sardines tunisiennes : les prix s'envolent

C'est Ramadan, l'occasion de faire de saints profits…
"Au marché Central de Tunis, les prix des légumes sont restés stables par rapport à la période précédant le début du mois de Ramadan. Cependant, les prix des fruits et des poissons ont poursuivi leur envol, malgré leur disponibilité, ont constaté certains citoyens qui se sont rués vendredi matin, vers le marché de la capitale pour faire leurs provisions… Ainsi, les prix des sardines ont oscillé entre 6000 et 7980 millimes, le kilo et ceux des maquereaux ( Ghzel) entre 15 000 et 17800 millimes… Interrogé par l’agence TAP, des clients du marché ont estimé que les prix de certains produits comme les poissons ou encore les fruits, ne sont pas du tout à la portée de toutes les bourses et ne sont pas à la hauteur de la conjoncture actuelle.
https://africanmanager.com/marche-central-de-tunis-les-prix-des-legumes-restent-stables-et-ceux-des-fruits-et-poissons-senvolent/

Sardines tunisiennes et démocratie

Les sardines, les « sans-dents », le chef du gouvernement et… Steinbeck

Lors de son tout dernier entretien télévisé, le chef de gouvernement tunisien Elyes Fakhfakh, agacé par le propos de la journaliste mettant en avant les insuffisances de certains centres d’hébergement de quarantaine Covid-19, lui rétorqua qu’on devait réviser nos exigences en termes de confort et apprendre à « ouvrir une boîte de sardines avec les dents ». Etrange exemple qui dénote de l’improvisation du moment, tant il paraît pour le moins incongru de parvenir à ouvrir une boîte métallique avec ses dents, même avec toute la bonne volonté du monde et les efforts dictés par l’indigence la plus extrême…
La référence à ce poisson a éveillé en moi le souvenir d’un mouvement contestataire italien éponyme, celui des Sardines,( …)dont les membres se rassemblent sur les places publiques pour dénoncer le populisme de l’extrême-droite, essaiment dans tout le pays mais aussi internationalement, une manifestation de « sardines Atlantique » ayant même été recensée à New-York.…/…
Ces sardines-là ne peuvent faire qu’œuvre politique, au sens de la « démocratie sauvage », celle de la plèbe qui se transforme par cet ensauvagement d’animallaborans, pour paraphraser Arendt, en zoonpolitikon (pour utiliser l’expression d’Aristote, mais en un sens éminemment hétérodoxe, on l’aura compris). Ces sardines-là, foncièrement non calibrées, elles que l’ancien Président français Hollande appelait avec mépris les « sans-dents » (on mesure dès lors à quel point il est difficile d’ouvrir la boîte qui nous emprisonne lorsque l’on est ainsi édenté), essaient de ramener la marge au centre dès lors que le centre ne vient jamais à elles. Il devient urgent de les prendre au sérieux et de cesser… de noyer le poisson.
( in nawaat.org 2020/21/04)

La pêche à la sardine salée


Long de 18,50 m, d’une jauge brute de 53,35 tonneaux et doté d’un moteur Man de 150 CV, le malamok Alain Bihen  est destiné à la pêche au large, qu’il ne tarde pas à pratiquer, direction le Maroc pour la pêche à la « sardine salée ». Quelque peu méconnue, bien que commencée avant la guerre 1914-1918, cette activité permet aux marins douarnenistes de « descendre », à la morte-saison, dans les eaux marocaines, principalement du côté de Safi, pour y pêcher la sardine qu’ils salent à bord en barils et qu’ils ramènent en France, où elle est écoulée par les mareyeurs.
Les années fastes, jusqu’aux deux tiers de la flottille locale des malamoks pratiquent cette pêche, avant qu’elle ne tombe en désuétude au début des années 1950. C’est ainsi que fin novembre 1947, l’« Alain Bihen » rentre au port avec pas moins de 30 000 kg de sardines, vendues sur place au prix de 48,50 F le kilo.
Le temps passant, au terme de trois campagnes thonières durant l’été 1964, le malamok est désarmé définitivement, après avoir bourlingué 25 ans avec le même patron à la barre. Mais l’heure de la retraite n’a pas encore sonné, puisque le Comité local des pêches, à la recherche d’une unité ayant cessé toute activité et susceptible de rendre encore d’éminents services, s’en porte prestement acquéreur.
Rebaptisé pour la circonstance « Amplitude », à l’instar de celle des marées, le navire est mis, le 5 octobre 1964, à la disposition de l’École de Pêche de Douarnenez, qui devient, à cette occasion, la première du littoral français à posséder un navire-école !
Un certain nombre d’années plus tard, le vieux malamok ira rejoindre le cadre bucolique de Pors-an-eostig, sur la rive gauche du Port-Rhu, pour y goûter, enfin, au repos éternel.
  • Article rédigé par les bénévoles de bagoucozdz.fr, un site internet dédié la conservation du patrimoine maritime douarneniste, partenaire du Port-Musée. (in ©letelegramme 19 avril 2020)

Les sardines de Justine

Une de mes recettes préférées avec de la sardine fraîche ou en boîte. Les enfants en raffolent !


