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D'étranges cercles dans le désert … et des sardines aussi !

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Une expertise de sardinologie !

Une enquête dont les sardines sont au final les héroïnes…

 Un documentaire exceptionnel par son format et sa qualité… avec la participation du sardinologue émérite !

Plus de 2 millions de vues sur Youtube, plus de 8000 commentaires !

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Magouilles algériennes



La sardine en conseil des ministres…Belle revanche de cette espèce marine, originaire de la Sardaigne et qui tient son nom des grecs, qui avaient remarqué son abondance dans les eaux de cette île.

Considérée comme le poisson du pauvre, elle défie porte- monnaies et bourses algériennes.

1200 kilomètres de côtes et la sardine à 1200 dinars….fulminent les amateurs de l’Escabéche.

Cela pourrait s’intituler le vieil homme et l’amer réalité sardinée ! Ou la sardine vous salut bien et vous snobe !

Drôle d’histoire que celle de l’algérien et du poisson ! Rareté du produit et cherté de l’offre. Et réputation sulfureuse de nos pêcheurs qui jettent la moitié de la cargaison avant d’entrer au port…afin de gonfler les prix.

Boutef avait mis à la tête du ministère de la pèche, ses copains du Hamas…Qui se firent « marins » et équipèrent de chalutiers, leurs proches. C’était presque Moby Dick, troquant le caban avec la gandoura, et essayant de pêcher la sardine via la politique. Mais rassurez-vous, la crasse date de bien avant Hamas.

Saloperie et cupidité en latitude et longitude. Le poisson est comme une voile de gaze entre les mains d’un truqueur. Avec pratiques sordides à l’heure du filet pélagique et de la sonde numérique!

A l’ouest, dit la réputation…Nos marins vénaux à bâbord et à tribord, vendent en haute- mer, leurs cargaisons aux espagnoles (en euros) et rentrent bredouilles. Les moussaillons de la Numidie côtière se prosternent chaque jour, devant la thune ibère.

Magouilles d’écumes et perversion d’un métier qui forme des marins salauds et des capitaines cupides.

Il est 6 heures du mat à la pêcherie d’Alger…Le poisson trône en haut de l’affiche…des prix.

Sardine à 1000 dinars le kilo, la crevette royale à 4000, l’espadon à 3000, la sépia à 2500.

L’hameçon, jadis dirigé vers le poisson, accroche désormais le client en le dépouillant…C’est l’histoire de la sardine vendue au prix du homard dans l’Algérie des 1200 kilomètres de côtes…perverties.

La Nation, 15 mars 2021

 

Oran : peut faire mieux !

ORAN : Vente de poissons sans règles d'hygiène

La vente de la sardine se fait dans des conditions d’hygiène déplorables au niveau des marchés d’Oran, notamment à Médina Jeddida et à la rue des Aurès ex la bastille. En effet, les poissonniers, qui étalent des caisses de sardines, ne semblent pas se soucier de l’hygiène alimentaire, puisqu’ils exposent la sardine à la chaleur et à la poussière.



Et comme si cela ne suffisait pas, ils facturent le kilogramme de ce produit halieutique à 800 DA ! Hier samedi aux environs de 10 heures, les poissonniers étaient toujours là, à commercialiser leur sardine sous un soleil de plomb. Il faisait presque 38 degrés et l’atmosphère était pesante et chargée d’humidité. Une situation qui peut putréfier carrément la sardine. «Il y a vraiment matière à s’inquiéter avec ces poissonniers qui vendent sous une chaleur torride la sardine, alors que celle-ci devrait être commercialisée dans des présentoirs frigorifiques pour préserver la qualité de ce produit de large consommation. Cependant, les premiers à plaindre ce ne sont pas ces vendeurs de poissons, mais les consommateurs qui continuent à en acheter en s’exposant aux toxi-infections qui pourraient s’avérer graves pour leur santé ! Et puis, on se demande où sont les agents de contrôle pour vérifier les conditions de commercialisation de ce produit, comme l’a souligné notre interlocuteur, les agents de contrôle brillent par leur absence, ce qui laisse libre cours à la vente dans des conditions douteuses. La sardine vendue dans des casiers en bois qui doivent être remplacés par des caisses en plastique, c’est la loi depuis 2010. Cette mesure devait entrer en application dès 2011 mais n’a jamais pu l’être tout à fait, «Les caisses en bois constituent un danger pour la santé du consommateur, car il y a des microbes qui s’accrochent au bois. Par ailleurs, leur nettoyage est difficile et elles se détériorent plus vite. Avec les caisses en plastique, le poisson sera mieux présenté aux consommateurs et le nettoyage plus facile.» Mais la réalité sur le  terrain est toute autre. A ce jour, tous les vendeurs que nous avons visités à travers les points de vente de poisson dans la ville d'Oran n’ont pas changé leurs caisses alors que les services de contrôle chargés de l’application de cette mesure demeurent absents sur le terrain.

