiration novembre 2015», avaient pour destination la ville de Lubumbashi.
L’information a été confirmée par l’administrateur du territoire de Dilolo chargé des questions politiques et administratives.
Le service de la  quarantaine animale ne pouvait pas faire entrer en territoire congolais, une si grande quantité des poissons à la limite de la date d’expiration, a expliqué à Radio Okapi le docteur Ambroise Munga, le chef local de ce service.
Apres le constat et le procès-verbal établit par l’Office congolais de contrôle (OCC), la cargaison a été refoulée vers l’Angola d’où elle provenait.
C’est pour la première fois qu’une grande quantité des marchandises passe par la frontière de Dilolo, soulignent les services affectés à cet endroit.
Publié le jeu, 12/11/2015 - 18:47 in Radio Okapi
(Dilolo est un poste frontière entre le Congo et l'Angola, c'est un point d'entrée pour les marchandises venant de l'Atlantique… mais de quelles sardines s'agit-il ici ? séchées ? en boîtes ? l'utilisation de guillemets laisse perplexe…)

Cornouaille. Le retour de la sardine

Les bolincheurs pêchent actuellement au sud de Sein, dans l'ouest de Penmarc'h. ©DR
Après un inquiétant début de saison, la sardine a repris sa place dans les sennes des bolincheurs cornouaillais. 180 tonnes ont été débarquées hier matin à Saint-Guénolé pour alimenter les conserveries qui manquaient de matière première.
Jusque-là au ralenti en la matière, les conserveurs reprennent la production de la sardine depuis quelques jours, avec le retour du poisson bleu dans les sennes des bolincheurs cornouaillais. « Nous avions débarqué de la petite sardine du printemps jusqu'à début août », explique Gaétan Lappart, le
président de l'Association des bolincheurs de Cornouaille. Jusqu'à ce que l'anchois ne fasse son apparition au cours des derniers jours de juillet. « De Belle-Ile à Ouessant, l'anchois semble avoir fait barrage à la sardine », poursuit le patron de l'Esperantza 2, l'un des 27 bolincheurs cornouaillais. De
l'anchois en quantité qui a conduit les bateaux à atteindre leurs quotas il y a quinze jours. Revers de la médaille, la quantité importante d'anchois s'est traduite par des cours moyens pas très élevés. Et elle a surtout privé les transformateurs, mareyeurs et conserveurs, de sardine pendant une bonne
partie de l'été.
180 tonnes hier matin
Dans ces conditions, avant même la fin de la saison qui pourrait se poursuivre jusqu'en décembre en fonction de la demande des conserveurs, le bilan de cette nouvelle saison est globalement positif pour les quelque 180 marins cornouaillais embarquant à la bolinche. « On s'en sort bien, même si
c'est une meilleure année pour le chalut compte tenu du prix du gasoil et de l'abondance de langoustines », estime Gaétan Lappart. Depuis quinze jours, la flottille toujours basée à Saint-Guénolé, débarque à nouveau de la sardine. 180 tonnes, hier matin. Du poisson totalement acheté par les conserveurs. Du poisson plus gros, qui faisait défaut depuis le printemps. De taille moyenne, il est plus adapté à la transformation en filets. Avec un petit bémol, pour Jacques Gonidec. Le conserveur concarnois, qui en a acheté hier matin, souligne le surplus de travail obligatoire, en raison « de
poisson de taille non homogène ». Comme pour la petite sardine du début de saison, la situation s'ajoute à la flambée du prix de l'huile d'olive consécutive de la maladie de l'olivier, pour impacter le coût d'exploitation de l'entreprise.
Prolifération de méduses
Dans ces conditions, la production de conserves de sardines qui avait été stoppée début octobre, l'an passé, se poursuit. Non sans difficultés pour les bolincheurs. Dans l'ouest de Penmarc'h, ils doivent faire face à une prolifération de méduses. « On ne s'en rend pas compte à la côte avec les vents
d'est. Mais tout le monde s'en plaint, y compris les chalutiers et les fileyeurs ». Une situation qui, dans la nuit de dimanche à lundi, a conduit bon nombre de bateaux à relâcher leurs prises. « On n'a jamais vu ça par le passé », poursuit le président de l'Association des bolincheurs. La profession avait été alertée dès le printemps par les scientifiques, après de premières observations réalisées dans le golfe de Gascogne. Une prolifération qui, toutefois, ne devrait pas contrarier davantage l'activité des bolincheurs. Grâce à l'anchois, notamment, la profession a « rattrapé son mauvais début de saison ».
3 novembre 2015 à 07h35 / Jean Le Borgne / !