Arrêter la pêche

Coronavirus : l’arrêt forcé de la pêche permettra-t-il aux océans de se repeupler en poissons ?

Les sardines chic du Figaro

Les sardines en boîte millésimées

Vitamine D, phosphore, calcium… font de la sardine un aliment miracle.

De la boîte de sardines au ministère de l'intérieur

Christian Bonnet s’est éteint. L’ancien ministre de l’Intérieur sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing est décédé mardi à 98 ans dans une maison de retraite à Vannes, a informé sa famille. Sa disparition est sans rapport avec la pandémie de coronavirus. Il s’est éteint de « sa belle mort », a indiqué à sa petite-fille Aziliz de Veyrinas.
Cet homme qui racontait « être entré en politique comme on entre en religion » continuait à s’intéresser à la chose publique après 46 ans de carrière même s’il n’avait plus d’engagement, a témoigné un autre membre de sa famille.

Dans le sillage de Giscard

Député du Morbihan pendant dix-huit ans (1956-1972 et de 1981 à 1983), cet ancien directeur d’une conserverie de sardines de Quiberon avait fait son entrée à l’Assemblée avec Valéry Giscard d’Estaing, dont il suivra le parcours politique jusqu’à sa défaite en 1981 face à François Mitterrand. Christian Bonnet a également été sénateur du Morbihan pendant dix-huit ans (1983-2001).  

Maire de Carnac durant trente-deux ans et conseiller général de Belle-Ile-en-Mer pendant quarante-trois ans, cet ancien de la faculté de droit et de Sciences po Paris a eu six enfants, dont trois sont décédés.

L'Espagne retrouve les sardines marocaines

La flotte espagnole jubile. Le Maroc a donné son feu vert afin que les bateaux européens puissent revenir dans les pêcheries nationales et ceci malgré l’état d’alerte sanitaire décrété au Maroc.
«C’est une grande nouvelle pour la filière espagnole», nous confie Javier Garat, secrétaire général de la Confédération espagnole de pêche, Cepesca. De fait, la filière retenait son souffle depuis le 1er avril, date qui coïncidait avec la fin de la période du repos biologique. Rabat et Bruxelles se sont certes mises d’accord sur la reprise de l’activité mais les embarcations n’ont pas reçu d’instructions précises sur la date de la reprise de l’activité.


Dimanche dernier, quatre embarcations andalouses ont pu jeter leurs filets dans les pêcheries marocaines précisément dans la zone du nord du royaume, proche du Golfe du Cadix. «Les marins sont revenus contents et toutes les prises ont été écoulées. Il s’agissait principalement d’anchois et de sardines», ajoute Garat. Concernant le débarquement des captures dans les ports marocains, la filière espagnole a pu avoir gain de cause, cette fois-ci.

Selon l’accord conclu entre le Maroc et l’Union européenne, il a été décidé que cette clause sera suspendue durant cette crise sanitaire et les embarcations européennes ne sont plus appelées à débarquer les captures dans les ports marocains. C’est une mesure de précaution pour minimiser les contacts et la propagation du virus. «C’est une exception», ajoute notre source. Cette décision temporaire réchauffe les pêcheurs espagnols, lesquels ont mené un combat incessant pour revoir cette clause. D’autres embarcations devraient reprendre le large durant les prochains jours. La décision de permettre à la flotte européenne et spécialement espagnole de reprendre son activité à la fin du repos biologique le 1er avril a réconforté la filière du pays voisin en ces durs moments que traverse le voisin ibérique. La fermeture des lieux de restauration et des établissements d’hébergements a touché de plein fouet ce secteur vital.
De plus, la consommation des ménages a drastiquement chuté en cette période de confinement, reconduite jusqu’au 26 avril. «Le marché s’est effondré. La population a baissé sa consommation et les prix ont dégringolé», soutient notre source. Pour ravigoter les ventes, la confédération espagnole a publié des capsules invitant la population espagnole a consommé davantage de produits de la mer, en mettant en avant ses vertus nutritives. «Les consommateurs optent plutôt pour les produits bon marché. Les espèces chères sont peu demandées», regrette le secrétaire général de Cepesca. La filière avait fait appel aux autorités centrales pour débloquer une aide financière directe au secteur.
© in lesecho.ma 9/04/2020

