Affichage des articles dont le libellé est Mouettes d'arvor. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mouettes d'arvor. Afficher tous les articles

Rappel de boîtes Mouettes d'Arvor

Des boîtes de sardines de saison à l’huile d’olive Millésime 2018 de la marque Les Mouettes d’Arvor sont actuellement rappelées en raison d’un risque de décollement du vernis intérieur.
Avis aux amateurs de sardines. Des boîtes de sardines de saison à l’huile d’olive Millésime 2018 de la marque Les Mouettes d’Arvor font actuellement l’objet d’un rappel. Motif : « risque de décollement du vernis intérieur de couleur marron, du fond de la boite de conserve ». Les produits concernés ont été commercialisés depuis le 24 juillet 2018.
  • Conditionnement : boîte métallique 115 grammes
  • Code-barres : 3 365 622 031 960
  • Estampille sanitaire FR 29-039-512 CE
  • À consommer de préférence avant fin 2028
Si vous possédez une boîte, ne la consommez pas et rapportez-la en magasin afin de vous rembourser. Pour plus d’informations, contactez le service qualité Conserverie Gonidec au 02 98 98 09 23.

Concarneau. Voyage au cœur des conserveries Gonidec

(où l'on apprend l'origine du nom des meilleures sardines de Bretagne…)

En 1959, les Mouettes d’Arvor prennent leur envol à Concarneau, depuis elles ravissent les papilles des Concarnois et des voyageurs de passage. Rendez-vous au cœur de la fabrication.
La conserverie Gonidec, plus connue sous le nom des Mouettes d’Arvor est une entreprise familiale, comme nous l’explique Jacques Gonidec. « Elle a été créée par mon père et mon grand-père en 1959, à l’époque où beaucoup de conserveries du coin fermaient, à cause de la raréfication du poisson, de la volonté des usines de se spécialiser, de la création de la grande distribution… À côté de cela, l’entreprise Saupiquet rachetait beaucoup d’usines pour obtenir plus de quotas de pêche. L’usine ou mon grand-père travaillait a donc été rachetée, et lui et ma grand-mère, qui était une femme de caractère, ont décidé de monter leur propre usine à Concarneau, dans la cave de leur maison. ». C’est ainsi que sont nées les Mouettes d’Arvor.
Mais d’où vient ce nom d’ailleurs ? « Quand l’entreprise a été créée, le nom de Gonidec était déjà déposé. Mon grand-père jouait à l’époque dans l’équipe de football qui s’appelait « les Mouettes d’Arvor », il aimait le nom, et après avoir demandé l’accord du curé du coin qui supervisait l’équipe de foot, il a pu le donner à son entreprise. ».
Une entreprise locale
L’entreprise, totalement locale, a donc fait de la sardine son produit de prédilection. Et la route de ces sardines est tout ce qu’il y a de plus concarnoise, depuis la pêche jusqu’à la mise en boîte. Pendant la saison de la sardine, c’est-à-dire de mai à novembre, l’entreprise a besoin de mains supplémentaires, l’effectif est donc renforcé jusqu’à 80 personnes. Elles s’occupent des différentes étapes de la transformation des sardines, du filet de pêche à la boîte de conserve.
« La sardine est débarquée à la criée après la pêche, et l’usine est réapprovisionnée à 7h du matin, un jour sur deux, explique Jacques Gonidec. Elle est ensuite plongée dans un bain de saumure composé d’eau et de sel. Après quoi, les ouvrières enlèvent une à une la tête et les boyaux de chaque sardine. Puis le poisson est installé sur une grille ou il est nettoyé, séché et cuit à l’huile selon la technique de Nicolas Appert. Une nuit d’égouttage est souvent nécessaire avant que les sardines ne soient mises en boîte, avec la queue taillée. On trouve entre 4 et 12 sardines par boîte de 115g selon la taille. Les boîtes sont finalement stérilisées pour permettre une conservation de 5 à 10 ans. ».
Ne pas perdre son âme
Chez Gonidec, l’accent est mis sur la fabrication des produits à la main. « Il existe des machines qui pourraient faire le travail des employés, mais à l’arrivée, l’entreprise perd son âme. Nous avons réussi à survivre, car nous privilégions la qualité, précise le petit-fils du créateur. Toutes les étapes ont été préservées. On a changé l’environnement et le matériel qui s’est amélioré mais les sardines à l’huile d’olive que nous vendons aujourd’hui sont les mêmes qu’en 1959. »
Les Mouettes d’Arvor comptabilisent aujourd’hui 120 produits, en comptant les sardines, le thon, le maquereau et les tartinables. Ils se renouvellent tous les ans en proposant de nouvelles recettes. En 2015, il s’agissait des sardines au thym et au basilic, et des sardines à la Luzienne. Et quand on demande à Jacques Gonidec s’il continue de manger ses produits régulièrement, il nous répond qu’il « faut absolument saucer les fonds des boîtes de conserve quand on en mange à l’apéritif, comme lui ».
Marylou MAGAL. in Ouest-France 26/08/2016