La sardine, les éclairs et les boules du cousin Paul…

La sardine, les éclairs et les boules du cousin Paul sans oublier le slip français…  quand le phénomène mono-produit fait la une !

Quand la sardine devient tendance… reportage de francetvinfo du 18 octobre 2015


Les sirènes de La Quiberonnaise






Sardines FURIC 2015

jacques-godin-(a-g)-et-sten-furic-ont-travaille-main dans la main ©Telegramme
Conserveries Furic. Les sardines 2015 sont en boîtes


© Le Télégramme -15-10-2015
Pour la troisième année consécutive, les boîtes de sardines de la Conserverie Jean-François Furic vont prendre place dès aujourd'hui dans les rayons de l'entreprise de Saint-Guénolé, de différents salons de France et dans des épiceries fines et autres caves spécialisées.
De couleur bleue Pour cette nouvelle série de boîtes de couleur bleue comme la mer, Sten Furic, le directeur de la structure, a fait appel au peintre Jacques Godin de Lesconil où il a son atelier, près du Ster : « Je connaissais déjà Jacques pour l'avoir rencontré dans des expositions à Pont-l'Abbé. Son style m'a tout de suite plu. C'est donc tout naturellement que je me suis tourné vers lui pour réaliser le dessin des boîtes 2015 ».
38.000 boîtes
La réalisation de cette boîte aura nécessité près d'un an de travail. La Franpac de Douarnenez a été chargée de la fabrication de la série limitée à 38.000 boîtes. La totalité des sardines a été pêchée par le War Raog IV de Patrice Pétillon, de Concarneau ; rien que de la pêche fraîche.
« Après Jean-Yves Le Marc en 2013 et Mikaël Weston en 2014, deux artistes penmarchais, je souhaitais que ce soit à nouveau un peintre bigouden qui réalise le dessin ». De son côté, Jacques Godin, « peintre tout court », comme il se définit lui-même, a travaillé à partir d'une série de lithographies selon une technique figurative et narrative. « Nous ne voulions pas du côté folklorique. C'est pourquoi nous nous sommes tournés vers un travail déstructuré à partir de dessins de corps d'enfants blancs sur un fond bleu marine. C'est de la linogravure. Le résultat final nous a satisfaits à tous les deux ».

Sardines from Besançon

Éducation 10/10/2015 - L’EST REPUBLICAIN
une-sardinerie-forte-de-136-petites-sardines-confinees-dans-cinq-classes -photo-nicolas-barreau-
L'école Rivote dénonce avec humour les mauvaises manières de l'inspection académique
Serrés comme des sardine à Rivotte ? Pour protester mais garder le sourire, 136 poissons crochetés étaient pendus dans la cour vendredi


MONSIEUR SAR, ministre de la Mer et des Bancs a inauguré en personne la toute nouvelle Conserverie Rivotte. Plaque de marbre, fresques chatoyantes de sardines au fronton de la cour d’école. Le nouveau directeur a salué l’action gouvernementale et surtout celle du Dasen, – directeur académique des sardineries en nombre – capable en moins de six mois de faire sortir de terre et de mer une entreprise ultramoderne. « Elle sort 136 boîtes à la seconde avec seulement 5 unités de production : un rêve, une productivité maximale pour une masse salariale minimale.
L’entreprise fera des émules dès cet hiver au moment de la prochaine carte scolaire » a-t-il promis. Les enfants, en marinière, ont entonné une Marseillaise enthousiaste au son de l’harmonica. Les parents étaient évidemment conviés à un verre de l’amitié… salé.
Mais les bancs de sardine crochetée, 136 poissons colorés suspendus dans la cour, cachent mal l’amertume.
Méthodes en eaux troubles
L’école Rivotte a, durant six mois, tenté de démontrer qu’avec 136 enfants elle méritait une ouverture de classe. Qu’elle n’a pas obtenu. « Et nous aurions compris si les explications avaient été loyales. Mais d’une part l’inspection d’académie n’a cessé de considérer, sans preuve qu’il y avait ici 134 élèves inscrits. Un chiffre qui ne correspond à rien sinon qu’une ouverture de classe de fait à 135 élèves.
Puis au cours de l’été, le 21 juillet, elle a décidé pour la seule école Rivotte que les élèves inscrits sur dérogation n’entrent pas en ligne de compte. Or, ici, les dérogations s’annulent avec 4 élèves entrant et quatre élèves sortants » explique une maman. Parents et enseignants ont ressenti du mépris. Certes le ressenti est subjectif. Ils ont hésité à porter l’affaire devant le tribunal administratif. « Mais c’était garder la façon de faire de l’administration dans une certaine confidentialité. Et ne pas obtenir de résultats pour l’année en cours. Nous préférons être visibles et prévenir les autres écoles que les règles sont instables, qu’elles s’inventent au fur et à mesure des besoins de l’administration ». Eux attendent désormais de la mairie le bilan des dérogations obtenues dans les écoles de Besançon, et les afficheront au milieu des sardines en regard des mesures de cartes scolaires pour compter le nombre d’élèves hors sol.
Avis de tempête annoncé.
Catherine CHAILLET