Medjadji H. in www.reflexiondz.net   (Si vous aimez la liberté, payez-en le prix…)
Lundi 24 Août 2020

 

Le boum de la sardine à Alger

 

Le prix de la sardine a considérablement baissé, pour atteindre les 200 DA/kg, à Alger et dans d'autres villes côtières du pays.
«Les cours» de la sardine chez les grossistes de la Pêcherie d'Alger fluctue entre 100 DA et 150 DA le kg, au moment où les marchands de détail l'écoulent dans une fourchette allant de 200 à 250 DA
le kg, soit des prix bien loin des pics à 1 000 DA le kg, enregistrés il n'y a pas si longtemps, dans la capitale.
Le prix actuel de la sardine est, aux yeux des acheteurs,
«très abordable». En effet, selon les témoignages recueillis auprès des habitants de l'Algérois, qui n'hésitent pas à en acheter de grandes quantités, le prix du kilogramme de cette variété de poisson, très prisée de par ses vertus et avantages nutritionnels, permet aux familles d'«en profiter pour acheter quelques kilos, afin de se régaler et faire le tour des tables des voisins». Tous les Algériens entretiennent en effet «une longue histoire» avec cette variété de poissons très prisée de par ses vertus et avantages nutritionnels, «car ce n'est pas tous les jours que la sardine est vendue à
200 DA/kg!», nous dit un père de famille. Les citoyens «toutes classes confondues», se sont bousculés devant l'étal du vendeur à la sauvette pour en acheter.
Appelée «le plat des pau-
vres», la sardine qui n'était malheureusement plus accessible aux petites bourses, s'invite ainsi de nos jours, avec cette baisse «alléchante», aux assiettes des Algérois. Le vendeur à la sauvette, de son côté, nous explique que «ce bas tarif est rare. Il est dû à la bonne pêche qu'ont effectué les pêcheurs au large, ces derniers jours».
Il faut le noter que ce recul des prix du poisson bleu a pour origine principale «l'amélioration» intervenue, ces derniers temps, dans la production du poisson bleu, selon la directrice de la pêche et de l'aquaculture de la wilaya d'Alger, Rabia Zerrouki, qui a signalé «des pics de 249 tonnes de poisson capturés ces derniers jours», s'est-elle félicitée. La part léonine de cette production est, selon Rabia Zerrouki représentée par la sardine, l'anchois, et l'allache (communément appelé latcha) très répandus dans les côtes de la Baie d'Alger.
Cette baisse des prix s'explique également par «les importantes quantités de sardine écoulées au niveau de la Pêcherie d'Alger en provenance de Boumerdès, Tipasa et Mostaganem», a noté la même responsable.
Cette baisse des prix «du foie gras de la mer», au grand bonheur des ménages, intervient en pleine saison estivale.
Il existe certes mille et une façons, de préparer les sardines, mais ces dernières grillées au braséro demeurent «inégalables» et sont un délice des plus enviés par les estivants qui trouvent du plaisir à le préparer en bord de mer ou en excursion au niveau des forêts.
Par contre, les ménages sont appelés, en ces temps de chaleur infernale, à faire attention à ce que ce produit, hautement périssable ne soit pas avarié.
«Il faut faire très attention. La sardine est malheureusement exposée à la vente, par certains poissonniers indélicats, même si elle manque de fraîcheur et même si parfois elle présente un aspect d'avarie», avertit le vendeur à la sauvette, qui venait d'écouler le 5 ème et dernier casier de sardine, à 11h.

Mohamed AMROUNI in lexpressiondz.com

 