De la sardine aux vieux bouquins…

Coronavirus. À Tanger, les Marocains les plus précaires frappés de plein fouet
in Ouest-France.fr
Des millions de vendeurs ambulants ou de travailleurs journaliers se retrouvent sans boulot à cause du confinement. Les autorités tentent de parer au plus pressé en proposant une aide par SMS.
 

Les pen sardines travaillent au large


« Notre priorité c’est la sécurité des salariés. Nous suivons les préconisations des autorités de santé depuis début mars. Pour faire respecter les mesures barrières, nous avons séparé les équipes en deux », détaille Philippe Cloarec, directeur industriel. « Nous avons réorganisé l’embauche en décalage, l’arrivée dans les vestiaires, le départ en salle de pause, tous les mouvements dans l’usine selon un circuit de circulation. » La capacité de toutes les salles a été divisée par deux. L’usine sardines fonctionne donc désormais en 2x8, au lieu d’une seule équipe habituellement l’hiver.

18 % des salariés absents

Jean-Christophe Onno, directeur des ressources humaines, précise qu’environ 18 % de l’effectif est absent (environ 130 salariés), contre 9 % en moyenne. « Nous avons des arrêts pour garde d’enfants, dans le cadre du dispositif prévu, un certain nombre d’arrêts de travail prescrits aux personnes qui présentent des affections longue durée, listées par le gouvernement, ainsi que les femmes enceintes ou encore des arrêts liés à des suspicions liés aux symptômes Covid ».Chancerelle a aussi recours à l’intérim. « Avec le mètre de distanciation, la difficulté est de former les gens. Nous privilégions ceux qui connaissent l’entreprise ». L’équipe des commerciaux est au chômage partiel. D’autres sont en télétravail.

Moins de production, plus d’expéditions

« Entre le moment où une boîte est fabriquée et le moment où elle est expédiée, il peut se passer six mois. Le stock est inhérent au métier de la conserve, dans le poisson mais aussi dans le légume », explique Jean Mauviel. Si la production a baissé de 30 % par rapport aux projections de l’avant-Covid, les expéditions, elles, ont bondi, 170 % en comparaison à un mois de mars « classique ». Des livraisons pour le moment assurées, en dépit de l’allongement significatif des délais. « Ce qui compte, c’est d’expédier les conserves vers les distributeurs », reprend Jean Mauviel. « La conserve est considérée comme un produit refuge. Tous les repas hors du domicile n’existent plus et la consommation des ménages s’y substitue. Et puis, la boîte est un coffre-fort en soi, puisque vous pouvez la nettoyer avant de l’ouvrir, pas besoin de température dirigée pour la conserver et les boîtes ont une durée de vie assez longue. Et à l’intérieur il y a un trésor, des Omega 3, des Oméga 6. »

Inquiétudes pour l’avenir ?

La problématique chez Chancerelle devrait se poser de manière plus aiguë à partir du mois de mai et juin puis cet été, dans un contexte incertain et un enjeu liés aux prochaines campagnes de pêche qui doivent débuter en mai, jusqu’à l’automne. « Dans deux mois, il faudra qu’on soit en mesure de reconstituer notre stock », résume Jean Mauviel.

© in ouest-france.fr 02/04/2020



Confinement à la conserverie Chancerelle

La production a ralenti à la conserverie Chancerelle alors que la demande en conserves de la grande distribution est très forte. La direction explique que sa priorité est la sécurité du personnel.

« Nous ne sommes pas les plus à plaindre. Il y a une pudeur nécessaire dans la communication d’entreprise dans cette situation ». D’emblée, ce jeudi après-midi, Jean Mauviel a pris des précautions pour évoquer l’adaptation de la conserverie Chancerelle à la pandémie. Le directeur général de l’entreprise douarneniste a fait le point avec Jean-Christophe Onno, directeur des ressources humaines et Philippe Cloarec, directeur industriel.