Wall street et les sardines



Concarneau. Les Mouettes d'Arvor à sec de sardines

OUEST-FRANCE - Mardi 22 septembre 2015
Concarneau. Les Mouettes d'Arvor à sec de sardines
Pour Jacques Gonidec, le Pdg de la conserverie concarnoise, l'année est compliquée. La conserverie va bien mais côté sardine ou côté thon, l'approvisionnement n'est pas suffisant.

Jacques Gonidec, le Pdg des Mouettes d'Arvor, la conserverie concarnoise haut de gamme, se fait des soucis. L'entreprise n'arrive plus à satisfaire dans la totalité sa clientèle, sur certains produits spécifiques. La faute à l'approvisionnement. La campagne de sardines, petites et maigres cette année, n'est pas à la hauteur, le thon blanc difficilement trouvable. Et l'huile d'olive, impactée par la maladie des oliviers, de plus en plus chère. « Nous n'avons pas de problème de vente, affirme le patron de l'usine. Mais nous ne pouvons fournir toutes les boîtes qui correspondent au cahier des charges notamment celles qui demandent un moule de sardine plus important. »
La sardine, le thon blanc et l'huile d'olive
La raison ? Depuis le début de la campagne de sardine en mai, les pêcheurs ne ramènent que du petit calibre. Quand ils en trouvent. De Douarnenez au sud du Portugal, elle joue la grande absente sur la côte Atlantique. « Nous travaillons beaucoup la petite sardine, mais aussi la moyenne et la grosse pour une production spécifique. Mais cette année nous avons beaucoup de mal à nous fournir en filets de sardines, un produit en rupture, ici, depuis le printemps. Tout comme la grosse sardine que l'on utilise pour faire des rillettes, poursuit Jacques Gonidec. Sur certaines fabrications comme les filets sans arêtes il faut un poisson plus dodu, et cette sardine-là, cette année, elle n'est pas là. Nous n'avions pas vu cela depuis 10 ans. »
Si l'approvisionnement en sardines pose problème, celui du thon blanc l'est tout autant. Une difficulté supplémentaire pour le patron de l'usine qui se refuse à se fournir auprès de l'Afrique du Sud ou du Brésil. « Nous n'irons pas non plus chercher la sardine au Maroc, dit-il. Nous travaillons sur du poisson frais d'ici, c'est notre marque de fabrique. Mais comme toutes les entreprises qui travaillent sur la qualité, à un moment donné, faute de matières premières, il y aura des ruptures de stocks. À cela se rajoute la problématique de l'huile d'olive, dont les prix flambent avec la maladie des oliviers, et qui devrait coûter quelque 200 000 € en plus pour l'entreprise. »
Pour le patron des Mouettes d'Arvor, c'est bien la première de son histoire que la conserverie rencontre une telle convergence de difficultés : « Les trois en même temps, cela ne nous était jamais arrivé, dit-il. Pour l'instant on produit et on livre, mais on ne constitue pas de stock. Les problèmes pourraient intervenir l'hiver prochain. »
La campagne de thon et de sardines s'achevant en octobre-novembre, l'usine va travailler sur le maquereau. En espérant qu'au printemps la sardine revienne en grande quantité. « Notre problématique, c'est le manque de visibilité, explique Jacques Gonidec. On ne produit pas tout ce que l'on devrait produire. C'est très ennuyeux parce l'entreprise est en phase de progression de vente. Ce qui implique que la production doit elle aussi augmenter. »
Catherine GENTRIC in Ouest-France 22 septembre 2015

Sardines à vélo



Rendez vous ce mardi à partir de 18h30 pour l'inauguration de Sardines à Vélo 
au 13 rue de la Tour d'Auvergne à Nantes !