Les sardines algériennes en 2019


Ressources halieutiques à Boumerdès

La production en baisse en 2019


Les opérations de prise de poissons à Boumerdès ont accusé une baisse, en 2019, estimée à 24%, comparativement à 2018, entraînant une “instabilité” des prix des produits de la mer, a-t-on appris dimanche du directeur de la pêche et de l’aquaculture de la wilaya.
“Une production de près de 5400 t de poissons, dont 90% de sardines et d’anchois, a été réalisée en 2019, contre 7110 t en 2018, soit une différence de plus de 1700 t”, a indiqué Kadri Cherif. “Ce recul sensible de la production halieutique, après des années d’amélioration, peut s’expliquer, a-t-il dit, par les mauvaises conditions météorologiques ayant réduit les sorties des marins pêcheurs, estimées à 28 000 en 2019, contre 34 000 sorties en mer en 2018.”
À cela s’ajoute la “non-mobilisation de la totalité de la flottille de pêche de la wilaya, la non-prospection de nouvelles zones de pêche, et la migration des bancs de poissons ayant coïncidée avec la période de reproduction durant laquelle le poisson n’atteint pas sa taille commerciale”, a-t-il encore précisé.
Les conséquences de cette baisse sont visibles sur les marchés de poisson de la wilaya, où le prix du kilogramme de sardine (poisson populaire par excellence) est très fluctuant. Écoulée dans une fourchette entre 400 à 600 DA le kilo durant le premier semestre 2019, la sardine a vu ses cours baisser jusqu’à 100 DA le kg durant l’été dernier, avant de remonter puis de se stabiliser actuellement à des niveaux entre 250 à 350 DA/kg.
Pas moins de 4994 artisans et marins pêcheurs immatriculés, dont près de 2000 pêcheurs, activent sur le littoral de la wilaya (long de 100 km), qui compte neuf plages d’échouage et trois ports principaux de pêche (Dellys, Zemmouri et Cap-Djinet) d’une capacité globale de 607 embarcations.
in liberte-algerie.com
http://www.liberte-algerie.com/centre/la-production-en-baisse-en-2019-332342

 

Sardines algériennes à Beni-Saf



Publié aux éditions Ibn Khaldoun Tlemcen, cet ouvrage de 125 pages dédié à la sardine raconte toute la chronologie de cette espèce qui fait l’histoire de la ville de Beni Saf.
Dans son livre, l’auteur met en avant le mode de vie des sardines, leur évolution, leur manière de se déplacer en grand nombre à travers toute la méditerranée, leur développement sur les fonds vaseux, et bien plus encore. Les techniques de pêche anciennes et nouvelles y sont également évoquées. Une pêche qui, selon M. Benallal, remonte au temps de la préhistoire où l’homme utilisait la ligne à appât. Il faut savoir que la sardine est le poisson le plus pêché de la mer Méditerranée.
D’ailleurs, le lambda bénisafien l’aurait baptisée «serdina», un nom qui, paraît-il, proviendrait de la Sardaigne. Les bienfaits de ce poisson bleu sont largement cités. L’écrivain, notamment, indique que la sardine, riche en oméga 3, est une protéine excellente pour l’équilibre et l’alimentation.
Des fabuleux repas gastronomiques de sardines grillées ou en sauce sont relatés dans l’ouvrage qui nous ferait même saliver les papilles. Un épilogue sur la vie quotidienne des Bénisafiens dont l’état d’esprit tourne autour de la sardine.
in elwatan.com 04 novembre 2019 ici

UNIVERSITE DE MOSTAGANEM : Les conclusions de la Thèse de doctorat sur la sardine commune ‘’Sardina pilchardus’’ 

 Le but de la présente thèse est de caractériser la sardine commune « Sardina pilchardus » capturée dans la côte algérienne (Ghazaouet, Beni Saf, Mostaganem, Alger et Jijel) sur le plan nutritionnel et toxicologique et d’étudier l’impact des traitements technologiques de cuisson et de fumage sur les phénomènes d’oxydations des lipides. L’analyse détaillée de la composition biochimique, toxicologique et de l’oxydation lipidique, nous a permis d’établir des différences très nettes entre les sardines provenant des différentes zones de pêche.

 Les teneurs en matière sèche et en matière minérale des différents filets de sardine étudiée appariaient dans des proportions comparables (P < 0,05) avec des taux allant de 23.08g/100g à 27,02 g.100g-1 et de 2,9 g.100g-1 à 3,2 g.100g-1, respectivement. Les concentrations en protéines des différents échantillons de filet laissent observer que la sardine de Jijel présente le taux le plus élevé en protéines (22,98 g.100g-1) dépassant largement celles de Ghazaouet, Mostaganem et de Beni Saf avec des différences de l’ordre de 3,27 g, 2,92 g et 2,42 g, respectivement (P < 0,05). En ce qui concerne les lipides totaux, la sardine de Beni Saf demeure plus riche par rapport aux autres échantillons notamment, ceux prélevés à Alger (10.07 g.100g-1 Vs 7 g.100g-1) avec une différence estimée à environ 1,5 fois. 