Concarneau. Les Mouettes d'Arvor à sec de sardines

OUEST-FRANCE - Mardi 22 septembre 2015
Concarneau. Les Mouettes d'Arvor à sec de sardines
Pour Jacques Gonidec, le Pdg de la conserverie concarnoise, l'année est compliquée. La conserverie va bien mais côté sardine ou côté thon, l'approvisionnement n'est pas suffisant.

Jacques Gonidec, le Pdg des Mouettes d'Arvor, la conserverie concarnoise haut de gamme, se fait des soucis. L'entreprise n'arrive plus à satisfaire dans la totalité sa clientèle, sur certains produits spécifiques. La faute à l'approvisionnement. La campagne de sardines, petites et maigres cette année, n'est pas à la hauteur, le thon blanc difficilement trouvable. Et l'huile d'olive, impactée par la maladie des oliviers, de plus en plus chère. « Nous n'avons pas de problème de vente, affirme le patron de l'usine. Mais nous ne pouvons fournir toutes les boîtes qui correspondent au cahier des charges notamment celles qui demandent un moule de sardine plus important. »
La sardine, le thon blanc et l'huile d'olive
La raison ? Depuis le début de la campagne de sardine en mai, les pêcheurs ne ramènent que du petit calibre. Quand ils en trouvent. De Douarnenez au sud du Portugal, elle joue la grande absente sur la côte Atlantique. « Nous travaillons beaucoup la petite sardine, mais aussi la moyenne et la grosse pour une production spécifique. Mais cette année nous avons beaucoup de mal à nous fournir en filets de sardines, un produit en rupture, ici, depuis le printemps. Tout comme la grosse sardine que l'on utilise pour faire des rillettes, poursuit Jacques Gonidec. Sur certaines fabrications comme les filets sans arêtes il faut un poisson plus dodu, et cette sardine-là, cette année, elle n'est pas là. Nous n'avions pas vu cela depuis 10 ans. »
Si l'approvisionnement en sardines pose problème, celui du thon blanc l'est tout autant. Une difficulté supplémentaire pour le patron de l'usine qui se refuse à se fournir auprès de l'Afrique du Sud ou du Brésil. « Nous n'irons pas non plus chercher la sardine au Maroc, dit-il. Nous travaillons sur du poisson frais d'ici, c'est notre marque de fabrique. Mais comme toutes les entreprises qui travaillent sur la qualité, à un moment donné, faute de matières premières, il y aura des ruptures de stocks. À cela se rajoute la problématique de l'huile d'olive, dont les prix flambent avec la maladie des oliviers, et qui devrait coûter quelque 200 000 € en plus pour l'entreprise. »
Pour le patron des Mouettes d'Arvor, c'est bien la première de son histoire que la conserverie rencontre une telle convergence de difficultés : « Les trois en même temps, cela ne nous était jamais arrivé, dit-il. Pour l'instant on produit et on livre, mais on ne constitue pas de stock. Les problèmes pourraient intervenir l'hiver prochain. »
La campagne de thon et de sardines s'achevant en octobre-novembre, l'usine va travailler sur le maquereau. En espérant qu'au printemps la sardine revienne en grande quantité. « Notre problématique, c'est le manque de visibilité, explique Jacques Gonidec. On ne produit pas tout ce que l'on devrait produire. C'est très ennuyeux parce l'entreprise est en phase de progression de vente. Ce qui implique que la production doit elle aussi augmenter. »
Catherine GENTRIC in Ouest-France 22 septembre 2015

