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Le grand jeu chez Connétable



 Article paru ICI : https://www.lsa-conso.fr/theatralisation-bons-d-achats-pour-ses-170-ans-chancerelle-anime-massivement-sa-marque-connetable,446391


Connétable in L'Usine Nouvelle du 10/08/2020

[Sortie d'usine] Comment se déroule la mise en boîte des sardines, maquereaux et thons Connétable

Derrière la marque française de poisson en boîte Connétable s'active l'entreprise bretonne Chancerelle. Celle-ci prépare à la main chaque sardine, maquereau et thon, et est désormais labellisée Pêche durable. 

Parce que le poisson, c'est bon tout le temps mais surtout l'été, le français Connétable ne s'arrête pas même en vacances. Vous connaissez forcément son slogan "C'est extraaaaa", parfois chanté avec un peu trop d'engouement dans la publicité.

Derrière cette marque se trouve la PME Chancerelle. Basée à Douarnenez (Finistère) et sur deux sites au Maroc, la PME (157 millions d’euros de chiffre d’affaires, 145 millions de boîtes produites par an, 2300 salariés) se fournit en quelque 41 500 tonnes de poissons par an.

Réalisée tout au long de l'année selon la variété désirée (sardine, maquereau ou thon), la pêche débute en Manche, se poursuit dans le nord de l’Ecosse puis à l’ouest de l’Irlande pour finir en mer d’Iroise. A leur arrivée à la conserverie, tous les poissons sont toujours préparés à la main, un gage de qualité pour Connétable.

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in L'usine nouvelle

 

 

 


Usine Nouvelle

 

La conserverie Chancerelle investit 6 millions d'euros à Douarnenez

La conserverie de poissons Chancerelle a prévu une enveloppe de 6 millions d'euros en 2018 pour renouveler son matériel à Douarnenez (Finistère). Elle annonce aussi le recrutement de 100 salariés supplémentaires principalement en CDI.


La conserverie Chancerelle installée à Douarnenez (Finistère) investira 6 millions d'euros en 2018 pour moderniser ses équipements et renforcer ses moyens industriels. Parallèlement, l'entreprise plus connue par sa principale marque Le Connétable, recrute. Elle a prévu, au cours des prochains mois, l'embauche de 100 salariés supplémentaires qui s'ajouteront aux 800 salariés actuels de l'entreprise dans le Finistère (elle est aussi implantée au Maroc où elle emploie plus de 1 000 personnes). Chancerelle réalise un chiffre d'affaires annuel de 145 millions d'euros et concentre désormais 10 % du marché de la conserve de sardines.
Pour conforter son rang, Chancerelle mise sur les innovations produits et la poursuite de son positionnement premium. Outre les sardines qui concentrent la majorité de ses productions, Chancerelle transforme des maquereaux mais aussi du foie de morue et du thon. La conserverie a mis en place une politique de RSE - Responsabilité sociale de l'entreprise - qui lui permet désormais de valoriser 90 % de ses déchets. Afin de garantir l'origine de ses matières premières, elle a développé une méthode de traçabilité des différents chalutiers qui l'approvisionnent en poissons frais. Les consommateurs peuvent ainsi connaître l'origine exacte des produits qu'ils achètent.

Connétable déménage

Conserverie. Chez Chancerelle, ça déménage !

Marie-France Le Moan fait partie de ces générations d'ouvrières douarnenistes qui ont fait la réputation des sardines en boîte de la cité Penn sardin.
Fondée il y a 162 ans à Douarnenez, la maison Chancerelle est la plus ancienne conserverie de sardines encore en activité au monde. Elle était la dernière des usines de poisson encore en activité sur le port. Mais, hier, une page de son histoire s'est tournée...
En 1905, on les appelait les « Fritures ». Elles étaient une vingtaine le long des quais. En 1956, on en comptait plus que seize. Puis dix en 1961.
Une mutation préparée de longue date
Aujourd'hui, elles ne sont plus que deux à mettre du poisson en boîte dans la cité Penn Sardin : Paulet-Petit Navire, installée zone industrielle de Pouldavid et Wenceslas Chancerelle, qui vient de quitter les 3.800 m² au sol de son berceau du port de pêche pour rejoindre la zone industrielle de Lannugat. Dans son habit rouge et or reconnaissable, c'est à 18 h 30, vendredi, qu'a été sertie, dans l'usine du port, la toute dernière boite de sardines à l'huile « Connétable », marque phare de la conserverie. Annoncé il y a deux ans et préparé depuis presque dix ans, l'abandon définitif de ce site historique est effectif depuis hier. Entre 1996 et 2003, les activités de la conserverie ont peu à peu migré dans la zone de Lannugat, sur 9.500 m² (conditionnement, stockage, expédition, bureaux, chambre froide...). Sa voisine n'est autre que la Cobreco, leader sur le marché français de la conserve de Saint-Jacques et de thon. Fusion de deux autres célèbres conserveries du port de Douarnenez - Jacq et Gourlaouen -, la Cobreco s'est établie à Lannugat en 1986. En 2013, Chancerelle a racheté la Cobreco. Avec la fermeture de cette dernière usine du port, c'est une page de l'histoire de Douarnenez qui se tourne. Même si une partie des approvisionnements en sardines, maquereaux et thon continue de se faire via le port du Rosmeur, il n'y a plus de nécessité à être près des quais.
Produire plus en préservant la qualité
Guerre des prix, approvisionnements de plus en plus difficiles, consommateurs exigeants... « Pour relever le défi d'une concurrence devenue mondiale, tout en répondant aux nouvelles normes européennes, nous devions nous agrandir. Il nous fallait produire plus en préservant ce qui fait notre force, la qualité, le savoir-faire haut de gamme. Pour cela, il fallait quitter le centre-ville, où nous n'avions pas de possibilité d'extension », rappelle Jean-François Hug, P-DG de Chancerelle, indiquant que le chiffre d'affaires prévisionnel pour 2015 s'établit à 180 M€. « Deux fois plus qu'en 2009 et sept fois plus qu'en 1996 ».
Pincement au coeur
Sur les 500 employés que compte l'entreprise, quelque 300 ouvrières se sont retrouvées une dernière fois dans leur usine, samedi soir, autour d'un repas. « Vous avez le coeur serré, vous êtes attachées à ce site, vous y avez beaucoup de souvenirs », a souligné Jean-François Hug, tenant à rendre hommage à ces générations de femmes entrées jeunes dans l'usine et ressorties grands-mères, gardiennes de ce savoir-faire « à l'ancienne » qui fait la réputation de la maison. Comme Marie-France Le Moan, entrée chez Chancerelle il y a quarante ans, après avoir fait son apprentissage chez Audren, une usine sur le Port-Rhu, transformée aujourd'hui en appartements près de la MJC. « J'ai commencé par être femme de table, puis je suis devenue sertisseuse, puis contrôleuse. J'aime tout dans mon métier ! assure-t-elle. Surtout le travail d'équipe. Les anciennes apprennent aux nouvelles... J'ai un pincement au coeur de partir d'ici. Mais j'ai confiance dans la famille Chancerelle... ». « Nous
conservons nos procédés de fabrication à l'identique, vos conditions de travail seront plus agréables et il n'y aura pas d'économies d'effectifs », a promis le patron.
in Le Télégramme, 3 mars 2015 à 08h09 / Marie-Line Quéau /