 Pour ce qui est des acides gras, leurs compositions ont présenté des fluctuations considérables entre les différents échantillons de sardine étudiée dans notre expérimentation. En effet, les concentrations des acides gras saturés se situaient entre 35,50 % et 41,32 %. Les taux des acides gras mono-insaturés et des acides gras polyinsaturés ont changé de 14,22 à 22,27 % et de 36,63 à 47,96 % respectivement. Les acides gras identifiés laissent observer un profil dominé par : l’acide palmitique (C16 : 0 ; 20.10-27.84 %), l’acide oléique (C18: 1 ω-9 cis, 5.57-16.07 %), l’acide linoléique (C18 : 2 ω-6 ; 1.45-5.89 %), l’acide eicosapentaénoïque (EPA ; C20 : 5 ω-3 ; 7.60-15.75 %) et l’acide docosahexaénoïque (DHA, C22: 6 ω -3 ; 16.83 -33.42%). Les proportions d’AGPI (ω-3) qui variaient de 29,4 % pour la sardine de Ghazaouet à 42,4 % pour la sardine de Mostaganem étaient nettement supérieures à celles des AGPI (ω-6) dont les concentrations étaient comprises entre 2,58 % pour la sardine d’Alger et 7,23 % pour la sardine de Ghazaouet. 

D’autre part, les taux en acide eicosapentaénoïque (EPA) les plus importants ont été détectés dans les sardines de Beni saf et de Ghazaouet avec une contribution de l’ordre de 38,36 % et de 31 % du total des AGPI (p <0 0="" 1="" 45="" 46="" 52="" 72="" acide="" agmi.="" agmi="" agpi="" alors="" apport="" apports="" ardine="" avec="" beni="" cependant="" cis="" concentrations="" d="" dans="" de="" des="" diff="" distinctes="" docosahexa="" du="" e="" en="" es="" estim="" et="" font="" ghazaouet="" ique="" jijel="" kg="" l="" la="" laiss="" le="" les="" lger="" mg="" mostaganem="" nbsp="" no="" observer="" ol="" ont="" ordre="" particulier="" plan="" plomb="" plus="" pond="" pour="" pr="" que="" rant="" rence="" respectivement.="" saf="" sardine="" sardines="" similaires="" sur="" taient="" tait="" teneurs="" total="" toxicologique="" un="" une="" variaient="">

Il en est de même pour le mercure avec des concentrations allant 0,077 mg/kg (sardine de Ghazaouet) à 0,129 mg/kg (sardine de Jijel) avec une différence de 40 % entre ces deux zones de capture (P <0 0="" 21="" 37="" apparaissent="" aux="" avec="" carts="" ces="" concentrations="" conis="" dans="" de="" des="" deux="" e.="" en="" eq="" es="" esp="" estim="" et="" europea="" exp="" filets="" font="" fum="" g="" globulus="" grill="" kg="" les="" mda="" mg="" nbsp="" notre="" o.="" pr="" que="" respectivement.="" rieures="" rimentation="" s="" sardines="" savoir="" sentement="" sup="" tales="" teneurs="" v="" vs="">

À propos du test de dégustation, 53 % des participants ont apprécié les filets de sardine fumée à l’Eucaliptus globulus alors que 27 % et 20 % des panélistes ont préféré les sardines fumées à l’Olea europaea et les sardines grillées, respectivement. 

Enfin, et à travers ces résultats, il nous est permis de déduire que la sardine algérienne serait une excellente source de nutriments essentiels aux besoins nutritionnels de l’homme. Cependant, la contamination de cette espèce de poisson par des agents toxiques tels les métaux lourds réduit considérablement sa valeur santé. 

D’autre part, le choix et la maitrise des traitements technologiques de fumage et de cuisson sont nécessaires en vue de préserver les meilleures qualités de la viande d’une manière générale. Dans l’éventualité d’une poursuite des recherches sur « la caractérisation nutritionnelle et toxicologique des poissons », il conviendrait de réaliser une étude comparative en touchant à d’autres poissons pélagiques tels le rouget (Mullus barbatus), le thon (Thunnus thynnus) et le maquereau (Scomber scombrus), espèces relevant de la côte Algérienne et d’autres côtes du bassin méditerranéen"


Belguendouz Abdenour
Dimanche 28 Octobre 2018 - 18:16

La sardine ou le logement, que choisir?

Le problème du prix élevé de la sardine en Algérie comparé à celui du logement…
 
"C'est officiel! Le prix élevé de la sardine est maintenu par rejet à la mer des excédents. L'administration laisse entendre qu'elle ne peut rien pour les consommateurs. Les associations s'occupent des procès sur la qualité des logements...