Quand l'administration s'acharne sur la sardine…

Faire consciencieusement son travail, respecter les règles et la tradition dans l'amour d'un travail bien fait, honnête et novateur à la fois, agir dans le respect du produit et de la ressource, dans le respect de son environnement et dans celui aussi des hommes et des femmes dont elle est le métier, avoir du succès et développer son activité partout où l'excellence française est reconnue, autrement dit produire des sardines à l'ancienne comme le fait Jacques Gonidec avec ses Mouettes d'Arvor, voila qui peut sembler étrange aux yeux sourcilleux de l'administration. N'est-il pas de mise aujourd'hui que la triche soit partout ? La sardine n'y échappe pas.
Mais il n'y a pas eu de sardinegate à Concarneau. Les Mouettes d'Arvor ont tenu leur promesse. 
Les amateurs le savent, quand on ouvre une boîte de sardine de Jacques Gonidec troisième du nom, c'est de la vraie bonne sardine bretonne  qu'on y trouve. Il sait d'où elle vient et même par quel temps  elle a été pêchée. Il a parlé avec les hommes du bateau, discuté avec le capitaine et veillé à ce que les sardines du jour soient traitées avec soin, avec tout le savoir faire confondu de générations de marins, de conserveurs et d'ouvrières spécialisées dans la sardine comme d'autres dans la dentelle. 
On peut faire tous les tests, tous les contrôles inopinés, chercher la petite bête, la sardine des Mouettes d'Arvor est irréprochable ! Elle se livre sans logiciel truqué ni subventions détournées. Ce n'est pas son genre. Pour ça, il faut voir ailleurs. La planète ne manque pas de sardines (quoique… voir articles Inquiétudes sur les sardines).



Quand l’administration s’acharne sur la sardine
OUEST-FRANCE - Actualité du jour - Vendredi 22 mai 2015
La conserverie Gonidec va bien. Et même très bien. Ses conserves haut de gamme s'exportent de plus en plus. Souci, la pesanteur des contrôles administratifs va jusqu'à entraver le dynamisme de la société.

Huit contrôles l'an passé ! Jacques Gonidec, patron de la conserverie éponyme n'en peut plus. Et le dit. Entre les contrôles du fisc, des douanes, de l'agence de l'eau, de la police de l'eau, de la Draf (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt), les contrôles vétérinaires et de la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), le directeur général des Mouettes d'Arvor - la seule conserverie à l'ancienne de la Ville bleue - en arrive à parler aujourd'hui « d'acharnement » de la part de l'administration.
« Le bouquet, c'est que l'entreprise a même été contrôlée par le CICC, la commission interministérielle de coordination des contrôles, chargée de contrôler... les contrôles, ajoute-t-il agacé. Cela fait beaucoup pour une petite entreprise. Qu'on nous laisse travailler. On ne triche pas. Je ne comprends pas pourquoi l'État demande sans arrêt aux entreprises qui fonctionnent pourquoi... elles fonctionnent. Je suis excédé par ces contrôles excessifs. Et très inquiet pour l'avenir. Bien plus qu'avant. Ces huit contrôles, je les ai vécus et je me dis que je n'avais pas apprécié le risque. Je prends des risques professionnels tous les jours, des risques commerciaux, financiers, mais aujourd'hui, je me dis que l'on est à la merci d'une décision administrative. Les entreprises sont devenues si fragiles par rapport à cette toute puissance de l'administration. Elle a le droit de vie ou de mort sur elles. »
Et de citer l'exemple de la pollution d'une rivière concarnoise, en 2012, dont la procédure s'est terminée cette année. « Elle n'était pas de notre fait, mais elle aurait pu nous valoir une amende de 370 000 € si le véritable pollueur n'avait pas été découvert », s'alarme Jacques Gonidec.
L'export à la hausse
Pourtant l'entreprise va bien. Et même très bien. Créée en 1959 par Jacques Gonidec 1er du nom, côté Passage Lanriec ; installée à l'entrée de Concarneau côté Kéramporiel depuis 1995, agrandie en 2010, la conserverie a érigé son savoir-faire à l'ancienne en stratégie payante depuis sa création : du haut de gamme fabriqué à la main, avec du poisson frais, et, en produit phare, la fameuse conserve de sardines à l'ancienne.
Un savoir-faire qui s'exporte et qui séduit les consommateurs des épiceries fines d'Asie, d'Amérique du nord et d'Europe. Et qui s'affiche en chiffres : plus 8 % du chiffre d'affaires à l'export en 2014, soit une augmentation de plus 50 % par rapport à 2013. Une niche que le patron entend bien développer au Japon, en Chine, dont il revient justement, ou aux États-Unis ou au Canada.
« Alors que le marché de conserverie stagne, les Mouettes d'Arvor affichent une progression de 10 % cette année. Elle était de 15 % l'an passé, précise Jacques Gonidec, 3e du nom. Cela conforte le succès de la nouvelle charte graphique que nous avons mise en place l'an passé pour rendre la gamme de nos produits plus cohérente et plus visible. » Pour le patron passionné des Mouettes d'Avor, « cela prouve que notre stratégie de qualité marche. Je ne suis pas inquiet à ce niveau-là. En revanche, c'est l'administration qui m'inquiète. Cette charte, nous avons beaucoup travaillé pour la mettre en place, alors même que se déroulaient les contrôles. Ce qui nous fait avancer, c'est l'envie. Aujourd'hui, l'administration pourrait nous casser cette envie. »
Catherine GENTRIC in Ouest-France 22 mai 2015