9 % d’absentéisme liés au virus

« Dès le 2 mars nous avons créé une première cellule de crise avec le comité social et économique de l’entreprise pour organiser les gestes barrières », explique Jean Mauviel. « Nous avons environ 700 salariés à Douarnenez sur deux usines de fabrication de conserves et un site d’expédition vers la grande distribution ».
La solution s’est imposée : deux équipes ont été créées qui se succèdent de 6 h à 13 h 15 et de 13 h 45 à 21 h. Ce dédoublement permet de respecter les distances entre les personnes. « Nous ne développons pas l’activité mais nous pouvons continuer à produire », ajoute Jean-Christophe Onno. « La priorité est la sécurité des salariés ».
En totalisant les arrêts pour garde d’enfant et ceux préconisés pour le personnel à risque (souffrant de certaines pathologies, femmes enceintes…) l’absentéisme lié à l’épidémie est de 9 %. Ce qui porte le pourcentage total, tous motifs confondus, à 18 %. Chancerelle a aussi mis au chômage partiel, la trentaine de commerciaux de terrain répartis sur la France, qui n’ont plus accès aux grandes surfaces.


Prime et dons de boîtes

Dans les ateliers, l’organisation a été revue avec de nouvelles circulations pour limiter les contacts. L’équipement de sécurité est habituel : charlotte, gants, bottes, tablier. Une grande partie des masques habituellement réservés à certains usages, a été donnée aux personnels soignants des hôpitaux locaux. Une fois par semaine, une réunion d’information du personnel (par équipes) est organisée par la direction. « Le moment venu après la crise, une prime sera versée aux salariés venus au travail, de manière équitable et collégiale », dit Jean Mauviel. L’entreprise a aussi fait des dons de boîtes à ses salariés de même qu’aux associations caritatives du département via la préfecture.

Une demande très forte

Chez Chancerelle, la production de boîtes de conserve a donc diminué ce printemps. « On est à moins 30 % », constate Jean Mauviel. « Nous sommes focalisés sur les circuits d’expédition ». La demande de la grande distribution est en effet très forte. « On en est à 70 % au-dessus de la normale en expédition », confirme Philippe Cloarec. « La conserve est un produit refuge qui se substitue pour les ménages aux repas qu’ils ne prennent plus à l’extérieur », analyse Jean Mauviel. La conserverie fonctionne sur des stocks pour quatre à six mois. Ceux-ci diminuent donc rapidement. « Un problème se posera cet été pour les reconstituer », explique Philippe Cloarec. « Nous allons fonctionner en stock très court ». Et donc soumis aux aléas de la pêche.
Heureusement la direction de Chancerelle peut compter sur la chaîne, de proximité, de l’emballage (boîtes), du transport, du fret maritime, qui elle aussi continue à fonctionner.
©in letelegramme.fr 02/04/2020

1er avril à Sérignan


in herault-tribune.com le 1er avril 2020

ACTUALITÉS : SERIGNAN - La sardine de la mairie vous souhaite un joyeux premier avril !





SERIGNAN - La sardine de la mairie vous souhaite un joyeux premier avril !


Dans le hall de l’Hôtel de Ville trône fièrement une sardine, accrochée au plafond de la maison de maître. Cette sardine étonne les visiteurs qui la trouvent jolie mais cocasse.
Les agents municipaux et élus sont eux si habitués qu’ils ne la voient plus ! Et pourtant, elle est là et voici son histoire :
Cette sardine a pris place dans la mairie il y a une bonne dizaine d’années. C’est Frédéric Lacas qui était tombé amoureux de l’œuvre et avait souhaité l’acquérir. L’artiste est Sérignanais et se nomme Gérard Molinier. Il avait exposé à Sérignan, invité par la Ville. Ses sculptures étaient faites de bouts de bois flotté sélectionnés avec minutie pour leur forme, puis peints à la main.
La thématique de son exposition était la sardine sous toutes ses formes. Et pour diriger les visiteurs jusqu’à la salle d’exposition, située à l’époque sous la Halle, il avait peint des sardines au sol dans tout le village qui menaient à la place de la Libération ! Heureusement, c’était une peinture spécifique qui n’a pas duré.
 
Gérard Molinier est le fils de deux figures emblématiques de Sérignan de cette époque : son père se nommait Jean Molinier, dit "Jeannot". C’était un bonhomme toujours joyeux et très généreux, présent sur tous les événements de la Ville et qui mettait souvent un nez rouge de clown sur son visage ! Lors de sa disparition, un vibrant hommage avait été rendu par le Maire à l’occasion du premier feu de la Saint Jean qu’organisait la Ville. Gérard est aussi le fils de "Guiguitte" Molinier, une femme fantastique, toujours souriante, énergique, généreuse et pomponnée. C’est une des bénévoles de la Lutte contre le cancer : elle fait partie des "tricoteuses" et vient encore souvent à Sérignan.
Les Molinier font partie du cœur, de l’histoire de Sérignan.
En ce premier avril, c’est, au travers de cette sardine, une déclaration d’amitié que la Ville souhaitait faire à cette famille formidable qui manque à tous.