Aveu de faiblesse. On reçoit l'info comme une claque. Une bonne claque qui réveille. Elle nous vient du directeur général de la pêche et de l'aquaculture auprès du ministère de l'Agriculture et de la Pêche, Taha Hammouche. Savez-vous ce qu'il a dit, mardi dernier, au sujet des quantités de sardines jetées par les pêcheurs pour maintenir un prix de vente élevé? Il a dit que c'est «immoral et déplorable». Si, si, il était offusqué, solidaire et même triste. Avec ses mots, il pense atteindre la conscience de ces pêcheurs. Il pense qu'ils vont se mettre à demander pardon en pleurant de toutes leurs larmes. Tout le monde avait entendu parler de cet acte de délinquance. Aujourd'hui, non seulement ce responsable nous donne la preuve, par ses appréciations, que la pratique de jeter les excédents de pêche est une pratique courante, mais il nous affirme dans le même temps qu'il n'y a rien à faire pour les empêcher. Mieux, il est même gentil avec eux et leur fait des recommandations. Il conseille à ces pêcheurs de faire don de ces quantités de sardines, au lieu de les jeter, aux foyers de personnes âgées et des orphelins ou s'ils préfèrent, aux hôpitaux. C'est-à-dire qu'il leur indique une façon «humanitaire» de continuer à spéculer sur les prix de la sardine. Il devient leur allié et conseiller.
Pour mesurer les dégâts d'une telle position, il ne faut pas oublier que le directeur général de la pêche au ministère de l'Agriculture engage le gouvernement tout entier par ses déclarations. Cette incapacité face aux trafiquants a été exprimée par ce responsable «en marge de l'ouverture de l'année pédagogique de la formation en pêche et aquaculture à Cherchell.». Pour être «pédagogique» on ne peut pas trouver mieux. Les élèves qui l'écoutent pourront demain assister au spectacle de rejet à la mer des sardines comme d'une oeuvre «salutaire» pour maintenir les profits des patrons pêcheurs. Car c'est des intérêts des patrons qu'il s'agit, pas de leurs pêcheurs salariés. Voilà, nous sommes avertis que nous continuerons à payer la sardine au prix fort sans que le ministère de l'Agriculture ne lève le petit doigt pour défendre les consommateurs. Les sardiniers qui jetteront leur produit à la mer sont assurés qu'ils n'encourent aucune sanction. Pour finir, nous vous donnons «la cerise sur...la sardine». Le DG de la pêche en question s'est fendu, dans la foulée, d'une précision. «Les services du ministère n'ont pas la prérogative d'intervenir sur le prix de la sardine, qui obéit à la règle de l'offre et de la demande» a-t-il dit. Comme pour mieux enfoncer le clou sachant que l'offre est biaisée. De ce côté-là, on a touché le fond de l'entendement.
Reste qu'il existe, parait-il, une association qui défend les intérêts des consommateurs. Il y en aurait même plusieurs. Celle dont on parle souvent parce qu'elle fait parler d'elle vient de déposer plainte contre deux entreprises publiques de logements. Son président fait une addiction des plateaux de télévision avec un art consommé de l'enfumage. Il sait tout sur tous les produits de consommation courante et non courante. Il a toujours une longueur d'avance sur les problèmes puisqu'il assure avoir tiré la sonnette d'alarme bien avant que la question ne lui soit posée. Sur «la sardine à la mer» on ne l'a ni vu ni entendu.
Les procès en cours sur les logements doivent retenir tout son temps. C'est important le logement. Tout le monde est à l'écoute de ce «bras de fer» entre cette association et l'administration publique. De quoi s'agit-il? De formulaires à revoir. Des précisions à apporter sur les délais et la qualité. C'est très sérieux comme corrections à apporter. C'est même plus sérieux que le prix de la sardine et de la méthode pratiquée pour le maintenir élevé. Aucune association de défense des consommateurs n'a été attirée par la «parole officielle» du directeur général de la pêche qui confirme, en baissant les bras, que la pratique de jeter les excédents de sardines à la mer est une réalité. Même pas la plus petite association. De celles qui ne sont pas occupées à poursuivre l'Etat pour exiger la qualité et la rapidité dans l'exécution de son programme du «logement pour tous». Voilà deux décennies que des millions de logements sont distribués et c'est maintenant que certains trouvent «des poux» dans ce programme unique au monde.
Bref, quittons l'opportunisme politique pour revenir à la sardine. Plus connue pour être le poisson du pauvre. Quant aux poissons du «riche» que sont, par exemple, les crevettes «royales», chacun sait depuis belle lurette qu'elles se vendent au large. Qu'elles passent des bateaux algériens aux bateaux espagnols, français ou italiens pour prendre la destination des marchés aux poissons à l'étranger. Notre DG de la pêche nous en dira plus la prochaine fois. Pour nous dire que «c'est immoral et déplorable». C'est vrai, mais pas seulement pour le poisson!"
in L'ExpressionDZ.com par  Par

C'est où Laâyoune ?