Sardines de Limoux (France)


Prise exceptionnelle à Safi, Maroc

A Safi, une prise exceptionnelle de sardines tire les prix vers le bas, pour le plus grand bonheur des consommateurs.
Dans son édition de ce lundi 16 mars, le quotidien arabophone Al Akhbar rapporte que le port de Safi a connu, samedi dernier, une effervescence inhabituelle. Plusieurs embarcations de pêcheurs ont déversé des quantités astronomiques de poisson sur le marché, soit 700 tonnes de sardines et autres variétés voisines comme le Hareng.


La surabondance de l’offre a été à l’origine d’une chute significative des prix. Au niveau du port, le prix du panier (24 Kg) n’excède pas les 50 dirhams, soit 2 dirhams le kilo de sardines, ce qui a tiré les prix vers le bas et poussé les habitants de Safi à se ruer sur les sardines, écoulées à 4 dirhams le kilo!

La consommation interne s’est accaparée près de 80% de cette capture, tandis que le reliquat a été réorienté vers une vingtaine de conserveries industrielles, berceaux d’une main-d’oeuvre locale énorme.

Avec près de 42.000 tonnes enregistrées en 2019 et correspondant à un volume d’affaire de plus de 290 millions de dirhams, la sardine, parmi d'autres variétés, assure l’essor des conserveries locales. L’écosystème de Safi comptait, pour rappel, près de 120 unités dans les années 70. Toutefois, selon un récent rapport de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le port de Safi occupe le 13ème rang à l’échelle internationale dans la production mondiale de poisson.

Le Maroc exporte désormais vers 134 destinations. Ce qui constitue, selon la tutelle, «un record en termes de diversification de l’offre». A fin 2019, l’offre exportable a enregistré un record sans précédent et culminé à près de 24 milliards de dirhams contre 200 millions en 2007, soit deux ans avant le lancement du plan Halieutis. Ce volume correspond à plus de 80% de l’objectif fixé à l’horizon 2020. Dans le même sillage, le ministère de l’Agriculture et de la pêche a dévoilé les investissements consentis au secteur de la pêche au titre de l’exercice 2019, avec près de 3,6 milliards de dirhams débloqués et près de 35 nouveaux permis additionnels octroyés à des unités de valorisation des ressources des produits de la mer.

Malgré ces réalisations au beau fixe, la tutelle espère mieux tirer parti du potentiel industriel du secteur. La valorisation des apports de la pêche est un chantier majeur. La transformation de la chaîne logistique permet une plus grande compétitivité du secteur.

Par Maya Zidoune

La sardine marocaine brille à São Paulo


C’est aujourd’hui que prend fin la deuxième édition d’Anufood Brazil, salon dédié aux secteurs de l’alimentation et de la boisson de São Paulo.
La sardine marocaine y est fortement présente, aux côtés de 400 autres produits et marques internationales, à travers la société King Pelagique Group, basée à Dakhla. L’entreprise exporte des sardines congelées et des produits prêts à consommer comme le poisson pané. Ses plus grands marchés sont l’Afrique du Sud, l’Europe et l’Asie. «Avant, nous exportions de modestes quantités également vers le Brésil. L’année dernière, nous ne l’avons pas fait parce que cela ne valait pas la peine financièrement. Cette année, nous cherchons à revenir en force sur ce marché.
C’est l’un de nos objectifs», a déclaré Hassane Aferyad à ANBA, agence d’informations rattachée à la Chambre de commerce arabo-brésilienne. C’est pourquoi King Pelagique Group participe, pour la première fois, à ce salon. L’entreprise est encouragée dans sa démarche par le potentiel du marché brésilien. En effet, «environ 50% des exportations de poisson marocain vont au Brésil. Ce sont des sardines qui sont mises en conserve par des sociétés comme Gomes da Costa et Camil (sous la marque Coqueiro)», explique Aferyad.
Pour rappel, Anufood Brazil a ouvert ses portes le 9 mars avec plus de 200 exposants. Son audience est estimée à 10.000 visiteurs, principalement des professionnels : groupes hôteliers, restaurateurs et chaines de distribution.
Abdelhafid Marzak© Abdelhafid Marzak,

Sardinards africains

Le Président Moi est mort. Non, il ne s’agit pas d’un énième slogan narcissique de notre temps, simplement du trépas au vénérable âge de 95 ans du Président Daniel arap Moi, qui dirigea le Kenya durant 24 ans. L’hommage dû aux morts prit toutefois une tournure cocasse lorsqu’on annonça que les participants aux obsèques recevraient de la soupe et du pain gratuitement, sans doute par crainte d’un bide.
Une pratique assez coutumière dans certains lieux du monde, entre hospitalité traditionnelle et son mésusage à des fins politiciennes. En français camerounais, on qualifie les adeptes de la chose de "sardinards" : ceux qui se nourrissent des sardines que le parti au pouvoir, quel qu’il soit, distribue lors de ses meetings. …/… in ladepeche.fr

Les sardines d'Alain Ducasse pour Pâques 2020

La Manufacture de Chocolat a rapporté dans ses filets huit petites sardines, alternant noir ou lait, disposées dans leur boîte de conserve…en carton dessinée par Soins Graphiques.
Prix :  110g — 16 €

Sardines belges contre le fascime


Notre séquence Divers Cités nous emmène à La Louvière, à l'Athénée Provincial. Un professeur de morale, Maurice Medici, y a proposé une idée toute simple: dessiner et colorier des sardines pour lutter contre les propos racistes, populistes et xénophobes. Cette idée s'inspire du mouvement de contestation né en Italie contre la politique de Mattéo Salvini.  A La Louvière et à Soignies, au Lycée Technique, ce mouvement prend de l'ampleur. Des écoles de différents pays européens vont le suivre. Reportage: Didier Devos et Denis Colette



Les sardines miraculeuses de la gauche italienne



Les sardines ne sont pas qu'un bon petit plat, mais un mouvement antipopuliste qui se répand comme une tache d'huile en Italie. Qui l'anime, avec quelles ambitions et pourquoi ce nom de poisson ?

Un van déboule sur une place romaine à coups de joyeux Klaxon. Décoré d'un filet de pêche, il s'arrête et diffuse Bella Ciao , le chant des résistants italiens pendant la Seconde Guerre mondiale. Collés sur un barnum, des poissons en papier délivrent ces slogans : "Non au racisme", "Non à la haine", "Non à l'homophobie", "Non à la violence physique et verbale". Des militants invitent les passants à inscrire leurs pensées et propositions sur des poissons prédécoupés et à les déposer dans des filets. Voilà l'esprit des sardines, très différent du rageur "Vaffa..." ("Va te faire...") à l'origine du Mouvement 5 étoiles : occuper l'espace public avec bonne humeur et messages politiques à large bande. Tout commence le 14 novembre 2019, à Bologne.
L'ancien ministre de l'intérieur Matteo Salvini y donne un meeting pour soutenir la candidate de son parti d'extrême droite, la Ligue, à la présidence de la région Emilie-Romagne (acquise à la gauche depuis soixante-dix ans) qui se joue dans deux jours, le 26 janvier. Quatre trentenaires inconnus au bataillon - un coach sportif diplômé en sciences politiques, une kiné, un guide touristique et un ingénieur - lancent un appel sur Facebook à une contre-manifestation. Le mot d'ordre : "Pas de drapeau, pas de parti, pas d'insulte. Créez votre propre sardine et participez à la première révolution piscicole de l'histoire." Ils espèrent rassembler plus de monde que Matteo Salvini dans le palais des sports de 5 570 places où a lieu son meeting. La pêche est miraculeuse : 15 000 personnes se tassent sur la Piazza Maggiore de Bologne.