Paris- Le Front Polisario a déposé mardi après-midi une plainte devant le procureur de la République du Tribunal de Grande instance de Paris contre la société "Chancerelle", qui exploite la marque de conserverie "Connetable", pour activité "illégale" dans le territoire sahraoui.
La conserverie Connetable, implantée en France dans le Finistère, affirme vendre également des sardines issues du Maroc ce qui représente plus de la moitié de son activité et de son personnel. Or, ces sardines sont en réalité pêchées "illégalement" dans les eaux sahraouies, a expliqué le représentant du Front Polisario en France Bachir Oubbi Bouchraya, précisant que les conserves sont expédiées depuis le site de la société d’Agadir au Maroc, "mais tout le poisson vient des eaux sahraouies".
Mercredi dernier, Chancerelle a annoncé avoir conclu un investissement de 4 millions d’euros pour la construction d’une nouvelle usine de traitement de sardines, à El-Ayoun, capitale du Sahara occidental occupée par le Maroc.

la suite ici  in Algérie Presse Service 18:09:2018

Les sardines de Mostaganem en Algérie



©DR
La direction de la pêche et des ressources halieutiques (DPRH) de la wilaya de Mostaganem a dévoilé un premier bilan de la campagne de pêche de la sardine lancée le 1er mai dernier sur le littoral de Mostaganem, en indiquant que 1200 t de sardines et poissons bleus (anchois, allache et saurel) ont été pêchés. La campagne de pêche de la sardine est organisée chaque année dans la wilaya de Mostaganem à la période d’abondance de ce produit et des conditions climatiques favorables à la pêche, du 1er mai au 31 octobre. Dernièrement, le directeur de la pêche, Rahmani Toufik, a affirmé que toutes les dispositions ont été prises pour la réussite de cette campagne de pêche, avec l’allégement des mesures de contrôle lors de la sortie des embarcations et des sardiniers et l’octroi d'autorisations aux pêcheurs concernés par cette campagne. L’entreprise de gestion des ports et abris de pêche (EGPP) de la wilaya de Mostaganem a réuni les moyens et les conditions nécessaires au profit des marins pêcheurs pour la réparation des embarcations tout en veillant à assurer le contrôle vétérinaire et des produits nécessaires, dont la glace et les caisses, et à faciliter le déchargement, le stockage et la commercialisation du produit. La direction de la pêche et des ressources halieutiques a chargé les inspecteurs de la pêche des différents ports de Sidi Lakhdar et de la Salamandre de contrôler la production lors de cette campagne, surtout en juillet et août, afin de garantir la sécurité du produit et sa conformité à la taille marchande et par conséquent protéger le consommateur. Rappelons que la campagne de pêche de 2017 a enregistré une production de plus de 7000 t de sardine avec une baisse des prix de ce poisson de 500 à 200 DA le kilo.

M. Salah  in Liberté-Algérie

TAZMALT (Algérie) - Vente de la sardine au marché hebdomadaire

 Les conditions d'hygiène foulées aux pieds

Jeudi dernier, il y avait du monde devant les étals de poisson au marché hebdomadaire de Tazmalt. La cause était évidente: la sardine était affichée à 300 DA/kg. Une chute vertigineuse du prix de ce poisson qui caracolait entre 500 et 600 DA/kg il y a quelques jours seulement. Les ménages s'agglutinaient, donc, devant les caisses remplies à ras de sardines, car il est connu du commun des citoyens que les prix de celle-ci fluctuent à ne pas en finir. Mais au-delà de ce constat, il est à regretter les conditions peu enviables dans lesquelles sont commercialisés la sardine et le thon. Certes, les caisses pleines de ces poissons sont transportées dans des camions-frigos, mais au déchargement, ces produits de la mer sont vendus à l'air libre. Jeudi dernier, il faisait un peu chaud à Tazmalt, quelque chose comme 25 ou 26 degrés. Cette température n'est bien évidemment pas idéale pour la conservation et la commercialisation de la sardine et de toute autre viande, qu'elle soit rouge ou blanche. Et c'est dans toute cette ambiance quelque peu délétère que la sardine était vendue dans ce marché, loin de tout contrôle. Et comme pour «rafraîchir» cette denrée périssable, les poissonniers l’aspergeaient d'eau, sans savoir que cela lui rajoute une couche dans une putréfaction indescriptible. Le pire dans tout cela, il y a des poissonniers qui proposent à la vente une sardine complètement écrabouillée et "broyée" aux clients qui, comme aveuglés, achètent le plus normalement du monde, sans broncher. «Et pourtant, ce n’est pas encore le Ramadhan !», ironise un riverain. Vers 11 heures, la sardine s'écoulait sans anicroches alors qu'il faisait chaud. Mais le «spectacle» qui laissait interdit, c'est la vente du thon après une opération de dépècement dans des conditions «épouvantables». Munis de scie à métaux et de couteaux effilés et longs, des poissonniers découpaient des morceaux de thon à même les caisses, dégoulinant de sang et de "sciures". Les morceaux à la limite de l'avarie sont ainsi remis aux clients qui, tout satisfaits, ne semblaient pas se poser trop de questions, sachant que ce n'est pas chaque jour que les ménages s'offrent du thon, car, cette fois-ci, il était moins cher que d'habitude, avec un tarif de 300 DA/kg.
Syphax Y.

Les sardines de Tipasa, Algérie

Lancement de la campagne 2018 à Tipasa

La campagne de pêche à la sardine pour l'année 2018 a été lancée officiellement samedi à partir du port de pêche de Tipasa avec l'objectif d'atteindre plus de 5000 tonnes de prises, selon les prévisions de la Direction de la pêche et de l'aquaculture de la wilaya. 
La wilaya compte une flottille de 190 embarcations spécialisées dans la pêche à la sardine au niveau de ses cinq ports de pêche (Khemisti, Bouharoune, Tipasa, Cherchell et Gouraya), a-t-il ajouté, soulignant l'importance de la valorisation des outils de production et des infrastructures de base du secteur dans la réussite des campagnes de pêche. Interrogé sur la hausse du prix de la sardine, qui a atteint le plafond de 800 DA le kilogramme au niveau des poissonneries et marchés de la région, le responsable l'a imputée à la "règle de l'offre et de la demande", informant, en outre, que le "pic" de production de ce type de poisson (sardine) se fait généralement durant la "période allant de mai à octobre".  (in La Nouvelle République)
la suite ici

Boycott de la sardine en Algérie

La contagion s’étend : des citoyens lancent une campagne de boycott de la sardine



Par R. Mahmoudi – Après «Khelliha tssadi» (Laissez-la rouiller), lancée depuis quelques semaines sur une page Facebook, pour appeler les Algériens à boycotter l’achat des voitures, en signe de protestation contre la hausse «injustifiée» de leurs prix, des citoyens viennent d’initier une nouvelle campagne de boycott sur les réseaux sociaux avec comme slogans : «Khellih ye’oum» (Laissez-le nager) ou «Khellih yefsed» (Laissez-le pourrir), visant, cette fois-ci, l’achat de la sardine, en raison de son prix jugé exorbitant.
En effet, la sardine, qui jadis faisait partie des plats les plus populaires chez les Algériens, tant elle était accessible aux plus bas revenus, est devenue à 500-600 dinars le kilogramme hors de portée. On ne parle plus des prix des autres variétés de poisson et des crustacés qui varient entre 1 000 et 2 500 dinars.
Ainsi, des citoyens de Chlef, de Jijel et de plusieurs villes et localités d’Algérie ont ouvert des pages Facebook pour relayer et amplifier l’appel au boycott, avec des illustrations montrant des dizaines de cageots de sardines entassés dans des marchés ou près des ports de pêche, mais dont rien ne prouve toutefois l’authenticité, comme pour montrer le succès de la campagne et inciter un maximum de gens à y adhérer.
On dénonce la cupidité des poissonniers qui s’ingénient à maintenir le prix de la sardine à un niveau élevé, comme l’a montré une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, en décembre dernier, montrant des personnes en train de jeter de grandes quantités de sardine à la mer, dans le seul but d’éviter un déséquilibre entre l’offre et la demande.
S’il est encore trop tôt pour connaître l’étendue et l’ampleur de cette campagne, puisqu’elle vient de commencer, tous les commentaires semblent enthousiastes et expriment un soutien sans réserve aux initiateurs, qui préfèrent pour l’instant garder l’anonymat. Certains commentateurs ne manquent pas d’y apporter une caution religieuse, en rappelant une sagesse attribuée au calife Omar suggérant à des fidèles venus se plaindre à lui de la cherté de certains produits, de «les laisser à ses vendeurs». Il reste à savoir si l’intrusion du discours religieux s’arrêtera là.
D’autres curieux appellent à généraliser ce type d’initiatives à d’autres produits, de consommation et autres, touchés par la flambée des prix.
R. M.