Remobiliser la gauche italienne

"Etre une sardine, c'est faire bloc contre le populisme, explique Alice, une Turinoise de 26 ans. Seul, le petit poisson est incapable de se défendre, mais, en banc, il peut survivre à une attaque de requins." Comme tant d'autres Italiens, Alice n'en pouvait plus du "climat de haine" régnant dans son pays - rien que ces derniers mois, une femme noire interdite de monter dans un bus, une librairie de gauche brûlée à Rome, une famille rom chassée de son logement social par des néofascistes... Après Bologne, plus de 400 groupes se créent spontanément sur Facebook et Telegram pour remplir les places à Palerme, Naples, Florence, Milan, Rome (35 000 personnes d'après la préfecture, 100 000 selon les organisateurs)... "La Péninsule n'avait pas vu ça depuis trente ans", s'étonne Emiliana De Blasio, sociologue. En interviewant plus de 1 000 Sardines, elle est surprise de trouver parmi elles des électeurs "de gauche, bien sûr, mais aussi du Mouvement 5 étoiles et du centre droit". Valeria, 48 ans, a participé au rassemblement de Ferrare un livre à la main "Chacun en avait apporté un, certains Les Raisins de la colère de John Steinbeck, censuré par Mussolini. Un clin d'œil à la candidate de la Ligue en Emilie-Romagne qui venait de déclarer avec fierté n'avoir lu aucun livre depuis trois ans."
Le politologue Piero Ignazi, de l'université de Bologne, observe ces sardines avec sympathie : "Elles utilisent l'ironie pour demander quelque chose de très simple, mais de très nouveau pour l'Italie : faire de la politique sans agresser, ni discriminer, ni hurler du matin au soir dans les médias, sans mettre les pieds au Parlement comme le font de nombreux hommes politiques." A Rome, devant les banderoles des sardines griffonnées d'encouragements, Aureliano, la trentaine, croit déjà que quelque chose a changé : "A force de descendre sur les places, d'intervenir sur les réseaux sociaux et dans les médias, nous volons de l'espace aux discours haineux." Le "mouvement piscicole" peut-il faire de l'ombre à Matteo Salvini dont le parti est en tête des intentions de vote depuis plus d'un an ? "Les sardines n'ont aucun intérêt à devenir un parti politique, tranche le politologue Piero Ignazi. A la limite, elles peuvent servir à remobiliser la gauche italienne." Mattia Santori, l'un des fondateurs devenus aussi difficiles à interviewer qu'un ministre, le répète : "Nous ne voulons pas nous substituer aux politiques." Jeune, sourire et charme XXL, il a été propulsé "sardine en chef" et invite à regarder plus loin que l'écran de son téléphone : "Nous courons un seul risque croire que les sardines sont la solution à tous les maux. Les sardines n'existent pas et n'ont jamais existé. Il existe seulement des personnes qui prennent position." Pour Valeria, qui voit avec bonheur les sardines débattre, réfléchir, s'héberger d'une ville à l'autre, l'Italie vit une "révolution culturelle". Rien de moins.

L'actualité de la sardine

Voilà plus de dix ans que les scientifiques de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) essaient de résoudre le casse-tête: en Méditerranée comme dans l’Atlantique, la taille des sardines et des anchois a fortement diminué - probablement sous l’effet du changement climatique. Les deux espèces, qui appartiennent à la famille des poissons pélagiques, évoluent en larges bancs et sont un maillon essentiel de la chaîne alimentaire. Elles constituent aussi une ressource importante pour l’industrie de la pêche.
Mais l’évolution de leur corpulence inspire l’inquiétude.… Le Figaro 06/02/2020


Mince alors. Voilà qu’on apprend que les poissons qu’on pêche sont de plus en plus petits. Ce serait, nous disent les experts en poissons qu’on pêche, l’un des effets du réchauffement climatique. C’est le cas, par exemple, des sardines et des anchois. Déjà qu’avant de devenir plus petits ils n’étaient pas bien gros (à part, bien sûr, la sardine qui bouche le port de Marseille)… Certes, on pourra se consoler en fredonnant la célèbre comptine (que je vous mets dans la tête pour toute la journée) : « Les petits poissons dans l’eau nagent, nagent, nagent, nagent, nagent. Les petits poissons dans l’eau nagent aussi bien que les gros. » Allez, tous ensemble : « Les petits, les gros nagent comme il faut. Les gros, les petits nagent bien aussi. » Bref, même plus petits, les poissons nagent toujours aussi bien, on est drôlement contents pour eux. Mais nous, là-dedans, qui aimons bien la sardine sous toutes ses formes, fraîche ou en conserve, entière ou en rillettes, on y perd ou on y gagne ? Vaut-il mieux plus de sardines plus petites et donc moins de sardines plus grosses ou au contraire plus de sardines plus grosses et moins de sardines plus petites ? Et les sardines, qu’est-ce qu’elles en disent ? Parce que de 3 à 4 cm en moins en douze ans quand on ne mesure que 18 cm, ce n’est pas un petit détail de rien du tout. Disons que côté estime de soi, ça doit être plutôt rude pour les sardines. Mais qui se soucie de l’estime de soi des sardines ?

Sardines solidaires à Roubaix

 

Troc solidaire Médiathèque La Grand-Plage, 8 février 2020-8 février 2020, Roubaix.