L'affaire des sardines de Noël à Mostaganem




Du poisson que le pauvre ne mangera pas

24/12/2017


Une vidéo, montrant des marins-pêcheurs en train de rejeter une grande quantité de sardines à la mer, fait le tour de la Toile actuellement en Algérie. Ce que montre cette vidéo n'est que la partie visible de l'iceberg. En haute mer le poisson Algérie est vendu en devises fortes à des pays tiers. On voit sur cette vidéo un marin-pêcheur et ses compagnons vider plusieurs casiers remplis de sardines sans état d'âme et ce pour ne pas la vendre à bas prix qui serait à la portée du consommateur. Avec une preuve pareille, les pouvoirs publics doivent ouvrir une enquête pour identifier les acteurs de ces faits inqualifiables. La rigueur de la punition à infliger à ce gâchis doit servir de leçon à de pareils comportements. Face à la flambée excessive des prix de cette «viande du pauvre», l'association pour la protection et l'orientation du consommateur l'Apoce, a lancé en mars dernier, un appel pour le boycott de la sardine. Ce produit, qui était jadis à la portée de toutes les bourses, est devenu inaccessible aux citoyens modestes. Ce n'est pas la première fois que cette association tire la sonnette d'alarme. On s'est toujours demandé sur les raisons de la flambée des prix de la sardine dans un pays qui présente 1200 km de côtes, on nous servit toutes sortes d'arguments y compris celui d'un «plancher marin insuffisant». On avait une partie de l'explication. On savait déjà que les 31 ports de pêche des wilayas côtières du pays sont entre les mains d'un lobby qui ne dit pas son nom. Ils font la transaction sur-le-champ et la marchandise, aussitôt embarquée, file vers une destination inconnue où elle est revendue en seconde main. Maintenant on a une seconde patrie de l'explication. Ce que montre cette vidéo n'est que la partie visible de l'iceberg. En haute mer, le poisson Algérie est vendu en devises fortes à des pays tiers.
Cette vidéo que les internautes attribuent vraisemblablement au port de Mostaganem, est-elle un acte isolé? Qui peut nous garantir qu'il ne s'agit pas d'un comportement habituel chez certains marins pêcheurs dans le but de garder les prix de la sardine au-delà de la barre des 500 DA. Cette vidéo nous amène à nous poser une série de questions sur ce qui se passe en haute mer pour le cas du poisson. Nous devons l'affirmer sans sourciller: il y a aujourd'hui dans notre pays une mafia de la mer. Elle contrôle le prix de la sardine et elle vend le poisson algérien à des pays au prix fort de la devise. Une vraie mafia à combattre avec la plus ferme rigueur. Autre question qui aggrave leur cas: quelles relations ont-ils avec les harraga, ne font-ils pas partie des réseaux de passeurs? C'est au service de sécurité d'éluder toutes ces interrogations qui portent atteinte à la sécurité et à l'économie nationale.

Affaire des sardines jetées à la mer : poursuites et sanctions contre les mis en cause

25/12/2017
Des poursuites seront engagées contre le mandataire de la pêcherie La Salamandre et des sanctions seront infligées contre les contrôleurs de l’Entreprise de gestion des ports et abris-pêche de la wilaya de Mostaganem, suite au tollé suscité par une vidéo montrant la destruction d’une grande quantité de sardines, a-t-on appris lundi auprès de la direction de wilaya de la pêche et des ressources halieutiques.
Selon un communiqué de cette direction, dont une copie a été remise à l’APS, le mandataire de la pêcherie La Salamandre «est responsable de la destruction illégale et injustifiée de cette quantité de sardines montrée dans cette vidéo».
Les investigations menées dimanche sur instruction du wali de Mostaganem ont montré que la production halieutique détruite était impropre à la consommation et cette vidéo a été filmée en juillet dernier, lors de la campagne de pêche de la sardine, très abondante à cette période de grandes chaleurs.
«Le mandataire concerné n’a pas pu écouler la quantité pêchée à 300 dinars le kilo. Cette situation l’a conduit à jeter à la mer les quantités invendues et devenues impropres à la consommation du fait de la chaleur et de la non-utilisation de la glace», a-t-on indiqué dans le communiqué, précisant que «les procédures règlementaires d’usage en de pareils cas n’ont pas été respectées».
Selon le même document, l’enquête a également relevé que les contrôleurs de l’Entreprise de gestion des ports et abris-pêche n’étaient pas sur les lieux, alors que leur mission était d’appliquer la loi contre ce mandataire contrevenant.
L’Entreprise de gestion des ports et abris-pêche prendra des mesures disciplinaires contre ces agents défaillants «devant cet acte irresponsable et inacceptable», a-t-on précisé.
Par ailleurs, le communiqué précise qu’à l’issue des investigations, des mesures urgentes ont été prises pour que de pareils cas ne se reproduisent plus au niveau de toutes les pêcheries. Il s’agit, entre autres, d’imposer aux mandataires l’utilisation de la glace au niveau des pêcheries et des plans d’eau pour conserver leurs produits, de contrôler rigoureusement la destruction des produits avariés et d’informer les parties intéressées sur les méthodes règlementaires de destruction des quantités de poissons impropres à la consommation.
La diffusion, jeudi dernier sur les réseaux sociaux, d’une vidéo montrant des individus jetant à la mer des quantités de poisson a suscité une vague d’indignation des internautes à cause des propos tenus dans cette capsule, selon lesquels les pêcheurs ont préféré détruire cette production pour maintenir un prix d’achat élevé au niveau de la pêcherie de Mostaganem.
Les Mostaganémois avaient considéré cet acte «lâche et inhumain».
R. N.