Troc solidaire Médiathèque La Grand-Plage, le samedi 8 février à 09:00
Venez troquer des boîtes de sardines et de thon (qui seront reversées aux bénéficiaires de l’aide alimentaire) contre du petit mobilier, de la déco ou encore des vêtements vintage.
Un événement 100% zéro déchet !
Avec l’association [Amitié Partage](https://www.facebook.com/Amiti%C3%A9-Partage-Roubaix-266386197208111/) Entrée libre et gratuite
Le principe : des sardines contre des objets vintage.
Médiathèque La Grand-Plage 2 rue Pierre Motte 59100 roubaix Roubaix Nord
Dates et horaires de début et de fin (année – mois – jour – heure) :
2020-02-08T09:00:00 2020-02-08T17:00:00

Ça va pas mieux pour les sardines en 2019 …

La taille des anchois et des sardines diminue sous l’effet du réchauffement

Selon l’Ifremer, près de la moitié des produits de la pêche française proviennent de stocks en bon état.
Par 31/01/2020 in Le Monde

Des améliorations et des inquiétudes : pour la deuxième année consécutive, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) livre son bulletin de santé des principaux poissons commercialisés.
Pour la sardine, qui appartient à la même famille, celle des poissons pélagiques, qui vivent généralement en bancs fournis, son poids et sa taille diminuent nettement. Les pêcheurs avaient sonné l’alerte il y a quelques années en constatant que leurs prises devenaient trop maigres pour être commercialisées auprès des conserveries. Les scientifiques ont donc enquêté et établi qu’une sardine âgée d’un an, qui mesurait 18 centimètres en moyenne en 2008 dans le golfe de Gascogne, a perdu 3 à 4 cm de long depuis et vu son poids divisé par deux.

Les sardines trois fois plus légères

C’est encore plus net dans le golfe du Lion, où la sardine moyenne a rétréci, passant de 13 cm à 10 cm, tandis que sa corpulence fondait : elle est devenue trois fois plus légère. Résultat : en Méditerranée, la biomasse des sardines a été divisée par trois en dix ans et les débarquements ont décliné de 20 000 tonnes en 2018 à 2 000 tonnes. En outre, ces petits poissons vivent moins longtemps.
Surpêche ? Maladies ? Pression accentuée de quelque prédateur glouton ? Les halieutes ont analysé diverses hypothèses, avant d’envisager que ce phénomène de régression – observé aussi devant les côtes poissonneuses du Pérou –, serait une conséquence probable du réchauffement climatique. « Dans la Baltique, les cabillauds sont devenus tout maigres, on dirait des sardines… », glisse Clara Ulrich, biologiste à la direction scientifique de l’Ifremer, qui participe aux travaux du comité scientifique et technique chargé de fournir des avis à la Commission européenne. …

La sardine, du banc à la boite

Elle a le dos bleu, un flanc argent et une chair ivoire. Que de jolies couleurs pour ce petit poisson qui arrive sur les étales des poissonniers au mois de mai. La sardine, fraîche ou en boite, se raconte cette semaine dans Littoral. 
Par Sophie Bourhis
La sardine, ce petit poisson migrateur est pêché du mois de mai au mois d'octobre. Depuis les côtes vendéennes jusqu'à Ouessant, les pêcheurs vont traquer les bancs de sardines avec leurs bolinches pour les ramener ensuite rapidement à terre.

Douarnenez, capitale mondiale de la boite de sardine 

La ville de Douarnenez dans le finistère symbolise à elle seule la pêche et le commerce de la sardine
Pendant longtemps,  elle fut le premier port sardinier de France. Avec l’invention de la boîte de conserve par Nicolas Appert, le destin de Douarnenez va changer. Robert Chancerelle sera le premier à ouvrir sa conserverie en 1854, conserverie toujours en activité aujourd’hui.

En 1900, Douarnenez comptait 32 conserveries . 4 000 personnes  travaillaient dans ces usines.
800 bateaux avec à leur bord 3500 marins partaient en campagne de pêche à la sardine. Douarnenez devient ainsi le 1er port français de pêche cotière.

Le Telenn-Mor est une réplique de chaloupe sardinière des années 30 de Douarnenez, Ce voilier traditionnel est aujourd’hui dédié à entretenir la mémoire de  cette période de pêche glorieuse.
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La sardine du banc à la boite, c'est à voir samedi 1er février à 11h30 sur France  3 Pays de la Loire et Normandie et dimanche 2 février à 12h55 sur France 3 Bretagne.

et en flash sur France 3 Bretagne : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/emissions/littoral-magazine-gens-mer-0/sardine-du-banc-boite-1780995.html